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Innovation et nouvelles technologies durables

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30 janvier 2025

Ecocem lance la première unité de production de ciment bas carbone ACT à Dunkerque

Ecocem, leader européen indépendant des ciments bas-carbone annonce la construction de sa première unité de production dédiée à la technologie ACT sur son site dunkerquois. Cette nouvelle ligne sera opérationnelle dès 2026 et offrira une capacité de production de ciment ACT de plus de 300 000 tonnes par an.Ce développement industriel permettra au site dunkerquois d’Ecocem d’augmenter significativement sa capacité de production totale de liants et ciments bas-carbone, dépassant ainsi les 1 000 000 tonnes par an. Cette unité renforcera durablement le positionnement de l’entreprise sur les marchés du Nord de la France, de l’Ile-de-France et à l’export. Cette nouvelle installation, première mondiale concernant la technologie ACT d’Ecocem, garantira au territoire dunkerquois, à la Région Hauts-de-France, à la France et également à l’Union Européenne une avance de 7 à 10 ans dans la décarbonation du ciment. La technologie ACT, véritable innovation de rupture : Développée sur près d’une décennie de recherche intensive, ACT est une avancée majeure dans la décarbonation du ciment. Elle permet une réduction de 70% des émissions de CO2 par rapport à la moyenne européenne des émissions du ciment. ACT atteint ce résultat en maximisant l’utilisation de matériaux alternatifs disponibles localement, connus sous le nom d’additions minérales (en anglais, SCM : Supplementary Cementitious Materials), tout en garantissant les caractéristiques de performance requises pour tout béton l’utilisant – notamment la durabilité, la maniabilité, la résistance mécanique et la performance-coût. ACT est une technologie exclusive qui utilise un mélange spécifique de minéraux et certains adjuvants combinés à une distribution granulométrique optimisée. Elle peut être produite dans presque toutes les cimenteries existantes sans investissements ou modifications significatifs et ne nécessite aucun changement dans les pratiques de mise en œuvre sur chantier.La technologie ACT a déjà été utilisée sur plus d’une vingtaine de chantiers pilotes en France, Belgique et Royaume-Uni. Elle a déjà obtenu une ETE (Evaluation Technique Européenne) à Bruxelles et est en cours de certification par le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) en France. Les bétons réalisés à partir de la technologie ACT démontrent d’excellentes performances techniques et environnementales préparant une décarbonation significative de la construction. photo copyright Ecocem


06 janvier 2025

CES Las Vegas 2025, la tech est de retour

Le salon CES (Consumer Electronic Show), ouvre ses portes, à Las Vegas, du 7 au 10 janvier 2025.Plus de 130.000 personnes visiteront les stands de plus de 4000 entreprises, dont 110 start-up françaises.Le développement durable sera une nouvelle fois à l’honneur, avec nombre de solutions dans la gestion énergétique, l’eau ou le bas-carbone.On pourra également flashé sur  : • Cryptors in the City, une application mobile qui mêle gaming, street art et patrimoine. Il s’agit d’un jeu de chasse et de collection dont le but est de trouver les Cryptors, des œuvres de street art dissimulées dans la ville. • Dropy, une application qui combine plusieurs modes de transport, comme le covoiturage ou les Parc-relais, synchronisés en temps réel avec les transports en commun pour assurer aux utilisateurs une expérience de déplacement fluide. • Entropy, un système prévisionnel de mobilité durable au service des opérateurs : comment les gens se déplacent sur n’importe quel territoire en France : d’où ils viennent, où ils vont, avec quel mode de transport, et cela pour chaque quartier.  


30 octobre 2024

Plus de 140 000 bornes de recharge en France, à mi-2024 : est-on sur la bonne voie ?

