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Innovation et nouvelles technologies durables

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Innovation et nouvelles technologies durables

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01 juin 2023

Les Hauts-de-France, territoire électrique

Le 30 mai dernier, à Douvrain, dans le Pas-de-Calais, une giga-factory de batteries électriques vient d’être inaugurée. La date est à marquer d’une pierre blanche, et d’ailleurs, trois ministres ont fait le déplacement, Bruno Le Maire, Agnès Pannier-Runacher et Roland Lescure). De même étaient présents les trois patrons des entreprises qui se sont alliées dans le consortium ACC (Automotive Cells Company) : Mercedes, avec Ola Källenius, Stellantis (Carlos Tavares), et TotalEnergies (Patrick Pouyanné). Laquelle entreprise confirme sa place  de leader dans le domaine des énergies renouvelables, n’en déplaise aux activistes. Cette usine est la première production européenne d’un élément clé de la valeur ajoutée. Avec tous les avantages que cela comporte : • des milliers d’emplois à haute valeur ajoutée, • la garantie d’une souveraineté européenne sur un domaine qui s’annonce majeur, • enfin, et c’est sans doute le point majeur, la reprise en main de nos capacités d’innovation. Car on a bien compris, avec la délocalisation des industries en Chine, que les gains en termes de coût se payaient en délocalisation d’expertise et d’innovation, et donc de maîtrise des technologies d’avenir. Protectionnisme De plus, il s’agit là de la création d’un véritable bassin de savoir-faire, car trois autres usines devraient sortir de terre d’ici 2030. Dont celle du taïwanais Prologium, qui a choisi Dunkerque pour installer son usine européenne. L’investissement sera proche de 5 milliards d’euros, avec 3000 emplois.Les deux autres projets sont ceux du chinois Envision, et de la start-up française Verkor. De plus, on peut se féliciter que la France, par la voix d’Emmanuel Macron, n’aie plus peur de recourir à une vision protectionniste de l’avenir technologique, qui n’est qu’une juste réponse au protectionnisme américain, qui réserve un bonus de 7.500 dollars aux seuls véhicules équipés de batteries fabriquées sur le sol américain, et au protectionnisme chinois, encore plus draconien.


13 avril 2023

La fertilisation raisonnée, pour préserver les terres

Quand on évoque l’avenir de l’agriculture, il est surtout question des dangers des pesticides, glyphosate et autres, des pollutions qu’ils entraînent dans les sols et les nappes phréatiques, de leur nocivité que nous retrouvons dans les aliments consommés, et des dégâts qu’ils causent sur la biodiversité. On parle beaucoup des fertilisants et engrais azotés, pourtant tout aussi nuisibles. Pourtant des solutions plus respectueuses de l’environnement existent, et une entreprise encore peu connue, Drouin, s’est spécialisée dans les engrais dits « complexes », qui reconstituent ou entretiennent l’équilibre minéral des sols et préservent leur fertilité naturelle. Elle fournit également des engrais UAB (Utilisables en Agriculture Biologique). Basée en Normandie et fondée en 1947, elle a pu éprouver ses solutions de longue date avec nombres d’agriculteurs, dans tous les domaines : céréales, oléagineux, cultures légumières, pomme de terre, betterave, élevage, arboriculture, vignoble…    Pour cette société, seule la fertilisation raisonnée et productive est capable d’assurer aux exploitants agricoles la rentabilité à court terme de leur production tout en préservant à moyen et long terme la valeur et la productivité de leurs terres. Au-delà des savoir-faire sur les formulations des engrais, l’un des atouts de Drouin est de proposer à chaque agriculteur des conseils adaptés, en procédant à une analyse de ses sols, par un expert agronome.


02 mars 2023

Drive to zero : postulez pour le Grand Prix de l’Innovation pour la mobilité !

Drive to zero, c’est le nouveau salon dédié à la mobilité décarbonée. Pour cette première édition qui aura lieu du 5 au 7 avril 2023 à Paris, au Grand Palais Éphémère, de nombreux temps forts sont prévus : des cycles de conférence, une expo artistique, une grande soirée de networking, mais aussi un Grand prix de l’innovation, pour lequel vous pouvez encore candidater. Si vous avez développé un produit ou service innovant pour la mobilité décarbonée, Alors postulez dès maintenant, dans l’une des 5 catégories : • Décarboner la mobilité des professionnels : Solutions innovantes qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements professionnels (logistique, transports de marchandises…) • Décarboner la mobilité individuelle : initiatives qui visent à décarboner les déplacements individuels (véhicules individuels, mobilité douce, mobilité active…)  • Mobilité décarbonée des collectivités : projets innovants menés par les collectivités locales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements  • Infrastructures et modèles énergétiques : initiatives innovantes en matière d’infrastructures de recharge et de modèles énergétiques pour les véhicules électriques.  • Solutions connectées : solutions innovantes qui utilisent les technologies de l’Internet des objets pour améliorer la mobilité durable. Date limite de candidature :  10 mars Délibération des jurés : 22 mars L’annonce des lauréats et la remise des prix aura lieu le mercredi 5 avril dans le Grand Auditorium du Grand Palais Éphémère Pour candidater au Prix, c’est ici


