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Wulo : l’alternative éthique, et française, à Uber
Société - Tech

Wulo : l’alternative éthique, et française, à Uber

12 Fév 2018

Alors que le géant américain des VTC est en pleine crise, un développeur français lance Wulo, une plateforme concurrente et sans commission. L’association United Drivers cherche ainsi à améliorer le quotidien des chauffeurs.

Contournement des lois nationales, chauffeurs mal payés, commission de 25 %, espionnage… les excès de la société américaine sont nombreux. Face à ce constat, et après de nombreuses discussions avec les chauffeurs sur leurs conditions de travail, Manfred Touron et ses camarades de l’école 42 ont créé United Drivers, l’association à l’origine de Wulo. Le but ? Mettre en relation chauffeurs (de taxi et de VTC) et particuliers, avec une commission de 0 %. Le statut associatif garantit que les collaborateurs de United Drivers resteront désintéressés. Les chauffeurs fixent ainsi eux-mêmes le prix des courses, et n’ont à leur charge que les frais bancaires, leur permettant de gagner plus en travaillant moins : “Deux courses chez Wulo, c’est l’équivalent de trois courses chez Uber au niveau financier,” résume Manfred Touron.

Chauffeur, métier d’avenir

Côté client, le principe est similaire : réservation sur une application, possibilité de noter les conducteurs, de bénéficier d’options comme d’avoir accès à un siège bébé ou de voyager avec un animal, et de choisir son mode de paiement. Mais au-delà du service, Manfred Touron souhaite également éveiller la conscience des utilisateurs : “Lorsque quelqu’un entre dans un Uber, j’aimerais qu’il sache que les 25 % qu’il verse vont à une boîte qui ne paie même pas ses impôts en France, et non au chauffeur qui travaille et en a vraiment besoin.” Pour cela, l’association organisera des événements favorisant la discussion entre chauffeurs et clients. United Drivers fera part au gouvernement de propositions basées sur ces échanges et sur leurs statistiques – par exemple pour assurer une retraite aux chauffeurs. Pour que l’économie collaborative soit réellement collaborative.

Photo en une : © Thomas O’Brien

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