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Innovation et nouvelles technologies durables

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Innovation et nouvelles technologies durables

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15 juillet 2024

Mise en service des premières stations de recharge ultra-rapide sur l’A63 landes

Quatre stations de recharge ultra-rapide sur l’A63 landes, sur les aires de la Porte des Landes Ouest et d’Océan Ouest.Chacune des 4 stations comprendra 16 points de recharge proposant une puissance maximale de 400 kW, dont 2 points de recharge accessibles aux véhicules avec remorqueToutes les bornes sont munies d’un terminal de paiement électronique (TPE) et compatibles avec l’ensemble des technologies facilitant la recharge : fonctions Auto-Charge et Plug&Charge, compatibilité avec les extensions Apple Watch, Apple Car Play et Android Auto.A l’issue de la période estivale, les 4 stations seront également équipées d’ombrières photovoltaïques, destinés à produire sur place une partie de l’énergie utilisée tout en protégeant les utilisateurs du soleil et des intempéries. Des aires adaptées aux nouvelles mobilités Ces stations de recharge ultra-rapide et alimentées intégralement en énergie verte sont accessibles à tous et adaptées à la nouvelle génération de véhicules électriques.Les stations sont fournies par Zunder, société fondée en 2017 à Palencia (Espagne). L’entreprise compte plus de 700 points de recharge opérationnels dans toute l’Europe, en particulier en France, au Portugal, et bientôt en Italie.


11 juillet 2024

Alter equity annonce le premier closing de son troisième fonds

Société de gestion pionnière et référente dans l’investissement à Impact en France, indépendante et concentrée exclusivement sur l’investissement à Impact, alter equity réunit 85m€ pour le premier closing de son troisième fonds, alter equity3P III. Ce fonds réitère la philosophie d’investissement des deux précédents véhicules, ayant réuni 150 M€ sous gestion, en ciblant des startups qui, par leur activité et leurs pratiques de gestion, soutiennent l’intérêt à long terme des personnes et de l’environnement. Il procédera à des investissements de l’ordre de 3 à 20 M€ au capital d’une quinzaine de sociétés françaises et européennes innovantes, en hyper croissance, ayant en principe atteint un chiffre d’affaires d’au moins 1M€. Avec ce troisième fonds alter equity3P III, alter equity renforce encore le niveau de responsabilité de ses investissements en augmentant à douze le nombre d’objectifs extra-financiers obligatoires pour ses participations, avec notamment de nouveaux critères en matière de gouvernance, de diversité et de décarbonation, parmi lesquels : La rémunération de l’équipe de gestion sera conditionnée aux résultats RSE au double niveau du carried interest et du variable, innovation contribuant également au déploiement de pratiques plus responsables dans le métier de l’investissement. « L’épargne, lorsqu’elle est orientée vers des entreprises contributrices à l’intérêt général, peut permettre de construire une société plus heureuse d’un point de vue social et plus durable d’un point de vue écologique. Nous sommes impatients et déterminés à utiliser ces capitaux pour intensifier notre soutien à des entreprises apportant des solutions à la tragédie climatique, aux autres enjeux environnementaux ainsi qu’aux défis sociaux qui nous semblent également majeurs. Nous sommes profondément reconnaissants à nos investisseurs de leur soutien continu » indique Fanny Picard, Fondatrice d’alter equity.


09 juillet 2024

L’autoconsommation collective d’énergie solaire : une nouvelle manière de consommer.

Pourquoi auto-consommation collective ? Parce qu’elle est le fait d’un groupement d’entreprises, de collectivités locales et de bailleurs sociaux, qui décident de mettre des ressources en commun pour produire, consommer et partager une électricité verte, moins chère et plus fiable. C’est l’offre de plusieurs nouveaux acteurs, dont BoucL Énergie. Les atouts de cette démarche BoucL Energie peut se prévaloir d’une grande expérience dans ce domaine, avec une trentaine d’initiatives déjà engagées en France, dont un projet phare à Saint-Martin d’Hères (38), en partenariat notamment avec Grenoble Alpes Métropole et ENEDIS ALPES. • 7 692 panneaux installés• 3,5 GWh produits par an• 15% des besoins énergétiques couverts• 350 T de CO2 évités par an• 99% d’autoconsommation Il s’agit là du plus grand projet d’autoconsommation en France. Nul doute qu’il fera des émules, car sa formule est très prometteuse. Elle implique seulement d’explorer, dans les décisions managériales, le champ de la coopération, et non pas seulement celui de la compétition.


