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08 avril 2022

18,3 millions d’euros pour Nawa Technologies

Le salon Techinnov, qui a eu lieu le 23 mars dernier, est l’occasion de faire le point sur les innovations pour l’industrie. Focus sur Nawa Technologies, qui a présenté son supercondensateur intégré à une moto électrique. Le supercondensateur est associé à une batterie lithium-ion, deux technologies complémentaires. De fait, la moto affiche une autonomie de 150 km avec une vitesse maximum de 150 km/h et un poids de 150 kg. Basés sur une technologie d’électrode unique et exclusive, les nanotubes NAWAcap® de carbone offre une densité de puissance inégalée : 12 fois supérieure à celle des supercondensateurs à base de charbon actif et 3 fois supérieure à celle des supercondensateurs à base de graphène. Levée de fonds de 18,3 millions d’euros Signalons que NAWA vient de finaliser une levée de fonds Série C de 18,3 millions d’euros, menée par Kouros avec Bpifrance, dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), Demeter, Supernova Invest, Région Sud Investissement, Eurowatt Capital, OPUS et Altya Invest, un nouvel investisseur stratégique privé. Cette levée de fonds Série C permettra à NAWA de construire sa première usine pour produire des cellules de supercondensateurs NAWACap® en France pour des applications de volume à partir de 2023.


30 décembre 2021

Fusion nucléaire : une remise en cause drastique de la filière de fission nucléaire

En cette toute fin d’année 2021, nous voudrions revenir sur un événement quelque peu passé inaperçu. Le 17 août dernier, un laboratoire du MIT (Massachusetts, USA) a annoncé avoir créé un champ magnétique de 20 teslas, une puissance jamais atteinte auparavant avec ce type de d’équipement. Elle est quatre fois supérieure à celle annoncée par l’expérience Iter, en France, à Cadarache, qui travaille sur le même sujet, mais selon des principes différents. Il faut savoir que la fusion nucléaire consiste à fusionner deux atomes d’hydrogène, ce qui s’accompagne d’une libération d’énergie phénoménale. Cette fusion nécessite de porter un gaz à  l’état de plasma, en le chauffant à plus de 100 millions de degrés. Et pour que la formidable chaleur ne détruise les parois qui le contiennent, ce plasma doit être confiné. C’est le rôle du champ magnétique. L’énergie idéale  Quel est l’avantage ? Plus ce champ est puissant, moins l’aimant occupe d’espace, et plus l’énergie produite est importante Il sera donc possible de créer des centrales jusqu’à 40 fois plus petites que ce qui était estimé jusqu’alors. Avec une réduction corrélative des coûts de construction et d’entretien, d’emprise au sol, etc. La fusion nucléaire est présentée comme l’énergie idéale : non polluante, non radioactive, sans utilisation d’énergie fossile, sans rejet de carbone. Une énergie propre, peu chère à l’exploitation puisqu’elle n’utilise que de l’eau, et garante de l’indépendance énergétique des pays, puisqu’aucune ressource rare n’est nécessaire (si ce n’est pas les capitaux pour construire ces centrales). Une mise en service dès les années 2030 Cette réduction de volume aura également une autre conséquence majeure : une construction plus rapide, et plus fiable. D’où les projections de mise en service dès la prochaine décennie, et non plus à l’horizon 2050, comme les experts s’y accordaient auparavant. Quels que soient les résultats de ces expérimentations (beaucoup d’étapes technologiques restent encore à franchir), c’est une forte incitation à réfléchir sur le lancement prévu de nouvelles centrales nucléaires (de fission nucléaire, donc) en France, qui ne sortiraient de terre que dans une dizaine d’années, et risquent donc d’être obsolètes avant même d’avoir produit leur premier kilowattheure.


25 février 2021

Planet Tech’care : pour réconcilier numérique et environnement

Les chiffres sont là pour le prouver, l’impact du numérique sur l’environnement est de plus en plus important. C’est un secteur jeune, et pourtant, avec ses 34 milliards d’équipements connectés, il est déjà responsable de 3 % des émissions mondiales de GES*. Et la tendance n’est pas bonne, puisqu’il fournit à lui seul 9 % de la hausse de la consommation énergétique annuelle**. Des pistes ont été lancées par le gouvernement, lors du colloque Numérique et environnement, en octobre dernier :• Allonger la durée de vie des appareils. Les équipements représenteraient en effet 75% de l’empreinte numérique.• Inciter les data centers à améliorer leur efficience énergétique et à récupérer la chaleur.• Généraliser le principe de l’éco-conception. Dans ce cadre, des appels à projet seront lancés par l’Ademe (Agence de la transition écologique). Des objectifs que la plateforme Planet Tech’care s’attache à diffuser auprès des entreprises du secteur, en les accompagner dans l’intégration du numérique à leur stratégie environnementale, ainsi qu’en soutenant les acteurs de la formation au numérique responsable.Elle regroupe à ce jour plus de 250 organisations, et témoigne de la prise de conscience par le secteur de l’impératif écologique. * Rapport GreenIT Empreinte environnementale du numérique mondial, oct. 2019** Lean ICT, Shift Project