06 février 2023

Cannes, capitale de l’Intelligence Artificielle

Les 9, 10 et 11 février se tiendra la 2e édition du World AI Cannes festival (WAICF), qui est déjà devenu le premier rendez-vous mondial de l’Intelligence artificielle. Le festival s’adresse aux experts et entreprises avec un programme de conférences éclectique, plus de 200 exposants, ainsi que des sessions où plus de 50 start-ups pitcheront. Mais les organisateurs ont également prévu une journée grand public, le samedi 10, avec plus de 20 expériences immersives. Car l’Intelligence Artificielle n’est pas qu’une technologie pour geek, elle s’insinue dans tous les domaines, et dans quelques années il est certain que chacun d’entre nous aura affaire avec cette technologie – ou plutôt cet ensemble de technologies. Des étudiants rédigent déjà leurs devoirs grâce à ChatGPT et, dans les entreprises, toutes les fonctions y feront appel : production, communication, finance, recrutement… Les espaces thématiques pour cette édition 2023 s’orienteront vers les nouvelles applications dans la robotique, le gaming, la restauration, le sport et le bien-être. Plus d’une centaine d’intervenants sont attendus pour cette nouvelle édition, et vous trouverez certainement, quel que soit votre niveau de connaissance, de quoi satisfaire votre curiosité, parmi les cinq catégories de conférences : • L’IA POUR LA SOCIÉTÉ : comprendre les avantages de l’intelligence artificielle pour la société et notre planète, et les défis à relever. • L’IA AUJOURD’HUI ET DEMAIN : explorer ce que l’IA peut faire aujourd’hui pour imaginer ce que les innovations futures apporteront à la société et aux organisations de demain. • STRATEGIE D’IA : obtenir des informations clés pour améliorer sa stratégie d’IA et faire passer son entreprise au niveau supérieur. • TECHNOLOGIE DE L’IA : apprendre comment utiliser au mieux les différentes technologies de l’IA et former son esprit d’innovation avec des intervenants de haut niveau. • APPLICATIONS DE L’AI : obtenir un aperçu des progrès que l’IA peut apporter aux organisations, grâce à des focus sur différents secteurs d’activité. Les enjeux du développement durable et de l’éthique seront au coeur de plusieurs événements. Ainsi, rien que pour la première journée, quatre conférences adresseront directement le sujet : AI for good, AI and combatting climate change, Environment, AI for impact. Pour vous inscrire, c’est ici : https://worldaicannes.com/


06 janvier 2023

A Las Vegas, un salon aussi vert que technologique ?

Cette année, à Las Vegas, l’ambiance a changé. Le salon dédié à l’innovation technologique tous azimuths, se tourne de plus en plus vers l’innovation verte. Les grands thèmes sont aujourd’hui la mobilité, la santé et le développement durable.Pour ce temple de la consommation, est-ce un virage éphémère, ou une tendance de fond ? La deuxième hypothèse est à privilégier, car même le nom historique du salon, Consumer Electronic Show, à l’affiche depuis plus de 50 ans, est abandonné, au profit de l’acronyme CES, moins discriminant, et sans doute en attendant un nom plus significatif.Et les organisateurs ne s’en cachent pas : ils ne font que suivre la tendance. « Tout l’écosystème parle de développement durable, les dirigeants de notre industrie tiennent aussi à trouver des solutions pérennes pour leurs enfants et petits-enfants, et donner de l’optimisme pour l’avenir », affirme Gary Shapiro, le directeur du salon. Et, Cocorico !, la France est le pays étranger le plus représenté au salon de Las Vegas, avec 170 sociétés ayant fait le déplacement. Voici deux pépites que nous avons relevées. Acwa Robotics inspecte les canalisations Acwa Robotics, fondée en 2018, a conçu un robot pour inspecter les canalisations d’eau. L’appareil, une chenille avec un bras articulé, épouse parfaitement la forme des tuyaux, pour éviter de les endommager ou d’y rester bloqué.Il peut fonctionner y compris quand la canalisation est en fonctionnement, ce qui évite de perturber la distribution d’eau. Il détecte tous les problèmes, fuites, corrosions, et même la rouille à l’extérieur des canalisations, grâce à des capteurs à ultrasons. Une entrée en lice au CES remarquée, puisque l’entreprise a raflé trois prix. Solar e-light, éclairage public autonome Le luminaire autonome Solar e-light, innovation sélectionnée par Solar Impulse, est alimentée par une plaque photovoltaïques placée à son sommet.Il est connecté, et doté d’une intelligence artificielle, pour anticiper les conditions météorologiques et s’y adapter en temps réel.Il promet des avantages conséquents :• Entre 4 et 11 nuits d’autonomie.• Jusqu’à 118% d’économies d’énergie par rapport à l’alternative classique