01 juillet 2024

Lancement du tout premier maillot de cyclisme 100 % circulaire

Si vous aimez le vélo et l’écologie, vous ne serez pas insensible à cette annonce de l’entreprise Velor : le premier maillot de cyclisme 100 % circulaire.Velor est une jeune marque innovante dans le domaine des vêtements de cyclisme durables,Elle a élaboré un processus de fabrication sophistiqué, en suivant les principes suivants :• Participation des consommateurs : les clients envoient leurs anciens maillots via divers points de collecte (boutiques partenaires, événements cyclistes, site web…)• Collecte et logistique : les maillots usagés sont transportés vers des partenaires de recyclage, assurant un processus fluide et efficace.• Recyclage : récupération du polyester et décomposition en composants de base.• Filage des fibres : le polyester est transformé en fils de haute qualité.• Production de tissus : le fil est tissé en un tissu durable et de qualité supérieure, maintenant les standards de performance attendus par nos clients.• Sublimation / Couture des vêtements : enfin, le tissu est sublimé et cousu en nouveaux maillots et autres vêtements de cyclisme, prêts à vivre de nouvelles aventures avec nos clients. Ce processus circulaire innovant, soutenu par des technologies de recyclage avancées, permet de produire des vêtements de cyclisme de haute qualité et durables, tout en réduisant significativement les déchets et en minimisant l’empreinte environnementale. Prochaine étape Le concept a été validé avec le recyclage de 300 maillots. Il s’agit maintenant de passer à l’échelle industrielle, avec pour objectif de commencer le recyclage d’environ 5 000 maillots d’ici la fin de 2024.L’entreprise a donc besoin de vous, et lance sa première campagne de collecte de vieux maillots. Pour leur envoyer vos vieux maillots, consultez cette adresse


27 juin 2024

Pour les JO, les bateaux-mouches parisiens se mettent au vert.

Lors des JO, les bateaux-mouches vont être mis à contribution pour transporter les athlètes et le public. C’est donc le moment pour les compagnies de montrer patte verte, quand le monde aura tourné les yeux sur la Ville lumière.C’est en tout cas le pari des Vedettes de Paris, qui livrent un deuxième bateau rétrofité 100% électrique.Après le Paris Trocadéro en février 2024, Le Paris Montparnasse devient le 25 juin 2024 la nouvelle embarcation de croisières 100% électrique, grâce aux savoir-faire d’entreprises françaises : Actemium Marine, Chantier du Nord VanPraet et Ship-ST.Rappelons que le rétrofit consiste à remplacer un moteur thermique par un moteur électrique alimenté par des batteries. 800 000 passagers La compagnie ne devrait pas s’arrêter là puisque un troisième bateau devrait rentrer en exploitation en juillet 2024, juste à temps pour parader pendant la période olympique. Les Vedettes de Paris sera alors l’unique compagnie à proposer des croisières-promenade 100% électriques, à plus de 800 000 passagers qui profiteront d’une traversée de la capitale garantie sans odeurs, ni bruits, ni vibration.


20 juin 2024

Jool, propose un service de location de voitures 100% électriques, 100% partagées