11 février 2021

L’hydrogène a le vent en poupe

L’économie décarbonée est en route. De plus en plus de villes lancent des flottes de bus roulant à l’hydrogène.C’est le cas de Dijon métropole, qui lance un projet inédit à l’échelle du territoire français de production et de consommation d’hydrogène. Dès 2022, une partie des bus et des bennes d’ordures ménagères sera alimentée en hydrogène.2 stations hydrogène seront créées. L’une début 2022, avec une capacité quotidienne de recharge de 440 kg d’hydrogène. La seconde, sera mise en service début 2023 avec une capacité de 880 kg d’hydrogène par jour.8 bornes de distribution seront disponibles pour alimenter les véhicules zéro-émission de la collectivité et de ses partenaires. Vers une filière européenne d’hydrogène vert Partout en Europe, les projets fourmillent. Citons l’initiative « HyDeal Ambition », par un collectif de 30 industriels et sociétés de service. Ils prévoient de produire, dès 2022, un hydrogène vert, issu de l’électrolyse de l’eau à partir de l’énergie solaire de la péninsule ibérique. Avec une capacité installée de 95 GW de solaire et de 67 GW d’électrolyseurs à l’horizon 2030, l’ambition est de fournir 3,6 millions de tonnes par an, soit l’équivalent en énergie de 1,5 mois de consommation de pétrole en France. Qui plus est, le prix annoncé, 1,5 €/kg, est équivalent à celui des énergies fossiles.Parmi les membres français du groupement, citons McPhy Energy, Vinci Construction, GRTgaz, Teréga, Gazel Energie et Hydrogène de France.


21 janvier 2021

Trois start-up françaises à l‘honneur au CES 2021

Le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas s’est tenu du 11 au 14 janvier dernier. Pandémie oblige, une édition 100 % virtuelle. Même pour les champions du digital, c’est quand même moins passionnant. Les organisateurs ont attiré 1500 jeunes pousses, au lieu des 4 500 que des éditions classiques – entendez présentielles – attiraient habituellement.Mais les bonnes surprises n’ont pas été absentes, loin de là. En voici trois, françaises. WeCleen, votre détergent sans erreur de dosage Produire votre propre détergent écolo ? Rien de plus simple avec la Blue, proposée par WeCleen, une start-up d’Aix-en-Provence. Versez une dose du concentré fourni (composé simplement de sels et de vinaigre), puis ajoutez de l’eau du robinet. Au bout de dix minutes, vous obtenez votre nettoyant ménager, sans éléments toxiques. Vous pouvez maintenant laver et désinfecter toutes vos surfaces et matériaux.Le kit de démarrage, comprenant la machine et 50 ml de concentré, est en précommande à 129 € sur le site de l’entreprise. https://www.blue.how Dracula, le photovoltaïque organique Dracula Technologies développe une technologie photovoltaïque organique, c’est-à-dire utilisant des composants polymères.L’avantage est de pouvoir disposer de supports flexibles, moins chers à produire. En effet, ces cellules photovoltaïques sont produites sous forme d’encre, et imprimées sur du papier spécial.L’entreprise vise l’alimentation des myriades d’objets connectés qui verront le jour dans le futur, avec une source d’énergie accessible et optimisée. https://dracula-technologies.com VH 93, des hydroliennes slow-tech VH 93 réactive une vielle technologie : le rotor de Savonius, inventé en 1924, qui est doté d’un axe vertical.L’hydrolienne VH 93 a été conçue dans un esprit que le fondateur, Stephan Guignard, qualifie de « slow tech ». Elle est robuste, parfaitement adaptée aux petits cours d’eau ou canaux d’irrigation et vise d’abord les particuliers, dans le cadre d’une autoconsommation. http://www.vhquatrevingtreize.com


25 mai 2020

Intel veut atteindre 100% d’énergie renouvelable en 2030

L’entreprise américaine veut aller encore plus loin dans son engagement écologique. Dans son rapport de responsabilité d’entreprise dévoilé le 14 mai, elle mise sur l’utilisation d’une énergie 100% renouvelable et appelle les acteurs de la tech à collaborer ensemble pour répondre aux enjeux de la crise écologique.   L’entreprise américaine spécialisée dans la fabrication de microprocesseurs et de semi-conducteurs a partagé son rapport de responsabilité d’entreprise, jeudi 14 mai, en pleine crise sanitaire. Déjà en 2010,  l’entreprise avait investi 300 millions de dollars pour atteindre ses objectifs environnementaux. Depuis, elle a atteint 71% énergie verte, réduit de 39% ses émissions de carbone et de 38% sa consommation d’eau.  Pour bâtir son plan 2030 et aller encore plus loin, la société s’est inspirée de l’expertise et des compétences de nombreux employés dans plusieurs départements et régions. Ses objectifs pour 2030 : parvenir à une conception durable de solutions technologiques en réduisant ses émissions de carbone, en utilisant 100% d’énergie renouvelable, et en produisant zéro déchet en décharge. Intel espère travailler avec les fabricants de PC qui achètent ses puces pour réduire collectivement l’empreinte carbone dans l’informatique. «  Nous savons que nos clients ont également de fortes aspirations, nous pensons donc qu’il existe de nombreuses opportunités de collaboration », a déclaré Suzanne Fallender, Director Corporate Responsibility, au site américain the Verge. Réduction des émissions de dioxyde de carbone Intel souhaite surtout s’attaquer à ses émissions de dioxyde de carbone pour rendre ses produits plus économes en énergie. Depuis 2010,  « les ordinateurs portables Intel sont devenus 14 fois plus économes en énergie », selon le rapport de responsabilité d’Intel. « En 2019, les émissions indirectes d’Intel s’élevaient à peu près à la même quantité de dioxyde de carbone que plus de cinq centrales électriques au charbon produiraient en un an », selon le site américain spécialisé sur l’actualité technologique. Dans son plan 2030, Intel prévoit donc des efforts supplémentaires et souhaite réduire encore de 10%  le dioxyde de carbone généré par sa consommation d’électricité de ses usines. Avec la crise du COVID-19, Intel est en pourparlers avec le gouvernement américain pour ouvrir de nouvelles usines aux USA. Donald Trump chercherait à relocaliser la production de semi-conducteurs et de certaines puces pour favoriser l’indépendance américaine en matière de matériel microélectronique. 