La France comptait au 31 juillet 2024 selon le baromètre publié par l’AVERE 143 678 points de recharge ouverts.*C’est encore peu, si l’on se réfère à l’objectif de 400 000 Bornes de recharge d’ici 2030. Mais l’accélération est patente, puisqu’en mai 2023, la France ne comptait que 100 000 bornes. Soit une augmentation de 43 % en un peu plus d’un an. En moyenne, il existe 213 points de recharge pour 100 000 habitants. Comment les points de recharge sont-ils répartis ? De fortes disparités demeurent. Sans surprise, c’est l’Ile-de-France qui est la championne avec près de 25 000 bornes. Suit la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec 17 000 bornes. Puis viennent, qutare régions, autour de 13 000 bornes : Nouvelle-Aquitaine, Grand-Est, Occitanie, et Hauts-de-France. Les dernières sont la Bretagne et la Bourgogne Franche-Comté. Quelle puissance de charge est disponible, et à quel prix ? Pour démocratiser le véhicule électrique en France, le coût de la recharge est également un facteur décisif : l’AVERE note que le prix moyen de la recharge en B2B est de 0,65 € en courant alternatif et 0,48 € en courant continu en juillet 2024 – il s’agit du prix que paye l’opérateur de mobilité à l’opérateur de bornes, des frais supplémentaires peuvent s’appliquer pour l’usager final en itinérance, précise l’AVERE. Quelle alternative ? Le meilleur moyen de recharger sa voiture reste encore, pour un usage quotidien, de le faire chez soi.Athlon, l’un des acteurs majeurs de la Location Longue Durée et de la gestion de flotte en Europe, gérant plus de 400 000 véhicules, a publié un Livre Blanc (disponible ici) sur le sujet. Il regroupe les différentes situations que l’on peut rencontrer, afin d’aider dans les entreprises dans leur démarche d’électrification de leur flotte.  


25 octobre 2024

Des immeubles sans chauffage ni climatisation : preuves à l’appui

Sa façade est assez austère, mais cet immeuble de bureaux pourrait révolutionner le secteur de l’immobilier.Car il promet un avantage de taille pour les entreprises : aucuns frais de chauffage ni climatisation. Les investisseurs sont séduits par cette preuve, forte et très rentable, d’engagement au service de la transition énergétique.L’immeuble, déjà construit, et opérationnel, abrite les bureaux de l’agence d’architecture autrichienne Baumschlager Eberle, proposant 2400 m2 sur cinq étages. La température intérieure est comprise entre 22°C et 26°C toute l’année, confirme l’architecte, qui nomme d’ailleurs son concept Essentiel 22-26. Comment ces promesses sont-elles tenues ? Les principes sont simples, solides, pérennes, et technologiquement peu complexes, donc non soumis à l’obsolescence et demandant peu d’entretien. Le secret réside d’abord dans l’épaisseur des murs, en briques alvéolaires de 60 cm d’épaisseur, et dans les fenêtres en triple vitrage. Ainsi, l’isolation thermique est optimale. Un concept bientôt décliné en France par Nexity Ce concept sera bientôt décliné en France par Nexity, aussi bien pour des immeubles tertiaires que résidentiels. « Nous travaillons dès maintenant à la déclinaison de ce concept pour des opérations résidentielles, des bâtiments mixtes, des restructurations, ou encore pour la réversibilité bureau/logement », confie Loïc Daniel, Directeur général délégué de Nexity Immobilier d’entreprise.


02 août 2024

La « Tiny Usine » 900.care : une usine révolutionnaire pour répondre aux défis environnementaux de l’industrie cosmétique