La voiture du futur sera électrique et partagée, affirment les fondateurs de Jool, Thomas Ceccaldi et Vincent Farines.Les voitures thermiques ne seront interdites à la vente qu’à partir de 2035 dans l’Union Européenne, mais Jool a décidé de passer à l’action sans attendre.L’automobile doit prendre deux virages. Un virage technologique, en passant de l’énergie thermique à électrique. Mais aussi un virage sociétal, en passant de l’individuel au collectif.C’est ce que propose Jool avec son service de mobilité électrique partagée. Une solution efficace qui permet de diviser par 6 l’impact des transports individuels des Français. L’application permet d’ailleurs de quantifier les économies de carburant et d’émissions de gaz à effet de serre réalisées par rapport à un trajet équivalent en voiture thermique.En moyenne, en plus de réduire par 6 les émissions de gaz à effet de serre, les utilisateurs économisent plus de 80€ d’essence. Comment ça marche ? Pour les locataires La voiture est directement livrée à domicile. L’ouverture se fait sans clé grâce à une connexion directe entre l’application Jool et la voiture.Les recharges sont gratuites sur les bornes Tesla et Electra et un planificateur de trajet intégré renseigne sur les arrêts et temps de charge nécessaires pour une prise en main immédiate et sans stress.Les voitures louées sur Jool sont adaptées aux trajets de chacun, avec des modèles offrant jusqu’à 400 km d’autonomie réelle et un temps de recharge éclair jusqu’à 60 % de charge en 15 minutes – soit le temps de la pause-café habituelle.Le trajet retour se fait également en toute sérénité avec la dispense de recharge en fin de location. Il suffit de restituer la voiture avec un niveau de minimum de batterie de 10%.Sur la facture, une économie moyenne de 30% est promise par rapport au coût d’une location traditionnelle, en incluant le coût du carburant. Pour les propriétaires Jool promet de générer jusqu’à 600 euros de revenus garantis par mois, tout en gardant la liberté de l’utiliser à tout moment. La voiture est livrée chargée, propre et prête à partir.Jool gère tout de A à Z : la mise en location, le parking, la maintenance et l’entretien de la voiture.


14 juin 2024

Dualsun annonce la sortie d’un panneau solaire pliable et prêt à brancher

Avec l’ajout du nouveau produit PREASY à sa gamme, Dualsun offre une solution aux particuliers dont le logement ne réunit pas les conditions favorables en toiture : un panneau solaire pliable et prêt à brancher permettant de produire de l’électricité durablement, avec ou sans toit. L’autoconsommation photovoltaïque est très demandée par les particuliers qui cherchent des solutions économiques efficaces pour faire face aux hausses des prix de l’énergie. C’est dans ce contexte que sont apparus les kits photovoltaïques Plug and Play : des solutions faciles à déployer au sol qui permettent de faire un premier pas dans le solaire. Sur 7% des ménages qui projettent de s’équiper en panneaux solaires en 2024 (soit 1 million de foyers), plus de la moitié envisagent cette technologie (source : Profil 2024 by Sofinco).  Les kits Plug and Play sont une chance pour accélérer la transition énergétique du résidentiel. Ils permettent d’équiper les logements qui ne réunissent pas les conditions idéales à la pose en toiture. Une solution simple, à disposition des installateurs  Dualsun travaille depuis toujours sur la construction d’un réseau d’installateurs partenaires pour  accompagner efficacemment les particuliers dans leur projets solaires et soutenir le développement d’une filière française fiable. Les panneaux PREASY sont disponibles via le réseau de distributeurs, mais aussi disponibles en ligne sur le site Dualsun dès avril 2024. Pour les professionnels, la nouvelle technologie PREASY :  Le meilleur de la technologie Plug and Play en version compacte  PREASY rassemble le meilleur de la technologie Plug and Play. Développé à Marseille par les ingénieurs Dualsun, PREASY est assemblé dans l’usine Dualsun dans l’Ain, où l’innovation hybride SPRING (2-en-1) y est déjà fabriquée.  D’un point de vue technologique, PREASY c’est : Du point de vue de l’usage PREASY est : Un investissement rentabilisé en 5 ans en moyenne PREASY permet à tous les foyers de réaliser entre 150 et 200€ d’économies par an pour un temps de retour sur investissement de 5 ans. La durée de vie du produit est estimée à 40 ans.