27 avril 2020

Confinement : Bouge chez toi l’application sportive et solidaire

Le collectif bouge chez toi propose gratuitement des cours de sport en direct pendant le confinement. Une initiative sportive et solidaire puisque chaque défi relevé est transformé en don pour une association qui aide le soignants dans le besoin.  Si vous n’avez pas eu envie de faire du sport pendant les premières semaines du confinement, il n’est pas trop tard. L’application propose aux Français confinés de maintenir une activité physique avec tous les moyens du bord. Détourner des objets de la maison pour faire du sport Lancée par 4 co-fondateurs dont un ancien membre de l’équipe de France de boxe, Mehdi Savary, l’application a été créée il y 3 semaines grâce à une équipe de 11 bénévoles. Le principe : des coachs diplômés proposent des LIVE et vidéos d’exercices gratuitement sur la page Facebook ou sur l’application (IOS, Android). Chaque semaine, on retrouve des cours pour bouger (tabata cardio, cross training, renforcement musculaire), mais aussi des cours de Yoga et de sophrologie pour apaiser les angoisses dues au confinement prolongé. Plus inattendu, l’application propose des cours qui permettent de faire de chaque accessoire de la maison un outil de sport. Un coussin, un manche à balai, un chiffon, un livre peuvent vite devenir vos meilleurs (ou pas) amis pour faire du sport. Et parmi les coachs qui enseignent, on retrouve des signatures comme la boxeuse Sarah Ourahmoune, Vice-championne Olympique de boxe aux Jeux Olympiques de Rio 2016 ou encore le champion du monde de Jujitsu, Vincent Parisi.  View the autosave Bonne nouvelle il y aussi des cours pour les enfants qui répondent au dou nom de : « Dompter les fauves ».  #bougepourlessoignants : le défi solidaire  L’application, placée sous le haut patronage du Ministère des sports, s’est aussi lancée le défi d’aider les soignants.  Avec l’opération, #bougepourlessoignants, elle souhaite encourager les familles à faire du sport tout en aidant le secteur de la santé. Le principe : pour chaque défi sportif relevé, une entreprise partenaire verse un don à une association qui soutient les soignants dans le besoin. Et les employés d’une même entreprise peuvent aussi participer ensemble à ce challenge solidaire Le 11 mai ne sonnera pas la fin totale du déconfinement, et le télétravail restera d’actualité pour certains secteurs d’activité. Les entreprises devront donc certainement miser sur le sport en ligne pour aider leurs employés à rester en forme.