Les usines de l’industrie cosmétique sont connues pour être de grandes consommatrices d’eau et grandes émettrices de CO2. Pour une usine moyenne de produits d’hygiène :• 80 millions de litres d’eau sont utilisés tous les ans soit l’équivalent de la consommation d’une ville de 600 habitants) :• 40 millions de litres d’eau sont chauffés pour produire les formules.• 40 millions restants ne servent qu’à laver les cuves entre 2 lots ! 40 millions de litres d’eau souillée impossible à réutiliser sans traitement assainissement. 900.care a créé une usine nouvelle génération : la « Tiny Usine », infiniment plus sobre.• En empreinte au sol : elle n’occupe que 10% de la surface d’une usine classique.• En plastique à usage unique : toutes les recharges sont conditionnées dans des étuis en carton 100% recyclable.• En consommation d’eau : pas d’eau consommée dans les formules 900.care vs un gel douche classique composé à plus de 80% d’eau, pas de nettoyage de cuves à l’eau et au détergent entre chaque production.• En émission de CO2 : 10 fois moins de m2 de bâtiment à chauffer en hiver et rafraichir en été, pas besoin de chauffer d’eau ni pour produire ni pour laver les cuves, pas besoin de traitement d’air pour éviter les risques de pollution bactérienne dans les salles de production humides et pas d’eaux usées à traiter. C’est une empreinte carbone réduite et déjà 1 million de litres d’eau économisés en usine fin 2023 ! Le bilan des produits finis 900.care Depuis son lancement en 2021, 900.care a déjà évité à notre planète :• Plus de 3,5 millions de déchets plastiques• 1300 tonnes de CO2• Le transport de 500 000 litres d’eau de production• 500 000 litres d’eau de lavage industriel


30 juillet 2024

Agrivoltaïsme : une solution pour deux problèmes

La crise de l’agriculture est européenne, et non pas seulement française. D’ailleurs, les prémices de la révolte actuelle ont vu le jour aux Pays-Bas, en 2019, quand le gouvernement a décidé de réduire d’un tiers la taille des exploitations bovines, ceci afin de préserver la fertilité des sols.Car la situation là-bas est dramatique : sols pollués et extrêmement pauvres en nutriment, biodiversité en chute libre. Aucune nappe phréatique ne contient de l’eau potable, et le pays est obligé d’importer la majorité de son eau de consommation.C’est un pays très petit, et pourtant c’est le deuxième exportateur mondial, derrière les États-Unis, mais devant l’Allemagne, le Brésil, la Chine, la France se plaçant en 6e position. Ils sont également le premier exportateur de viande de l’Union européenne et le quatrième exportateur mondial de lait. Le cheptel est énorme : 11 millions de cochons, 4 millions de vaches, 100 millions de poulets.Mais cette agriculture ultra-intensive à un coût environnemental effroyable. L’azote provoque une acidification des sols, étouffe littéralement la biodiversité, et plus rien ne pousse. Une des façons de résoudre ce problème est de proposer aux agriculteurs de nouvelles sources de revenus. L’agrivoltaïsme est une de ces solutions. Un peu plus d’un an après le vote de la loi d’accélération des énergies renouvelables, l’agrivoltaïsme a enfin son décret d’application (le 24 avril 2024).Il existe des types variés et complémentaires de solutions, les panneaux solaires pouvant être situés :• sur le sol, entre les espaces cultivables• Sur des étangs (panneaux flottants – associés à l’aquaculture)• en toitures des bâtiments agricoles• sur les serres agricoles La France s’est fixée un objectif de 100 GW photovoltaïques d’ici à 2035. Les projets agrivoltaïques devraient contribuer majoritairement à cette ambition.


22 juillet 2024

Un nouveau parc éolien en Centre Val de Loire

VSB France, producteur indépendant d’électricité à partir d’énergies renouvelables, annonce la mise en service du parc de Grange Neuve sur les communes de Lazenay et Cerbois dans le Cher (18).Avec ce nouveau parc, VSB France revendique 600 MW en suivi d’actifs éoliens et solaires sur toute la France.Après un premier parc de 7 éoliennes pour une puissance de 17 MW, mis en service en 2015 et toujours exploité par VSB France, la filiale du groupe allemand de production d’énergies renouvelables met donc en service un second parc.Implanté au cœur d’une zone agricole, le parc est composé de 3 éoliennes Nordex N149 de 180 mètres bout de pâle. Chaque éolienne affiche une puissance de 3 MW pour un total de 9 MW, pour une production représentant l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 9000 habitants. L’étude biodiversité ayant révélé la présence de faucons crécerelles, des mesures spécifiques ont été prises afin de préserver la biodiversité sur le site. Un habitat attractif composé d’une jachère permanente, de haies, de nichoirs et de perchoirs a notamment été créé à plus d’un kilomètre du parc afin de préserver ces espèces. 69 MW d’actifs éoliens en Centre Val de Loire Avec ce nouveau parc éolien, VSB France comptabilise pas moins de 5 parcs en exploitation (Civray, Greneville, Les 3 Ormes, Grange Neuve, Mareuil), soit un total de 28 machines, pour une puissance de 69 MW sur la région Centre Val de Loire.Développé et construit par VSB France, l’exploitation de Grange Neuve sera également assurée par ses équipes. Le parc éolien s’ajoute aux 600 MW gérés par VSB France, produisant l’équivalent de la consommation de plus de 610 000 habitants.


