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Quand la ville butine

01 Juin 2016

Ruche_parc_George_Brassens_Paris

Miel de montagne, de châtaigner, de fleurs, d’acacia et désormais miel des villes. Depuis quelques années, les ruches prolifèrent sur le toit des agglomérations. Un phénomène qui prend de l’ampleur et profite autant aux hommes qu’aux abeilles.

Dernière installation en date, celle de l’hôpital Necker qui prendra place mi-juin dans le 15ème arrondissement de Paris. Initiée par une mère de famille dont l’enfant était hospitalisée, l’initiative servira à soutenir la recherche pédiatrique. Le nectar récolté sera revendu à la Grande Epicerie de Paris dès la rentrée. Ce projet rejoint ainsi les 700 ruches que compte déjà la capitale, un chiffre qui devrait augmenter d’ici à 2020. En effet, la Mairie de Paris souhaite encourager l’implantation de nouvelles ruches grâce à son programme « Ruches et Pollinisateurs » et créer la marque Miel de Paris comme symbole de l’engagement environnemental de la ville. Car, ne l’oublions pas, les abeilles jouent un rôle de pollinisateur préservant ainsi la biodiversité.

Sensibiliser
D’autres villes comme Marseille, Lille, Toulouse ou Montpellier n’ont pas hésité à se lancer dans le projet. Lycée, toits d’hôtel, monuments publics…la démarche ne représente pas qu’un gain financier mais vise également à sensibiliser les jeunes à l’environnement et sa fragilité. Un aspect non négligeable aux vues des disparitions inquiétantes d’abeilles subies par l’Europe et les Etats-Unis depuis une trentaine d’années.

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La ville, terre d’asile
Même en infime quantité, les pesticides et les produits phytosanitaires désorientent les abeilles. Perdues et refroidies, elles deviennent incapables de retrouver leurs ruches et meurent. Les frelons asiatiques et les varroa, de petits acariens, sont aussi en cause dans leur extinction. Conséquence, 30 à 40% des abeilles meurent à la campagne. Mais ce taux chute à 4% en ville. Un constat qui laisse songeur sur la pollution invisible qui touche nos campagnes.

Pour la semaine européenne du développement durable, la ville de Massy ouvre ses ruches. L’occasion de discuter avec un apiculteur et d’en connaître un peu plus sur ce fameux miel urbain qui garnira peut-être bientôt votre table.

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