20 avril 2020

Hôpitaux : le diagnostic de l’intelligence artificielle

Nous avons décidé de republier cet article, déjà paru dans le n° 40 de Décisions Durables, en septembre 2019. Il décrit une situation des urgences qui ne correspond bien sûr plus au contexte actuel, mais présente des solutions qui pourraient être mises en place dans la période qui vient. Alors que les visites aux urgences sont en hausse, les hôpitaux se tournent vers l’intelligence artificielle pour le tri des patients. Un simple questionnaire leur révèlera si oui ou non, ils ont besoin d’être vus par un médecin. Par Amélie Drouet Les patients se rendant aux urgences des hôpitaux universitaires de Birmingham (UHB) pourraient bientôt être accueillis par des écrans plutôt que des réceptionnistes. Ces établissements testent des services de téléconsultation et des logiciels de vérification des symptômes dans leurs services de soins ambulants et urgents. Leur espoir : réduire le nombre de visites.  Où avez-vous mal ? Concrètement, les hôpitaux encourageront leurs potentiels visiteurs à remplir, en ligne, un questionnaire de deux minutes pour décrire leurs symptômes, avant de se rendre aux urgences. Ce triage par intelligence artificielle permettra de poser un premier diagnostic et d’aiguiller les patients :– soit vers un médecin généraliste pour une auscultation,– soit vers un pharmacien pour recevoir un traitement,– soit vers une infirmière pour approfondir l’examen par téléphone,– ou bien simplement les rassurer sur leur état de santé.  Les patients déjà sur place pourraient eux aussi être invités à répondre à ces questions afin d’accélérer le processus et de faire passer en priorité les urgences vitales.  Soulager les urgences L’objectif est de désengorger les urgences, dont les visites augmentent de 3,4 % par an. Pourtant, environ 30 % des visiteurs ne nécessitent pas de diagnostics ou de soins complexes, selon UHB. Un système de vérification des symptômes pourrait ainsi réduire la pression exercée sur ces services. Les patients auront par ailleurs la possibilité de passer par la téléconsultation. Le directeur d’UHB, David Rosser, souligne que ce type de cabinets virtuels est déjà utilisé pour les personnes atteintes de maladies du foie. « Nous espérons faire passer 70 % de nos 2 millions de rendez-vous ambulatoires sur ce mode de fonctionnement digital d’ici deux ou trois ans. » À l’avenir, les malades chroniques pourront surveiller leur état de santé à l’aide de capteurs intégrés dans les montres connectées par exemple, et envoyer des données comme leur tension ou leur taux de glycémie directement au praticien, qui décidera d’une éventuelle consultation. Un médecin sous la main Outre la gestion des données privées, cette évolution soulève aussi la question d’une éventuelle privatisation des soins, puisque UHB entend s’associer à la société Babylon Health. Son service de consultations à distance, GP at hand (en français, un médecin sous la main), compte déjà 50 000 londoniens et vient d’être lancé à Birmingham. Parmi les patients lui ayant fait confiance, entre 85 et 90% n’ont pas eu besoin de rencontrer leur médecin en face à face, bien que Babylon dispose de cabinets physiques. Problème : lorsqu’un patient opte pour ce type de consultations, le système de santé publique britannique (NHS) ne verse plus de paiement annuel au cabinet de son médecin traitant. Moins d’attente, plus d’efficacité  Reste que l’intégration du digital et de l’intelligence artificielle dans le secteur de la santé est quasi inévitable. Pour David Rosser, « la manière d’accéder et de recevoir des soins à Birmingham sera méconnaissable d’ici 5 à 10 ans, et la technologie y jouera un rôle crucial. » En 2018 déjà, une étude menée par Ipsos Mori montrait que deux tiers des plus de 15 ans au Royaume-Uni étaient favorables à la vidéo consultation dans des cas de symptômes mineurs. À l’heure où le manque de personnel se fait pressant, la technologie promet de réallouer les ressources humaines et financières au plus urgent.  Amélie Drouet

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06 février 2023

Cannes, capitale de l’Intelligence Artificielle

Les 9, 10 et 11 février se tiendra la 2e édition du World AI Cannes festival (WAICF), qui est déjà devenu le premier rendez-vous mondial de l’Intelligence artificielle. Le festival s’adresse aux experts et entreprises avec un programme de conférences éclectique, plus de 200 exposants, ainsi que des sessions où plus de 50 start-ups pitcheront. Mais les organisateurs ont également prévu une journée grand public, le samedi 10, avec plus de 20 expériences immersives. Car l’Intelligence Artificielle n’est pas qu’une technologie pour geek, elle s’insinue dans tous les domaines, et dans quelques années il est certain que chacun d’entre nous aura affaire avec cette technologie – ou plutôt cet ensemble de technologies. Des étudiants rédigent déjà leurs devoirs grâce à ChatGPT et, dans les entreprises, toutes les fonctions y feront appel : production, communication, finance, recrutement… Les espaces thématiques pour cette édition 2023 s’orienteront vers les nouvelles applications dans la robotique, le gaming, la restauration, le sport et le bien-être. Plus d’une centaine d’intervenants sont attendus pour cette nouvelle édition, et vous trouverez certainement, quel que soit votre niveau de connaissance, de quoi satisfaire votre curiosité, parmi les cinq catégories de conférences : • L’IA POUR LA SOCIÉTÉ : comprendre les avantages de l’intelligence artificielle pour la société et notre planète, et les défis à relever. • L’IA AUJOURD’HUI ET DEMAIN : explorer ce que l’IA peut faire aujourd’hui pour imaginer ce que les innovations futures apporteront à la société et aux organisations de demain. • STRATEGIE D’IA : obtenir des informations clés pour améliorer sa stratégie d’IA et faire passer son entreprise au niveau supérieur. • TECHNOLOGIE DE L’IA : apprendre comment utiliser au mieux les différentes technologies de l’IA et former son esprit d’innovation avec des intervenants de haut niveau. • APPLICATIONS DE L’AI : obtenir un aperçu des progrès que l’IA peut apporter aux organisations, grâce à des focus sur différents secteurs d’activité. Les enjeux du développement durable et de l’éthique seront au coeur de plusieurs événements. Ainsi, rien que pour la première journée, quatre conférences adresseront directement le sujet : AI for good, AI and combatting climate change, Environment, AI for impact. Pour vous inscrire, c’est ici : https://worldaicannes.com/

10 février 2026

Captation de CO2 : promesse technologique ou faux espoir ? Ce que les entreprises doivent vraiment en attendre.