04 décembre 2022

Les trophées Défis RSE 2022

Les lauréats aux trophées Défis RSE dont Décisions Durables est jury et partenaire depuis plusieurs années ont été nommés le 24 Novembre dernier.



28 septembre 2022

BMW développe des batteries 6e génération, plus durables et moins gourmandes en ressources

La batterie est la clé de réussite des véhicules électriques. BMW a anticipé et a développé une nouvelle gamme de batteries, qui équiperont les modèles de sa Neue Klasse dès 2025.Les promesses de cette 6e génération de cellules lithium-ion développées par l’entreprise sont considérables. Elles apportent des améliorations sur tous les critères de performance : • densité énergétique : + 20 %• vitesse de charge : + 30 % • autonomie : + 30 % Tout cela avec des coûts jusqu’à 50 % inférieurs à ceux de la génération actuelle. Et, pour gagner encore plus en performance environnementale, « Nous réduisons également les émissions de CO2 provenant de la production des cellules de 60 % », assure Frank Weber, responsable de la division Développement et membre du Directoire, grâce au réemploi et à l’utilisation d’énergies renouvelables. L’engagement pour le véhicule électrique se chiffre à plusieurs milliards. Joachim Post, responsable des achats et du réseau de fournisseurs, trace un futur ambitieux : « Pour répondre à nos besoins à long terme, nous allons construire avec nos partenaires des usines de cellules de batterie, chacune d’une capacité annuelle allant jusqu’à 20 GWh, sur six sites dans des marchés clés pour nous : deux en Chine, deux en Europe et deux aux États-Unis. » Autre indice de cet engagement : BMW développe ces produits dans des centres de compétences internes, qui couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur, de la recherche et du développement à la conception des cellules de batterie, jusqu’à la fabrication. Ainsi, le Centre de Compétence de Parsdorf, près de Munich, qui entrera en service fin 2022, sera dédié au développement d’une expertise maison. Les grandes séries seront, elles, confiées à des partenaires chinois.

Articles les plus lus

25 février 2026

Eenuée & Duqueine : Un partenariat d’avenir pour faire voler un avion électrique en 2033

Un avion 100 % électrique qui relie Limoges à Lyon au même prix qu’un TGV ? C’est toute l’ambition de la jeune pousse ligérienne Eenuée, qui vient de signer un partenariat stratégique avec le groupe Duqueine. Par Laurie Bruno Depuis 2019, Eenuée développe un avion décarboné prometteur : 11 fois moins d’énergie consommée qu’un avion classique, zéro émission en vol, et des nuisances sonores très faibles. Un avion capable d’atterrir sur de très petites distances, y compris dans l’eau, et qui pourrait transporter en toute autonomie 19 passagers sur des trajets allant jusqu’à 500 kilomètres d’ici 2033. Concilier décarbonation de l’aviation et désenclavement territorial « Comme on décarbone l’automobile ou le naval, il faut aussi décarboner l’aérien, car c’est un secteur en pleine croissance », avance Baptiste Guiliani, bras droit du fondateur d’Eenuée, Éric Herzberger. C’est pourquoi la start-up stéphanoise s’est associée au groupe Duqueine, fournisseur clé d’Airbus, et dont l’expertise industrielle est largement reconnue. L’avion issu de ce partenariat sera déployé dans un premier temps en Auvergne-Rhône-Alpes, région montagneuse enclavée, pour relier les territoires isolés. « On envisage un vol de Lyon vers Limoges et Clermont-Ferrand, deux villes qui ont de grands enjeux de mobilité. Legrand et Michelin, les deux seules entreprises du CAC 40 à ne pas être sur Paris, se plaignent énormément de leur enclavement », déplore Baptiste Guiliani. Un avion pensé par et pour les territoires Une solution propre, accessible, et sans investissement public majeur, ancrée territorialement. « Ce partenariat, c’est aussi une démarche locale. Pour nous, c’est essentiel de fédérer les réseaux industriels, car c’est comme ça qu’on construit une vraie dynamique autour de l’innovation et de la mobilité durable. » Prochaine étape : un avion certifiable de 8 mètres d’envergure. « On a fait voler un avion de 4-5 mètres d’envergure pour confirmer nos théories. Maintenant, on développe un appareil certifiable deux fois plus grand. », explique Baptiste Guiliani, ajoutant que c’est ce partenariat qui va « permettre de définir la structure optimale de l’avion final. »

