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Nino: une nouvelle génération de fauteuil roulant

10 Oct 2016

Dans les allées du salon de l’Autonomy sur la mobilité urbaine, gyropode, vélo, trottinette et segway se sont croisés tout le week-end. Parmi toutes ces innovations, une petite pépite a décidé d’associer innovation et handicap avec Nino, un fauteuil roulant…comme un gyropode !

Conçu par Pierre Bardina et Matthieu Verbecke, Nino utilise la technologie du gyropode développée par l’entreprise chinoise Ninenot by Segway pour repenser le fauteuil roulant électrique et en faciliter l’utilisation. Il suffit de se pencher en avant pour avancer, en arrière pour ralentir ou s’arrêter. Le guidon permet ensuite de s’orienter à gauche ou à droite. Faire un demi-tour est même possible puisque les roues peuvent tourner à 360°, une chose impossible avec les fauteuils actuels ! Seule condition : posséder une certaine stabilité du tronc.
Nino devrait également séduire « les aidants et les soignants qui n’auront plus à pousser mais pourront seulement diriger le fauteuil » souligne Thomas Ducrot, actionnaire de Ninerobotics, qui fabrique et commercialise l’engin.
Egalement plus léger (39 kg), doté d’une autonomie de 38 km et de roues (presque) tous terrains, Nino est un concentré d’avantages et pas seulement matériel !

Lire aussi: Métribo: solution miracle pour la mobilité?

Effacer la barrière du handicap
Pour Thomas Ducrot, il s’agit aussi de proposer « un fauteuil qui ne ressemble pas à un fauteuil » et permette à ses utilisateurs de ne pas « se sentir regardé comme un handicapé ». Il avoue lui-même que « les gens qui discutaient avec lui dans la rue quand il le testait n’y voyait pas immédiatement un fauteuil » mais plutôt une sorte de caddie électrique.
Connecté au bluetooth et relié au smartphone par une application, Nino permet à son utilisateur de visualiser le nombre de kilomètres parcourus, la batterie restante et même de contrôler son allure. Mais Pierre Bardina imagine déjà incorporer aux générations futures une application pour « trouver le chemin le plus pratique, évitant les zones de travaux par exemple ». Avec toujours le même objectif : redonner de l’autonomie !

Vendu au prix de 6900 euros, Nino bénéfice d’une aide de financement de la part de la MDPH* de 3900 euros mais n’est pas encore remboursé par la Sécurité sociale. Après un an de vie seulement, plus de 450 Nino ont déjà été vendus et ce n’est sûrement qu’un début !

 

*Maison départementale des personnes handicapées

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