18 juillet 2024

e-recycle lance un nouveau portail B2B pour l’achat et la revente des flottes mobiles reconditionnées

Pour les entreprises, la réduction des déchets électroniques est devenue un des axes centraux dans leurs stratégies de développement durable. D’après une analyse du cycle de vie effectuée par Riverse sur les données 2022 et certifiée par Verifavia, l’achat d’un produit reconditionné e-recycle éviterait l’émission de 94% eq CO2 par rapport à un produit neuf. Pour répondre à cette demande, e-recycle, acteur pionnier dans le secteur du reconditionnement de matériel électronique (smartphones, MacBook et tablettes), annonce le lancement de son tout nouveau site B2B, dédié exclusivement aux professionnels (https://fr.e-recycle.com/fr/boutique). Ce nouveau déploiement, a été rendu possible par la récente levée de fonds de 1,5 million d’euros. Une nouvelle plateforme innovante pour les professionnels Le nouveau site B2B propose des services personnalisés de reconditionnement de matériel électronique, permettant aux entreprises de gérer efficacement leur parc d’appareils, tout en réduisant leur empreinte écologique et en optimisant leur budget. Cet espace dédié sera opérationnel le 1er septembre. Les clients pourront gérer leur parc d’appareils en toute autonomie ou bénéficier du soutien et des conseils d’une équipe d’experts. Ils auront à leur disposition des extensions de garantie ainsi que la possibilité d’ajouter des accessoires tels que des films hydrogel ou des coques pour renforcer la durabilité et la protection des téléphones. En plus de bénéficier d’options d’assurance pour une sécurité supplémentaire, les clients sont récompensés de leur engagement continu envers e-recycle. Un programme de fidélité a été mis en place pour les distributeurs et les professionnels. Du B2C au B2B, l’aboutissement de 10 ans de croissance Basée à Lyon, e-recycle est une société lancée le 1er décembre 2014 par Clément Bongibault et Arnaud Guillaume pour démocratiser l’achat d’occasion en proposant des produits de qualité. Depuis sa création en 2014, e-recycle n’a eu de cesse d’évoluer, en commençant par une forte présence dans le marché B2C avant de s’orienter vers le secteur B2B. Cette transition s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de long terme visant à redéfinir et à consolider la position de l’entreprise dans l’industrie du reconditionné. Forte de dix ans d’expérience, e-recycle se positionne aujourd’hui comme une entreprise de référence, synonyme d’expertise et d’engagement envers ses clients et l’environnement.