21 mai 2024

Viva Technology ouvre ses portes ce mercredi 22 mai

Le monde de la technologie se trouve à un moment charnière. Les attentes montent en flèche, l’impératif de transformation n’a jamais été aussi urgent. Pendant quatre jours, du 22 au 25 mai, VivaTech recevra plus de 150 000 visiteurs.Plus de 3 000 startups dévoileront leurs innovations, et 400 intervenants, parmi lesquels des leaders technologiques, des experts de l’industrie, des PDG d’entreprises internationales et des startups, donneront un aperçu de l’avenir de la technologie. En 2024 trois grandes thématiques – L’IA. Elle est au cœur de toutes les discussions, et les dernières solutions embarquant l’IA sont présentées. Près de 40% des exposants montrent des applications d’IA, les conférenciers les plus experts du domaine partagent leur vision sur le sujet, et un espace est dédié à cette technologie : l’AI Avenue.– La Tech durable. La technologie peut ouvrir la voie à un avenir plus durable et s’attaquer de front au changement climatique. 93% des dirigeants européens et américains sont convaincus que la tech est un allié de poids pour répondre aux enjeux de demain.– La mobilité. L’augmentation de la population intensifie la congestion et les défis environnementaux. Le marché mondial de la mobilité intelligente devrait représenter environ 250,3 milliards d’USD d’ici à 2030. Chiffres clés et nouveautés ● 3 journées professionnelles, les 22, 23 et 24 mai et une journée grand public Gaming & Esports, le samedi 25 mai 2024● 2 Halls (55 000 m2), 4 zones de conférences (3 en Hall 1, 1 en Hall 2) et le Dôme de Paris● 350+ entreprises et organisations autour de 25 secteurs d’activités● Plus de 11 000 startups (exposantes, pitches et challenges) provenant de plus de 50 pays dans le monde● 2000 investisseurs internationaux● 350 innovations présentées dont des dizaines d’exclusivités et de révélations● 30% de pays représentés de plus qu’en 2023, soit 120 pays dont 40 pavillons● 1 pays d’honneur : le Japon, qui présente 40+ de ses plus belles startups● 14 pays européens, dont la présence inédite du Royaume-Uni● 1 zone dédiée Africatech qui rassemble 4 pavillons de pays et plus de 100 startups.● La présence pour la première fois du Canada qui viendra avec une soixantaine de startups.● 1 Exec Avenue centrée sur le Business avec une stage dédiée aux CMOs et aux Tech Leaders faite de partages de use cases et de retours d’expérience, en partenariat avec Tech.Rocks. Deux lounges dédiés à ces publics et une convention d’affaire, le « connection hub », proposant des rencontres business qualifiées entre startups et décideurs de grands groupes.● 1 Discovery Stage avec Togg et Webedia qui présente en continu des démos d’innovations, des lancements de produits et des avant-premières● 1 Impact Bridge de 1500 m2 sponsorisé par EDF, qui mettra en avant +40 startups et 7 associations à impact positif pour la planète et pour la société car une idée peut changer le monde. L’Impact Bridge, c’est 4 villages répartis par thématique (Planète & Future Societies)● 4 parcs d’innovations thématiques : AI Avenue avec Salesforce, Retail & Logistics Park, Mobility & Smart City Park avec Togg, Well-Being & Sports Park avec Axa● 1 Pitch studio by Siemens où les startups viennent pitcher leurs projets innovants● 1 Viva Lounge en partenariat avec EY & Microsoft, pour des rencontres entre CLevels et Top speakers.● 1 Media Lounge de 465 m2 sponsorisé par Verizon, avec plus de 250 places de travail pour accueillir des journalistes et influenceurs du monde entier● 1 Investor Lounge sponsorisé par Microsoft, Entrepreneurship for Positive impact● 34 challenges lancés, dans des top trends comme Data & AI, Energy & Climate Tech, le futur du travail, Digital Trust & Cybersécurité, Industries de la Créativité avec 6200 candidatures de 90 pays différents, et environ 60% des dossiers reçus venant de l’étranger