Face à l’urgence climatique et aux exigences de neutralité carbone, la captation de CO₂ s’impose comme une solution technologique séduisante. Mais entre promesses industrielles, limites techniques et risques de greenwashing, cette stratégie ne peut être qu’un levier d’appoint. Pour les entreprises, l’enjeu est clair : savoir où, quand et comment l’intégrer dans une trajectoire climat crédible. Et s’il était possible d’effacer nos émissions de dioxyde de carbone comme on clique sur une corbeille numérique ? La technologie peut-elle nous permettre de freiner le dérèglement climatique ? Face à l’urgence climatique et l’accélération des réglementations carbone, le captage de CO₂ fait désormais partie des stratégies climatiques de nombreuses entreprises. De l’aciérie aux start-ups de la tech verte, les regards se tournent vers cette technologie censée « aspirer » le CO₂ de l’air ou le piéger à la sortie des cheminées industrielles. Cependant, derrière les promesses d’une neutralité carbone facilitée, les limites techniques, économiques et écologiques sont bien réelles. Coûteuse, énergivore et encore marginale à l’échelle mondiale, la captation de CO₂ ne peut ni remplacer les efforts de sobriété, ni servir de prétexte à l’inaction. Alors, faut-il y croire ? Quelle place cette stratégie peut-elle occuper dans une stratégie climat d’entreprise ? Entre fantasme technologique et levier complémentaire, zoom sur la captation de dioxyde de carbone. Afin de remplir son objectif de neutralité carbone d’ici 2050, l’Union européenne s’est engagée à réduire de 55 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Cela implique une décarbonation profonde de l’industrie. Selon le ministère de la Transition écologique, ce secteur représente 21 % des émissions mondiales. Et pour décarboner l’industrie, l’une des solutions serait de retirer du CO₂ de notre atmosphère. Parmi les innovations technologiques : le CCUS (Le Carbon Capture, Utilization and Storage). Un ensemble de technologies qui visent à capter les émissions de dioxyde de carbone pour les valoriser ou les séquestrer durablement et ainsi éviter qu’elles ne soient relâchées dans l’atmosphère. Pourquoi la captation de CO₂ séduit-elle ? Dans la course à la neutralité carbone, la captation de dioxyde de carbone est en train de devenir le nouvel eldorado des industriels. Prometteuse sur le papier, cette technologie est séduisante : continuer à produire, et émettre du CO₂, tout en retirant le carbone de l’atmosphère ou en le piégeant à la source. Un compromis intéressant pour des secteurs où la décarbonation pure reste complexe, voire physiquement impossible, comme ceux du ciment ou de l’acier. C’est justement ce que propose la start-up Revcoo, installée à Venissieux, près de Lyon. L’entreprise française a développé une innovation technologique capable de capter le dioxyde de carbone à la sortie des cheminées industrielles. « Avec notre technologie Carbon Cloud, on vient chercher le CO₂ directement dans les fumées des industriels, car il y est bien plus concentré. Cela se fait par cryogénie, on vient aspirer la fumée, on la sèche puis on entre au cœur de notre technologie : on gèle le CO2 pour le séparer des autres gaz. Une fois capté, le dioxyde de carbone est directement transporté vers des solutions de stockage ou bien acheminé vers des structures qui ont besoin de CO₂ pour réduire leurs émissions fossiles, comme les matériaux de construction ou les domaines de l’aviation », explique Hugo Lucas, fondateur de Revcoo. Un système qui s’adapte aux émissions incompressibles. La technologie CarbonCloud est aujourd’hui en phase pilote sur un site de production de chaux dans les Hauts-de-France. Elle permet de capter deux tonnes de CO₂ par jour. D’ici 2030, le CarbonCloud permettra de capter 100 000 tonnes de CO₂ par jour et par équipement. « On aimerait atteindre un million de tonnes de CO₂ par an », indique l’ingénieur, tout en ayant conscience qu’il s’agit d’une solution transitoire pour certaines entreprises. « Aujourd’hui, il n’y a pas beaucoup de solutions à part la carbon capture, en attendant qu’il y ait de vraies solutions qui arrivent sur le marché (telles que l’hydrogène ou l’électrification) pour pouvoir décarboner une bonne fois pour toute. Je le redis : il y a deux types de carbon capture. Le captage de CO₂, qui est essentiel pour décarboner les industries ciment, chaux et verrerie, et pour les autres, il s’agit d’un gain de temps pour remplir les objectifs de l’Union européenne, en attendant de vraies solutions », expose Hugo Lucas. Ces technologies suscitent donc l’intérêt à mesure que la pression réglementaire s’intensifie. Avec le pacte vert européen et l’élargissement du marché carbone aux secteurs du transport et des bâtiments, les entreprises doivent désormais revoir leurs modèles en profondeur. Sans parler de la directive CSRD. Entrée en vigueur en 2024, elle oblige les grandes entreprises à intégrer au sein d’une section distincte de leur rapport de gestion des informations en matière de durabilité incluant les émissions indirectes de dioxyde de carbone (Scope 3). Cela pousse donc les entreprises à chercher des solutions de compensation. Ainsi, la captation de CO₂ coche plusieurs cases : atteindre les objectifs sans forcément changer aux processus existants, améliorer les bilans climat publiés, et, dans certains cas, générer des crédits carbone revendables sur les marchés volontaires. Résultat : les investissements affluent. En 2023, les financements privés dans les technologies de captation de carbone ont franchi la barre des 11 milliards de dollars dans le monde, d’après  le cabinet Bloomberg NEF. De grands groupes, tels que Microsoft, TotalEnergies ou encore Arcelor Mittal, se positionnent, entre partenariats industriels et construction de hubs de captation. Microsoft, par exemple, a signé un contrat de 10 ans avec Climeworks pour retirer 10 000 tonnes de CO₂ de l’atmosphère, une première à cette échelle. Pour beaucoup d’entreprises, en misant sur la captation, c’est surtout gagner du temps : repousser des transformations structurelles coûteuses, tout en affichant des trajectoires carbone vertueuses. Cette logique peut séduire sur le court terme mais a des limites. Des limites technologiques, écologiques et financières En pratique, la captation de dioxyde de carbone paraît bien moins magique qu’elle n’en a l’air. Les performances réelles du captage du CO₂ sont encore limitées. La captation à la source (post-combustion, oxycombustion, etc) est la méthode