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Mathilde Moulin

03 février 2026

Mathilde Moulin met la réutilisation des eaux grises à portée des particuliers

Jeune start-up provençale, Wadi, co-fondée avec Damien Oursel, réutilise l’eau des douches et lavabos pour les toilettes, machines à laver et systèmes d’arrosage. Le but : rendre tout un chacun facilement plus autonome et résilient, même sur un marché encore balbutiant. Quelle est l’innovation de votre système de récupération des eaux grises ? Mathilde Moulin : Nous sommes conformes à la réglementation de 2024 ! L’autre chose, c’est l’agilité de notre système : il s’adapte à l’existant – services de distribution d’eau des maisons, petits immeubles, campings – il est sur-mesure, pour aller directement et rapidement sur le terrain, et surtout accessible financièrement : il faut compter 2 à 3 000 euros, deux jours d’installation et un pan de mur d’un mètre carré de disponible pour la pose de l’unité de traitement ainsi qu’un espace au sol pour une cuve de stockage de 200 litres. Wadi permet d’économiser jusqu’à 40 % sur sa facture d’eau, et de s’adapter face aux sécheresses et aux restrictions. Votre parcours est mêlé à la potabilisation de l’eau… Je travaille depuis 12 ans, dans le cadre d’une entreprise familiale, sur la repotabilisation des eaux grises pour rendre l’habitat autonome. Wadi est la version ultra simplifiée de notre technologie, Geopure, qui est légale sur nos territoires. Votre modèle d’affaires est basé sur la vente directe ? Oui, nous avons déjà installé une vingtaine de solutions depuis l’automne 2024. Pour cela, nous avons levé 450 000 euros en 2024 auprès de business angels et de Kiss Studio, l’incubateur de Voyage Privé. Nous visons la vente de 200 unités pour 2026 et un chiffre d’affaires de 600 000 euros. La taille du marché est celle du parc de logements sur le territoire et de sa croissance, nous avons de la marge ! Quelles sont vos prochaines étapes ? Déployer un réseau de plombiers agréés capables d’installer notre système auprès des particuliers. Et travailler avec des bailleurs sociaux, des immeubles, des architectes, pour intégrer Wadi en amont dans la conception des bâtiments. Les appels d’offres se multiplient, nous commençons à signer nos premiers contrats avec des bailleurs. Mais pour l’instant, ceux qui sont sensibilisés sont ceux qui ont déjà fait face à des restrictions. C’est la jeunesse du marché qui rend compliqué de prévoir sa croissance ? En effet, le marché actuel est quasi inexistant, et inextricablement corrélé aux événements climatiques, aux conflits d’usage qui en découleront et à la volonté politique d’aller vers une meilleure gestion de l’eau à l’échelle nationale et d’intégrer la réutilisation aux plans d’urbanisation. Nous savons qu’à un moment cela va décoller, et vite, mais il est très difficile de faire des projections. Nous serons prêts !

12 février 2026

Mode durable : le géant de la sneaker éco-responsable s’associe à la jeune pousse Prolong

Rendre la réparation plus simple que le rachat d’un produit neuf ? C’est l’ambition de la start-up Prolong. Lancée en 2023 entre Paris et Nantes, elle a mis au point une plateforme de gestion du service après-vente pour marques et distributeurs. Deux ans plus tard, elle signe un partenariat avec le leader français de la basket écologique Veja. Retour sur une collaboration à succès. Révolutionner le SAV Prolong est née d’un chiffre : la réparation d’un produit textile peut réduire son impact environnemental de 30 %, selon l’ONG britannique WRAP. La start-up accompagne aujourd’hui une dizaine de marques, du textile à la joaillerie en passant par la maroquinerie et la chaussure, dans l’orchestration de leur service après-vente. The North Face, Fusalp ou Bocage leur font déjà confiance. « On les aide à prolonger la durée de vie du produit, de la retouche à la personnalisation en passant par le recyclage s’il est irrécupérable », avance Tanguy Frécon, cofondateur et directeur général de la jeune pousse. Un partenariat comme une évidence… L’alliance avec Veja, acteur pionnier sur la réparation, s’est imposée naturellement. « Ils ont leur propre cordonnerie depuis longtemps », rappelle Tanguy Frécon, faisant référence à la boutique VEJA General Store dans le 10e arrondissement de Paris. Mais la gestion du service après-vente restait difficile pour Veja. « Nous voulions que l’expérience de réparation soit aussi fluide et soignée que celle de l’achat », souligne Daniel Schmitt, responsable des opérations réparation chez Veja. Les résultats sont déjà prometteurs : « Les premiers retours sont incroyables en termes de réduction de délais de traitement, et de satisfaction client, avec déjà des centaines de réparations », rapporte le cofondateur de Prolong. … Pour ouvrir la voie La suite ? Équiper les boutiques Veja partout en France, puis en Europe, et pourquoi pas à l’autre bout du monde – Japon et États-Unis notamment. Une solution globale, multicanale, et qui permet de tout gérer, de la communication client au suivi des pièces détachées : voilà l’ambition de la jeune pépite française pour le géant de la chaussure éco-responsable. Le début d’une belle histoire, qui pourrait servir de modèle à toute une industrie. Légende : Prolong est une plateforme SaaS B2B qui centralise les retours, réparations, remboursements et services d’entretien pour des marques issues des filières mode, chaussure, joaillerie, accessoires et équipement outdoor.