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Mathilde Moulin

03 février 2026

Mathilde Moulin met la réutilisation des eaux grises à portée des particuliers

Jeune start-up provençale, Wadi, co-fondée avec Damien Oursel, réutilise l’eau des douches et lavabos pour les toilettes, machines à laver et systèmes d’arrosage. Le but : rendre tout un chacun facilement plus autonome et résilient, même sur un marché encore balbutiant. Quelle est l’innovation de votre système de récupération des eaux grises ? Mathilde Moulin : Nous sommes conformes à la réglementation de 2024 ! L’autre chose, c’est l’agilité de notre système : il s’adapte à l’existant – services de distribution d’eau des maisons, petits immeubles, campings – il est sur-mesure, pour aller directement et rapidement sur le terrain, et surtout accessible financièrement : il faut compter 2 à 3 000 euros, deux jours d’installation et un pan de mur d’un mètre carré de disponible pour la pose de l’unité de traitement ainsi qu’un espace au sol pour une cuve de stockage de 200 litres. Wadi permet d’économiser jusqu’à 40 % sur sa facture d’eau, et de s’adapter face aux sécheresses et aux restrictions. Votre parcours est mêlé à la potabilisation de l’eau… Je travaille depuis 12 ans, dans le cadre d’une entreprise familiale, sur la repotabilisation des eaux grises pour rendre l’habitat autonome. Wadi est la version ultra simplifiée de notre technologie, Geopure, qui est légale sur nos territoires. Votre modèle d’affaires est basé sur la vente directe ? Oui, nous avons déjà installé une vingtaine de solutions depuis l’automne 2024. Pour cela, nous avons levé 450 000 euros en 2024 auprès de business angels et de Kiss Studio, l’incubateur de Voyage Privé. Nous visons la vente de 200 unités pour 2026 et un chiffre d’affaires de 600 000 euros. La taille du marché est celle du parc de logements sur le territoire et de sa croissance, nous avons de la marge ! Quelles sont vos prochaines étapes ? Déployer un réseau de plombiers agréés capables d’installer notre système auprès des particuliers. Et travailler avec des bailleurs sociaux, des immeubles, des architectes, pour intégrer Wadi en amont dans la conception des bâtiments. Les appels d’offres se multiplient, nous commençons à signer nos premiers contrats avec des bailleurs. Mais pour l’instant, ceux qui sont sensibilisés sont ceux qui ont déjà fait face à des restrictions. C’est la jeunesse du marché qui rend compliqué de prévoir sa croissance ? En effet, le marché actuel est quasi inexistant, et inextricablement corrélé aux événements climatiques, aux conflits d’usage qui en découleront et à la volonté politique d’aller vers une meilleure gestion de l’eau à l’échelle nationale et d’intégrer la réutilisation aux plans d’urbanisation. Nous savons qu’à un moment cela va décoller, et vite, mais il est très difficile de faire des projections. Nous serons prêts !

12 février 2026

Mode durable : le géant de la sneaker éco-responsable s’associe à la jeune pousse Prolong

Rendre la réparation plus simple que le rachat d’un produit neuf ? C’est l’ambition de la start-up Prolong. Lancée en 2023 entre Paris et Nantes, elle a mis au point une plateforme de gestion du service après-vente pour marques et distributeurs. Deux ans plus tard, elle signe un partenariat avec le leader français de la basket écologique Veja. Retour sur une collaboration à succès. Révolutionner le SAV Prolong est née d’un chiffre : la réparation d’un produit textile peut réduire son impact environnemental de 30 %, selon l’ONG britannique WRAP. La start-up accompagne aujourd’hui une dizaine de marques, du textile à la joaillerie en passant par la maroquinerie et la chaussure, dans l’orchestration de leur service après-vente. The North Face, Fusalp ou Bocage leur font déjà confiance. « On les aide à prolonger la durée de vie du produit, de la retouche à la personnalisation en passant par le recyclage s’il est irrécupérable », avance Tanguy Frécon, cofondateur et directeur général de la jeune pousse. Un partenariat comme une évidence… L’alliance avec Veja, acteur pionnier sur la réparation, s’est imposée naturellement. « Ils ont leur propre cordonnerie depuis longtemps », rappelle Tanguy Frécon, faisant référence à la boutique VEJA General Store dans le 10e arrondissement de Paris. Mais la gestion du service après-vente restait difficile pour Veja. « Nous voulions que l’expérience de réparation soit aussi fluide et soignée que celle de l’achat », souligne Daniel Schmitt, responsable des opérations réparation chez Veja. Les résultats sont déjà prometteurs : « Les premiers retours sont incroyables en termes de réduction de délais de traitement, et de satisfaction client, avec déjà des centaines de réparations », rapporte le cofondateur de Prolong. … Pour ouvrir la voie La suite ? Équiper les boutiques Veja partout en France, puis en Europe, et pourquoi pas à l’autre bout du monde – Japon et États-Unis notamment. Une solution globale, multicanale, et qui permet de tout gérer, de la communication client au suivi des pièces détachées : voilà l’ambition de la jeune pépite française pour le géant de la chaussure éco-responsable. Le début d’une belle histoire, qui pourrait servir de modèle à toute une industrie. Légende : Prolong est une plateforme SaaS B2B qui centralise les retours, réparations, remboursements et services d’entretien pour des marques issues des filières mode, chaussure, joaillerie, accessoires et équipement outdoor.