la plus avancée. Elle peut atteindre des taux de captation de 80 à 95 % selon les technologies. Cependant, elle reste coûteuse et énergivore. Capturer, comprimer, transporter, puis stocker du CO₂ nécessite d’importantes quantités d’énergie. Pour certaines technologies, la consommation représente jusqu’à 25 % de la production d’électricité de l’installation émettrice, d’après le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), moins de 0,1 % des émissions mondiales sont actuellement captées. « De nombreuses technologies sont en cours de développement, mais on ne connaît pas encore l’efficacité finale. La quantité d’énergie requise pour capter le CO₂ est  très importante, notamment la quantité d’énergie électrique. On assiste au même moment à l’électrification d’autres secteurs (les transports par exemple), cela va donc venir impacter nos capacités de production électrique en France », s’inquiète Aurélie Brunstein, responsable industrie lourde au réseau Action Climat. La captation directe dans l’air (DAC) fait rêver par sa flexibilité : extraire le CO₂ de n’importe quelle zone, indépendamment des sources d’émission. Mais elle est encore plus gourmande en énergie. Climeworks, leader du secteur, estime aujourd’hui un coût entre 600 et 1 000 dollars par tonne de CO₂ retirée, bien au-dessus des prix actuels du marché carbone. Même si les coûts devraient baisser, ils resteront probablement hors de portée pour un usage massif à court terme. « Et cela peut peser sur les dépenses publiques », indique Aurélie Brunstein avant d’ajouter : « Dans le sixième rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), les scientifiques montrent que le captage de carbone représente un potentiel assez faible mais un coût important. Beaucoup d’industriels aimeraient y recourir mais demandent l’aide de l’État pour y accéder. C’est un choix technologique qui va retomber sur les finances publiques », alerte la spécialiste. Quant au stockage géologique, il suscite de nombreux débats. Le principe ? Injecter le CO₂ dans des formations souterraines (aquifères salins, anciens gisements de gaz, etc.) pour un enfouissement à long terme. Plusieurs projets sont en cours, notamment en Norvège avec le projet Northern Lights, soutenu par Equinor, Shell et TotalEnergies), mais les infrastructures sont encore rares, et la sécurité à très long terme suscite des inquiétudes. Que se passera-t-il en cas de fuite ? Quelle acceptabilité pour des infrastructures souterraines près des populations ? En Allemagne et au Danemark, plusieurs projets ont déjà suscité des oppositions locales. La réutilisation du dioxyde de carbone capté (CCU), elle, ne permet pas forcément un stockage durable. Reconverti en carburant ou en matériaux, le CO₂ finit souvent par être réémis. L’effet d’aubaine Mais la principale critique, exprimée notamment par le GIEC, repose sur « l’effet d’aubaine ». En laissant penser qu’il sera possible demain de « nettoyer » les émissions d’aujourd’hui, la captation peut justifier l’inaction ou le maintien de modèles polluants. Le phénomène est bien connu des économistes sous le nom de « moral hazard » : plus on compte sur une solution future, moins on agit dans le présent. La captation ne peut, pour l’instant, qu’être un outil d’appoint. En faire un pilier de stratégie climatique revient à miser sur un cheval qui n’a pas encore couru la course. « Avec ces technologies, on se détourne du problème. Nous, ce qu’on souhaite, c’est que les cimentiers changent leur formulation pour faire des ciments qui émettent moins à la production, plutôt que de se tourner vers le captage de CO₂, et garder leur recette, ne pas changer leurs modèles d’affaires et se tourner vers le captage de CO₂ pour les émissions qu’ils continuent à émettre », affirme Aurélie Brunstein, du réseau Action Climat. Plusieurs analystes pointent également le risque de greenwashing. Certaines entreprises intègrent des technologies de captation dans leurs plans climat, sans engagement ferme, ni vérification indépendante, ni calendrier de déploiement. Pour Pascal Canfin, président de la commission environnement du Parlement européen, la captation peut être un levier utile, mais elle ne doit pas être utilisée comme un cache-misère dans les bilans carbone. « Le captage de CO₂ ne suffit pas à la décarbonation, tout comme la sobriété ne suffira pas. Ce n’est pas une solution à côté, mais une solution avec. Il faut avoir à l’esprit cette complémentarité. Aujourd’hui, on ne peut pas se permettre d’éviter de se servir d’un levier de décarbonation. Il n’y a pas de solution unique qui nous permettra d’atteindre nos objectifs », résume Florent Guillou, ingénieur et chef de projet chez IFP Energies Nouvelles (IFPEN), un organisme public de recherche, d’innovation et de formation dans les domaines de l’énergie, du transport et de l’environnement. « Le problème que l’on rencontre aujourd’hui, c’est une histoire de vitesse. On a des objectifs qui sont à court et moyen terme et des déploiements difficiles à mettre en place. Il faut travailler main dans la main, mais la capture de CO₂ ne va pas devenir une solution de facilité », tente de rassurer Paula Coussy, qui travaille elle aussi à l’IFPEN en tant que cheffe de projet externalités carbone. Pour des entreprises de services, de logistique ou de distribution, la captation n’est ni nécessaire ni prioritaire. Mieux vaut concentrer les efforts sur la sobriété, l’électrification, l’optimisation des chaînes logistiques ou le verdissement des achats. « Selon moi, les industriels sont assez réalistes là-dessus. Le captage, c’est en dernier recours : d’abord, j’évite, je réduis les émissions et en dernier recours (pour les émissions incompressibles notamment), je m’intéresse à la capture », conclut-elle. Une solution parmi d’autres, et non un raccourci La captation de CO₂ fascine donc autant qu’elle interroge. Elle ouvre des perspectives utiles, notamment pour les secteurs industriels les plus émetteurs, et peut jouer un rôle d’appoint dans une trajectoire de neutralité carbone. Mais ses promesses ne doivent pas masquer une réalité encore fragile : technologie coûteuse, énergivore, minoritaire, et loin d’être déployable à grande échelle dans les prochaines années. Pour les entreprises, la priorité reste d’abord d’éviter les émissions, pas de les corriger a posteriori. La captation ne peut être un substitut à la sobriété, à l’efficacité énergétique ou à l’écoconception. À défaut, elle risque de devenir une caution pour ne pas changer en profondeur.

