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Urbanisme : vers plus de vert

07 Oct 2016
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Macadam Farm

 

A l’occasion d’une matinée organisée par Innov’Eco sur la végétalisation et l’urbanisation de Paris, 4 experts ont débattu sur l’intérêt de ces nouveaux modes d’agriculture urbaine.

Reverdir les villes est, plus qu’une question esthétique, un « besoin pour les parisiens » explique Jacques-Olivier Bled, chargé de mission agriculture urbaine à la mairie de Paris. Les projets sélectionnés dans le cadre budget participatif de la ville peuvent en témoigner. Mais la « pression foncière » qui sévit dans la capitale et les grandes villes oblige aujourd’hui plus que jamais à « repenser les modes d’urbanisation et de végétalisation actuels ». Hydroponie, potager partagé ou vertical… les idées s’essaiment un peu partout sur le territoire.

Cultiver les esprits
Ces différents projets possèdent aussi une dimension sociale et sociétale forte. Pour Alexis Lefebvre, chef de projet Agriculture urbaine, les potagers urbains et partagés sont des lieux de culture dans tous les sens du terme. On y travaille la terre autant que les esprits en « éduquant les enfants » et en montrant que la « ville doit devenir une surface à conserver » autant que les autres espaces. Lieux d’apprentissage et de partage, ces espaces agricoles renforcent la cohésion et les interactions entre les individus. Leur installation au sein de quartiers résidentiels aurait permis d’y « diviser le vandalisme par deux » souligne même Pierre Georgel, président d’ADIVET*.
Malgré des avantages certains, le développement de ces initiatives reste un travail de longue haleine.

La bataille des idées
Les idées sont là, les porteurs de projet aussi mais il « faut encore que les élus obligent les acteurs du bâtiment à insérer de la biodiversité dans leurs constructions » estime Alexis Lefebvre. Une idée que partage Maud Lelièvre, déléguée générale des Ecomaires pour qui « il faut encore convaincre les acteurs privés mais aussi certains élus » des bienfaits de ces démarches. Mais pour elle, le problème se trouve également dans la difficulté à « recruter de bons techniciens

Lire aussi: Agriculture: du local à l’hyperlocal

Startups à l’affut
Cet événement a surtout été l’occasion de récompenser et mettre en avant trois startups qui participent déjà activement à re-végétaliser nos villes :
 – Agripolis : Pascal Hardy a mis au point des fermes urbaines utilisant le procédé d’aéroponie pour produire, de manière rentable, des fruits et des légumes. Objectif : apporter aux citoyens et aux clients de supermarché des produits cultivés au plus près de chez eux.
 – Macadam farm : cette toute jeune startup de Boulogne-sur-Mer mise sur l’hydroponie pour ramener tomates et autres légumes dans une région où « 80% des fruits et des légumes» sont importés.
 – Natural Grass : créée en 2009, la startup a mis au point un système de substrat de culture composé de liège, de fibres et de sable qui permet de faciliter l’utilisation et l’entretien des terrains de sport notamment.

Qu’on se le dise, la campagne arrive en ville !

 

*ADIVET : association des toitures végétales

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