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Une imprimante increvable contre l’obsolescence programmée
Innovation - Tech

Une imprimante increvable contre l’obsolescence programmée

07 Fév 2018

Marre des pannes d’imprimante ? Le jeune designer Paul Morin a inventé une alternative : une imprimante durable et réparable par son utilisateur.

Bourrage papier, encre séchée ou épuisée, tête d’impression non alignée, imprimante non reconnue… Les problèmes de maintenance sont sources de nombreuses frustrations. Les imprimantes sont d’ailleurs les premières à être pointées du doigt quand on aborde la question de l’obsolescence programmée. Et pour cause ! Leur durée de vie excède rarement la durée de la garantie, soit un ou deux ans. Un fléau environnemental d’autant plus lourd que les 190 millions de cartouches d’encre utilisées en Europe chaque année mettent jusqu’à 450 ans pour se décomposer. Face à ce constat, Paul Morin, jeune diplômé de l’École nationale supérieure de création industrielle (ENSCI) a mis au point Impro, une imprimante “increvable”.

Démonter, recharger, réparer

Pour concevoir Impro, j’ai commencé par démonter les imprimantes autour de moi,” raconte le designer. L’objectif principal était de rendre l’imprimante la moins complexe et donc la plus compréhensible possible pour les utilisateurs. Tous les ingrédients y sont pour qu’elle ne tombe jamais en panne et produise moins de déchets :
– toutes les pièces sont visibles et identifiables grâce à une signalétique de couleurs,
– les cartouches d’encre sont des réservoirs transparents rechargeables,
– et l’invention est disponible gratuitement en open source, ainsi que des tutoriels pour sa maintenance.

L’imprimante est verticale et se fixe au mur pour gagner de l’espace : “Quand on imprime la feuille s’affiche en même temps sur le mur. On peut donc retravailler, écrire, annoter,” explique Paul Morin.

Inverser le modèle économique

Au sein du collectif French Bureau, Paul Morin va développer son concept et son modèle économique, qu’il souhaite inverser. Il proposerait ainsi une imprimante plus chère à l’achat mais dont les consommables, comme l’encre, serait moins chers. Une dernière cartouche tirée sur les industriels, à qui l’inventeur n’a pas vendu son brevet.

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