21 janvier 2021

Trois start-up françaises à l‘honneur au CES 2021

Le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas s’est tenu du 11 au 14 janvier dernier. Pandémie oblige, une édition 100 % virtuelle. Même pour les champions du digital, c’est quand même moins passionnant. Les organisateurs ont attiré 1500 jeunes pousses, au lieu des 4 500 que des éditions classiques – entendez présentielles – attiraient habituellement.Mais les bonnes surprises n’ont pas été absentes, loin de là. En voici trois, françaises. WeCleen, votre détergent sans erreur de dosage Produire votre propre détergent écolo ? Rien de plus simple avec la Blue, proposée par WeCleen, une start-up d’Aix-en-Provence. Versez une dose du concentré fourni (composé simplement de sels et de vinaigre), puis ajoutez de l’eau du robinet. Au bout de dix minutes, vous obtenez votre nettoyant ménager, sans éléments toxiques. Vous pouvez maintenant laver et désinfecter toutes vos surfaces et matériaux.Le kit de démarrage, comprenant la machine et 50 ml de concentré, est en précommande à 129 € sur le site de l’entreprise. https://www.blue.how Dracula, le photovoltaïque organique Dracula Technologies développe une technologie photovoltaïque organique, c’est-à-dire utilisant des composants polymères.L’avantage est de pouvoir disposer de supports flexibles, moins chers à produire. En effet, ces cellules photovoltaïques sont produites sous forme d’encre, et imprimées sur du papier spécial.L’entreprise vise l’alimentation des myriades d’objets connectés qui verront le jour dans le futur, avec une source d’énergie accessible et optimisée. https://dracula-technologies.com VH 93, des hydroliennes slow-tech VH 93 réactive une vielle technologie : le rotor de Savonius, inventé en 1924, qui est doté d’un axe vertical.L’hydrolienne VH 93 a été conçue dans un esprit que le fondateur, Stephan Guignard, qualifie de « slow tech ». Elle est robuste, parfaitement adaptée aux petits cours d’eau ou canaux d’irrigation et vise d’abord les particuliers, dans le cadre d’une autoconsommation. http://www.vhquatrevingtreize.com