25 février 2026

Eenuée & Duqueine : Un partenariat d’avenir pour faire voler un avion électrique en 2033

Un avion 100 % électrique qui relie Limoges à Lyon au même prix qu’un TGV ? C’est toute l’ambition de la jeune pousse ligérienne Eenuée, qui vient de signer un partenariat stratégique avec le groupe Duqueine. Par Laurie Bruno Depuis 2019, Eenuée développe un avion décarboné prometteur : 11 fois moins d’énergie consommée qu’un avion classique, zéro émission en vol, et des nuisances sonores très faibles. Un avion capable d’atterrir sur de très petites distances, y compris dans l’eau, et qui pourrait transporter en toute autonomie 19 passagers sur des trajets allant jusqu’à 500 kilomètres d’ici 2033. Concilier décarbonation de l’aviation et désenclavement territorial « Comme on décarbone l’automobile ou le naval, il faut aussi décarboner l’aérien, car c’est un secteur en pleine croissance », avance Baptiste Guiliani, bras droit du fondateur d’Eenuée, Éric Herzberger. C’est pourquoi la start-up stéphanoise s’est associée au groupe Duqueine, fournisseur clé d’Airbus, et dont l’expertise industrielle est largement reconnue. L’avion issu de ce partenariat sera déployé dans un premier temps en Auvergne-Rhône-Alpes, région montagneuse enclavée, pour relier les territoires isolés. « On envisage un vol de Lyon vers Limoges et Clermont-Ferrand, deux villes qui ont de grands enjeux de mobilité. Legrand et Michelin, les deux seules entreprises du CAC 40 à ne pas être sur Paris, se plaignent énormément de leur enclavement », déplore Baptiste Guiliani. Un avion pensé par et pour les territoires Une solution propre, accessible, et sans investissement public majeur, ancrée territorialement. « Ce partenariat, c’est aussi une démarche locale. Pour nous, c’est essentiel de fédérer les réseaux industriels, car c’est comme ça qu’on construit une vraie dynamique autour de l’innovation et de la mobilité durable. » Prochaine étape : un avion certifiable de 8 mètres d’envergure. « On a fait voler un avion de 4-5 mètres d’envergure pour confirmer nos théories. Maintenant, on développe un appareil certifiable deux fois plus grand. », explique Baptiste Guiliani, ajoutant que c’est ce partenariat qui va « permettre de définir la structure optimale de l’avion final. »