25 février 2026

Eenuée & Duqueine : Un partenariat d’avenir pour faire voler un avion électrique en 2033

Un avion 100 % électrique qui relie Limoges à Lyon au même prix qu’un TGV ? C’est toute l’ambition de la jeune pousse ligérienne Eenuée, qui vient de signer un partenariat stratégique avec le groupe Duqueine. Par Laurie Bruno Depuis 2019, Eenuée développe un avion décarboné prometteur : 11 fois moins d’énergie consommée qu’un avion classique, zéro émission en vol, et des nuisances sonores très faibles. Un avion capable d’atterrir sur de très petites distances, y compris dans l’eau, et qui pourrait transporter en toute autonomie 19 passagers sur des trajets allant jusqu’à 500 kilomètres d’ici 2033. Concilier décarbonation de l’aviation et désenclavement territorial « Comme on décarbone l’automobile ou le naval, il faut aussi décarboner l’aérien, car c’est un secteur en pleine croissance », avance Baptiste Guiliani, bras droit du fondateur d’Eenuée, Éric Herzberger. C’est pourquoi la start-up stéphanoise s’est associée au groupe Duqueine, fournisseur clé d’Airbus, et dont l’expertise industrielle est largement reconnue. L’avion issu de ce partenariat sera déployé dans un premier temps en Auvergne-Rhône-Alpes, région montagneuse enclavée, pour relier les territoires isolés. « On envisage un vol de Lyon vers Limoges et Clermont-Ferrand, deux villes qui ont de grands enjeux de mobilité. Legrand et Michelin, les deux seules entreprises du CAC 40 à ne pas être sur Paris, se plaignent énormément de leur enclavement », déplore Baptiste Guiliani. Un avion pensé par et pour les territoires Une solution propre, accessible, et sans investissement public majeur, ancrée territorialement. « Ce partenariat, c’est aussi une démarche locale. Pour nous, c’est essentiel de fédérer les réseaux industriels, car c’est comme ça qu’on construit une vraie dynamique autour de l’innovation et de la mobilité durable. » Prochaine étape : un avion certifiable de 8 mètres d’envergure. « On a fait voler un avion de 4-5 mètres d’envergure pour confirmer nos théories. Maintenant, on développe un appareil certifiable deux fois plus grand. », explique Baptiste Guiliani, ajoutant que c’est ce partenariat qui va « permettre de définir la structure optimale de l’avion final. »

