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Transformer la pollution en oeuvre d’art
Innovation - Société

Transformer la pollution en oeuvre d’art

14 Déc 2017

La startup Graviky Labs capture les particules de carbone avant qu’elles n’arrivent dans nos poumons, pour en faire de l’encre. Une façon de détourner ce danger sanitaire en art.

Lors d’un voyage en Inde, Anirudh Sharma, étudiant et assistant dans un groupe de recherche du Massachusetts Institute of Technology (MIT), constate que la pollution de l’air laisse des traces sur ses vêtements. Il cherche alors un moyen de recycler les particules rejetées lors de la combustion incomplète d’énergies fossiles plutôt que de les laisser souiller l’air ambiant, et nos poumons : Graviky Labs était née.

Encre de pollution

L’équipe conçoit alors Kaalink, un objet en forme de canette placé directement sur le pot d’échappement pour capter 95% des particules sans provoquer de contre-pression. Les résidus ainsi récoltés sont traités chimiquement pour produire de l’encre, Air-Ink, présente dans une gamme de stylos, feutres, tampons représentant chacun entre 40 et 130 minutes de pollution de moteur diesel. En trois ans d’existence, l’entreprise a déjà :
– récolté 1,6 milliard de microgrammes de particules,
– produit et vendu plus de 750 litres d’encre.

Selon l’OMS, plus de neuf personnes sur dix respirent un air trop pollué, conduisant à des décès prématurés (environ un sur dix en France serait lié à la pollution atmosphérique). Emprisonner les particules fines avant qu’elles n’atteignent nos poumons est donc une méthode prometteuse pour limiter ce danger sanitaire.

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