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Plan de relance : mesures vertes et dissonances
Société

Plan de relance : mesures vertes et dissonances

07 Sep 2020

30 Milliards d’euros pour la transition écologique

C’est un plan qui veut construire la France de 2030, « qui veut investir prioritairement dans les domaines les plus porteurs, ceux qui feront l’économie et créeront les emplois de demain », écrit Emmanuel Macron, dans le discours d’ouverture du rapport de présentation de « France relance ». Avec ses 3 piliers : la transition énergétique, la relocalisation industrielle et la cohésion sociale et territorial, le plan de relance veut accélérer la conversion écologique l’économie et de du tissu productif à l’horizon 2030. 

Sur les 70 mesures du plan, plusieurs mesures accompagnent la transition écologique :

  • la rénovation énergétique des bâtiments publics et privés (6,7 M€ ) avec l’élargissement de la prime « Maprimerenov’ » destiné aux ménages en 2021, 
  • la transformation des transports (11 M€) avec le redéveloppement du fret, des petites lignes et des trains de nuit, les transports du quotidien (plan vélo, transports en commun), le développement d’avions à hydrogène, la conversion des véhicules les plus émetteurs
  • le développement de l’hydrogène “vert” (9 M€), avec le soutien à la décarbonation des industries, le renforcement des infrastructures des réseaux électriques, mais aussi le soutien à la filière nucléaire,
  • le renforcement des fonds pour la filière Déchets et économie circulaire (100 millions €) avec la modernisation des centre de tri, le recyclage et de valorisation des déchets et la modernisation des stations d’épuration et des réseaux d’eau.

« Un pilier vert du plan de relance qui pourrait générer ou permettre de préserver près de 200.000 emplois directs », a expliqué dans une interview aux « Echos » la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili .

> Voir toutes les mesures écologiques de France relance 

Des investissements verts sans contreparties ?

Un plan de relance qui promet aussi une baisse de 20 milliards d’euros sur les impôts des entreprises, « sans contrepartie écologique ou sociale de la part des entreprises », alerte le député du Maine-et-Loire et président du groupe Ecologie démocratie solidarité à l’Assemblée nationale, Matthieu Orphelin. Même constat, du côté de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT qui suggère, en échange de l’agent investi et l’allégement fiscal, le renforcement du dialogue social dans l’entreprise, un meilleur partage de la richesse et une évaluation environnementale de l’entreprise.

> Lire son interview dans le Monde 

Du côté du Think tank le Shift project, qui oeuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone, on insiste sur les dissonances de certaines mesures : « D’un côté, 30 milliards d’euros sont alloués pour soutenir des mesures de décarbonation intéressantes, de l’autre 18 milliards d’euros ont été versés pour soutenir les secteurs de l’aérien et de l’automobile, sans véritable contrepartie. » a expliqué M. Auzanneau, directeur du Shift project, sur France Info. 

Pour le ministre de l’Economie et des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, « Contreparties, ce n’est pas conditionnalité. Mais nous avons un certain nombre de dispositifs dans lesquels nous mettons des contreparties. », a t-il insisté lors de la présentation du plan. Le ministre de l’Economie n’exclut pas l’organisation d’un débat parlementaire pour parler plus précisément de ces contreparties.

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