Adaozañ - éco-matériau design à base de pommes. Photo : Le Studio de Fanfan

20 juillet 2026

Adaozañ transforme le marc de pomme en éco-matériau design

De leur atelier de Quimperlé s’échappe une douce odeur de pomme caramélisée. Pourtant, rien de comestible n’en est jamais sorti. Youenn Le Pocréau, designer, et Guillaume Bournigal, menuisier et métallier, travaillent en fait sur un produit étonnant : des revêtements en marc de pomme. Ces deux jeunes Bretons ont découvert en visitant une cidrerie bretonne en 2020 la problématique de ce déchet. Chaque automne, des centaines de milliers de tonnes de marc de pomme sont obtenues suite à la fabrication de cidre, sans réelle solution de revalorisation. “Son acidité rend son utilisation compliquée, en épandage comme en alimentation animale. Même sa méthanisation n’offre qu’un rendement médiocre”, explique Youenn Le Procréau. Un éco-matériau à base de pommes En thermo-agglomérant ce marc, les deux entrepreneurs parviennent à obtenir un éco-matériau aux teintes variant de l’ocre au brun, le tout sans liant chimique ou pétro-sourcé. “Le matériau ne contient rien d’autre que de la pomme — et se composte naturellement en fin de vie”, précise le designer. 10 kilos de marc sont nécessaires pour produire 1 mètre carré de panneaux.  Après deux projets pilotes menés dans la capitale, l’un à La Grande Epicerie de Paris et l’autre à L’Académie du Climat, Youenn Le Pocréau et Guillaume Bournigal sont en train de remplir leur carnet de commandes, que ce soit pour des projets de revêtement mural, ou la production de panneaux d’agencement (façade de comptoir, de placard…). Pour en savoir plus : Adaozañ

SAO Textile recycle des filets de pêche pour les transformer en fibre textile écoresponsable.

21 juillet 2026

SAO Textile transforme les filets de pêche en fil d’avenir

Tout est parti d’un électrochoc. Celui vécu par une styliste passionnée confrontée, lors d’un déplacement professionnel, à la réalité des usines textiles en Asie. De ce déclic est née SAO Textile, une société à mission fondée en 2023 à Bessan, dans l’Hérault, qui recycle des filets de pêche pour les transformer en fibre textile écoresponsable. Du Bangladesh aux filets de pêche Devenir styliste était pour Marine Olacia un rêve d’enfant. La flamme vacille en 2017 lorsque, après 15 ans de carrière, l’Héraultaise est confrontée à l’envers du décors lors d’un voyage professionnel au Bangladesh. “Le choc a été immense. J’ai eu une vraie prise de conscience et une envie de continuer de faire la mode, mais autrement”, se souvient-elle. Son engagement auprès de l’association Project Rescue Ocean, à Marseille, esquisse les contours de SAO Textile. Marine Olacia découvre la problématique des filets de pêche, pour lesquels aucune solution de recyclage n’est prévue malgré un temps de décomposition estimé à 600 ans. Selon le ministère de la Transition Écologique, 640.000 tonnes d’entre eux sont par ailleurs perdus ou rejetés chaque année en mer, représentant plus de 10 % de la pollution plastique sous-marine. Une fibre écoresponsable 100% française Dans la tête de Marine Olacia se tisse alors une idée novatrice : celle de donner une seconde vie aux filets de polyamide utilisés pour la pêche au thon en les transformant en fibre textile. Mais si le recyclage des filets est techniquement possible, aucune filière structurée n’existe encore en France. Marine Olacia mobilise alors pêcheurs et industriels autour de son projet. Avec l’aide de chercheurs, elle développe un procédé de recyclage thermo-mécanique transformant les filets en granulés plastique, puis en fil de polyamide. “Avec 1kg de filets de pêche, nous pouvons obtenir 20 kilomètres de fil recyclé, soit 7 tee-shirts techniques”, explique l’entrepreneuse. Le processus ne nécessite aucun ajout de matière vierge ni de substance chimique. Cap sur les premières collaborations Depuis 2023, plus de 150 tonnes de filets ont déjà été collectés en Occitanie. La startup, labellisée Greentech Innovation en 2025, ambitionne de commercialiser cette fibre dans les mois à venir auprès des marques et industriels, leur offrant une solution de production relocalisée, du fil à la confection. La proposition a déjà piqué l’intérêt de nombreux acteurs, alors que la loi AGEC engage la filière textile à prendre ses responsabilités environnementales. “Nous avons deux tests actifs en cours : l’un pour le développement d’une chaussure de sport, l’autre pour le secteur de la Défense”, précise Marine Olacia. Par la suite, elle envisage de développer sa propre gamme de vêtements techniques recyclés. À la croisée des enjeux industriels, environnementaux et de souveraineté, SAO Textile fait des déchets marins une ressource d’avenir.

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