Adaozañ - éco-matériau design à base de pommes. Photo : Le Studio de Fanfan

20 juillet 2026

Adaozañ transforme le marc de pomme en éco-matériau design

De leur atelier de Quimperlé s’échappe une douce odeur de pomme caramélisée. Pourtant, rien de comestible n’en est jamais sorti. Youenn Le Pocréau, designer, et Guillaume Bournigal, menuisier et métallier, travaillent en fait sur un produit étonnant : des revêtements en marc de pomme. Ces deux jeunes Bretons ont découvert en visitant une cidrerie bretonne en 2020 la problématique de ce déchet. Chaque automne, des centaines de milliers de tonnes de marc de pomme sont obtenues suite à la fabrication de cidre, sans réelle solution de revalorisation. “Son acidité rend son utilisation compliquée, en épandage comme en alimentation animale. Même sa méthanisation n’offre qu’un rendement médiocre”, explique Youenn Le Procréau. Un éco-matériau à base de pommes En thermo-agglomérant ce marc, les deux entrepreneurs parviennent à obtenir un éco-matériau aux teintes variant de l’ocre au brun, le tout sans liant chimique ou pétro-sourcé. “Le matériau ne contient rien d’autre que de la pomme — et se composte naturellement en fin de vie”, précise le designer. 10 kilos de marc sont nécessaires pour produire 1 mètre carré de panneaux.  Après deux projets pilotes menés dans la capitale, l’un à La Grande Epicerie de Paris et l’autre à L’Académie du Climat, Youenn Le Pocréau et Guillaume Bournigal sont en train de remplir leur carnet de commandes, que ce soit pour des projets de revêtement mural, ou la production de panneaux d’agencement (façade de comptoir, de placard…). Pour en savoir plus : Adaozañ

SAO Textile recycle des filets de pêche pour les transformer en fibre textile écoresponsable.

21 juillet 2026

SAO Textile transforme les filets de pêche en fil d’avenir

Tout est parti d’un électrochoc. Celui vécu par une styliste passionnée confrontée, lors d’un déplacement professionnel, à la réalité des usines textiles en Asie. De ce déclic est née SAO Textile, une société à mission fondée en 2023 à Bessan, dans l’Hérault, qui recycle des filets de pêche pour les transformer en fibre textile écoresponsable. Du Bangladesh aux filets de pêche Devenir styliste était pour Marine Olacia un rêve d’enfant. La flamme vacille en 2017 lorsque, après 15 ans de carrière, l’Héraultaise est confrontée à l’envers du décors lors d’un voyage professionnel au Bangladesh. “Le choc a été immense. J’ai eu une vraie prise de conscience et une envie de continuer de faire la mode, mais autrement”, se souvient-elle. Son engagement auprès de l’association Project Rescue Ocean, à Marseille, esquisse les contours de SAO Textile. Marine Olacia découvre la problématique des filets de pêche, pour lesquels aucune solution de recyclage n’est prévue malgré un temps de décomposition estimé à 600 ans. Selon le ministère de la Transition Écologique, 640.000 tonnes d’entre eux sont par ailleurs perdus ou rejetés chaque année en mer, représentant plus de 10 % de la pollution plastique sous-marine. Une fibre écoresponsable 100% française Dans la tête de Marine Olacia se tisse alors une idée novatrice : celle de donner une seconde vie aux filets de polyamide utilisés pour la pêche au thon en les transformant en fibre textile. Mais si le recyclage des filets est techniquement possible, aucune filière structurée n’existe encore en France. Marine Olacia mobilise alors pêcheurs et industriels autour de son projet. Avec l’aide de chercheurs, elle développe un procédé de recyclage thermo-mécanique transformant les filets en granulés plastique, puis en fil de polyamide. “Avec 1kg de filets de pêche, nous pouvons obtenir 20 kilomètres de fil recyclé, soit 7 tee-shirts techniques”, explique l’entrepreneuse. Le processus ne nécessite aucun ajout de matière vierge ni de substance chimique. Cap sur les premières collaborations Depuis 2023, plus de 150 tonnes de filets ont déjà été collectés en Occitanie. La startup, labellisée Greentech Innovation en 2025, ambitionne de commercialiser cette fibre dans les mois à venir auprès des marques et industriels, leur offrant une solution de production relocalisée, du fil à la confection. La proposition a déjà piqué l’intérêt de nombreux acteurs, alors que la loi AGEC engage la filière textile à prendre ses responsabilités environnementales. “Nous avons deux tests actifs en cours : l’un pour le développement d’une chaussure de sport, l’autre pour le secteur de la Défense”, précise Marine Olacia. Par la suite, elle envisage de développer sa propre gamme de vêtements techniques recyclés. À la croisée des enjeux industriels, environnementaux et de souveraineté, SAO Textile fait des déchets marins une ressource d’avenir.

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