10 février 2023

L’intelligence artificielle, vecteur de sens

L’intelligence artificielle (IA) est sans doute la technologie possédant la plus grande capacité de transformation de nos activités. Tous les secteurs de l’économie sont concernés, et dans les entreprises toutes les fonctions sont impactées. Mais il ne s’agit pas seulement d’économie. La culture, l’éducation, la santé, la politique et la citoyenneté, la science, la façon de mener une guerre, seront transformées. Et la liste n’est pas close.  Diagnostiquer des maladies, adapter des programmes éducatifs à chaque élève, sécuriser les transactions financières, détecter les feux de forêts : voilà quelques-unes des promesses de l’IA que même les plus récalcitrants au progrès technologique pourront difficilement décliner. Et les agriculteurs pourront doser les intrants plant par plant, comme le propose la société britannique Small Robot Company, qui a fait une présentation remarquée de ses solutions, le 9 février, au World AI Cannes Festival. Les économies sont colossales, en termes d’utilisation de pesticides, de fertilisants, et les sols sont protégés. Un marché de 270 milliards de dollars d’ici 2027 Les experts prédisent un marché de 270 milliards de dollars d’ici 4 ans, à comparer avec les 27 milliards en 2019 (source : Business insights).Si on a un peu de mal à y croire, c’est que la majorité de l’IA est invisible pour le consommateur et l’utilisateur lambda. C’est une réalité qui va d’autant plus nous surprendre. On peut imaginer dès lors des réactions imprévues, et voir de vieilles craintes ressurgir. La principale se formulant ainsi : « l’Intelligence Artificielle va détruire nos emplois. » Les robots prendront les emplois nécessitant de la force physique, et les logiciels préempteront les tâches intellectuelles.  Il faudra revenir à l’histoire, aussi vieille que les craintes. Le début du 20e siècle a vu l’arrivée des premiers process industriels, qui devait mettre au chômage tous les travailleurs manuels. Il est certain que les emplois les plus éreintants, les plus abrutissants et les plus dangereux ont été supprimés. Mais personne ne souhaite revenir à cette humanité souffrante. Puis l’informatique à partir des années 60 s’est vue reprocher les mêmes dangers. Puis internet dans les années 90. Même si ces technologies ont leurs défauts, personne ne souhaite revenir en arrière. Aujourd’hui, et dans les prochaines années, c’est au tour de l’IA. Il est certain qu’elle prendra tout d’abord en charge les tâches répétitives et fastidieuses.  L’IA, source d’emplois, et de sens Mais surtout, les nouvelles technologies, tout au cours du 20e siècle, ont créé plus d’emplois qu’elles n’en ont détruit. Il suffit pour cela de comparer la population active de jadis et celle d’aujourd’hui : elle est passée de 16 millions en 1850 à près de 30 millions, soit presque un doublement, du fait de la croissance démographique et de l’accès des femmes aux emplois (plus précisément aux emplois répertoriés et décomptés). Et cette expansion s’est accompagnée de transferts massifs, de l’agriculture vers l’industrie, puis vers le secteur tertiaire, puis à l’intérieur du tertiaire dans diverses branches. Si un chômage structurel élevé persiste dans quelques pays, les causes sont d’abord internes, mais non liées à la technologie. On observe même un niveau d’emploi plus élevé dans les pays qui ont fait le choix de l’équipement robotique, parce que les chaînes de fabrication sont plus performantes.    Les craintes de destruction d’emplois sont donc largement infondées. Les métiers se transformeront, des compétences nouvelles se créeront, avec de nouveaux besoins dont nous n’avons pas encore idée, et l’IA constituera une formidable source d’emplois.Ce sera à nous de veiller à ce que ces emplois soient orientés vers les secteurs respectueux de l’environnement, des principes éthiques, et soient vecteurs de sens.

11 février 2021

L’hydrogène a le vent en poupe

L’économie décarbonée est en route. De plus en plus de villes lancent des flottes de bus roulant à l’hydrogène.C’est le cas de Dijon métropole, qui lance un projet inédit à l’échelle du territoire français de production et de consommation d’hydrogène. Dès 2022, une partie des bus et des bennes d’ordures ménagères sera alimentée en hydrogène.2 stations hydrogène seront créées. L’une début 2022, avec une capacité quotidienne de recharge de 440 kg d’hydrogène. La seconde, sera mise en service début 2023 avec une capacité de 880 kg d’hydrogène par jour.8 bornes de distribution seront disponibles pour alimenter les véhicules zéro-émission de la collectivité et de ses partenaires. Vers une filière européenne d’hydrogène vert Partout en Europe, les projets fourmillent. Citons l’initiative « HyDeal Ambition », par un collectif de 30 industriels et sociétés de service. Ils prévoient de produire, dès 2022, un hydrogène vert, issu de l’électrolyse de l’eau à partir de l’énergie solaire de la péninsule ibérique. Avec une capacité installée de 95 GW de solaire et de 67 GW d’électrolyseurs à l’horizon 2030, l’ambition est de fournir 3,6 millions de tonnes par an, soit l’équivalent en énergie de 1,5 mois de consommation de pétrole en France. Qui plus est, le prix annoncé, 1,5 €/kg, est équivalent à celui des énergies fossiles.Parmi les membres français du groupement, citons McPhy Energy, Vinci Construction, GRTgaz, Teréga, Gazel Energie et Hydrogène de France.

02 mars 2023

Drive to zero : postulez pour le Grand Prix de l’Innovation pour la mobilité !

Drive to zero, c’est le nouveau salon dédié à la mobilité décarbonée. Pour cette première édition qui aura lieu du 5 au 7 avril 2023 à Paris, au Grand Palais Éphémère, de nombreux temps forts sont prévus : des cycles de conférence, une expo artistique, une grande soirée de networking, mais aussi un Grand prix de l’innovation, pour lequel vous pouvez encore candidater. Si vous avez développé un produit ou service innovant pour la mobilité décarbonée, Alors postulez dès maintenant, dans l’une des 5 catégories : • Décarboner la mobilité des professionnels : Solutions innovantes qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements professionnels (logistique, transports de marchandises…) • Décarboner la mobilité individuelle : initiatives qui visent à décarboner les déplacements individuels (véhicules individuels, mobilité douce, mobilité active…)  • Mobilité décarbonée des collectivités : projets innovants menés par les collectivités locales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements  • Infrastructures et modèles énergétiques : initiatives innovantes en matière d’infrastructures de recharge et de modèles énergétiques pour les véhicules électriques.  • Solutions connectées : solutions innovantes qui utilisent les technologies de l’Internet des objets pour améliorer la mobilité durable. Date limite de candidature :  10 mars Délibération des jurés : 22 mars L’annonce des lauréats et la remise des prix aura lieu le mercredi 5 avril dans le Grand Auditorium du Grand Palais Éphémère Pour candidater au Prix, c’est ici

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