Adaozañ - éco-matériau design à base de pommes. Photo : Le Studio de Fanfan

20 juillet 2026

Adaozañ transforme le marc de pomme en éco-matériau design

De leur atelier de Quimperlé s’échappe une douce odeur de pomme caramélisée. Pourtant, rien de comestible n’en est jamais sorti. Youenn Le Pocréau, designer, et Guillaume Bournigal, menuisier et métallier, travaillent en fait sur un produit étonnant : des revêtements en marc de pomme. Ces deux jeunes Bretons ont découvert en visitant une cidrerie bretonne en 2020 la problématique de ce déchet. Chaque automne, des centaines de milliers de tonnes de marc de pomme sont obtenues suite à la fabrication de cidre, sans réelle solution de revalorisation. “Son acidité rend son utilisation compliquée, en épandage comme en alimentation animale. Même sa méthanisation n’offre qu’un rendement médiocre”, explique Youenn Le Procréau. Un éco-matériau à base de pommes En thermo-agglomérant ce marc, les deux entrepreneurs parviennent à obtenir un éco-matériau aux teintes variant de l’ocre au brun, le tout sans liant chimique ou pétro-sourcé. “Le matériau ne contient rien d’autre que de la pomme — et se composte naturellement en fin de vie”, précise le designer. 10 kilos de marc sont nécessaires pour produire 1 mètre carré de panneaux.  Après deux projets pilotes menés dans la capitale, l’un à La Grande Epicerie de Paris et l’autre à L’Académie du Climat, Youenn Le Pocréau et Guillaume Bournigal sont en train de remplir leur carnet de commandes, que ce soit pour des projets de revêtement mural, ou la production de panneaux d’agencement (façade de comptoir, de placard…). Pour en savoir plus : Adaozañ

SAO Textile recycle des filets de pêche pour les transformer en fibre textile écoresponsable.

21 juillet 2026

SAO Textile transforme les filets de pêche en fil d’avenir

Tout est parti d’un électrochoc. Celui vécu par une styliste passionnée confrontée, lors d’un déplacement professionnel, à la réalité des usines textiles en Asie. De ce déclic est née SAO Textile, une société à mission fondée en 2023 à Bessan, dans l’Hérault, qui recycle des filets de pêche pour les transformer en fibre textile écoresponsable. Du Bangladesh aux filets de pêche Devenir styliste était pour Marine Olacia un rêve d’enfant. La flamme vacille en 2017 lorsque, après 15 ans de carrière, l’Héraultaise est confrontée à l’envers du décors lors d’un voyage professionnel au Bangladesh. “Le choc a été immense. J’ai eu une vraie prise de conscience et une envie de continuer de faire la mode, mais autrement”, se souvient-elle. Son engagement auprès de l’association Project Rescue Ocean, à Marseille, esquisse les contours de SAO Textile. Marine Olacia découvre la problématique des filets de pêche, pour lesquels aucune solution de recyclage n’est prévue malgré un temps de décomposition estimé à 600 ans. Selon le ministère de la Transition Écologique, 640.000 tonnes d’entre eux sont par ailleurs perdus ou rejetés chaque année en mer, représentant plus de 10 % de la pollution plastique sous-marine. Une fibre écoresponsable 100% française Dans la tête de Marine Olacia se tisse alors une idée novatrice : celle de donner une seconde vie aux filets de polyamide utilisés pour la pêche au thon en les transformant en fibre textile. Mais si le recyclage des filets est techniquement possible, aucune filière structurée n’existe encore en France. Marine Olacia mobilise alors pêcheurs et industriels autour de son projet. Avec l’aide de chercheurs, elle développe un procédé de recyclage thermo-mécanique transformant les filets en granulés plastique, puis en fil de polyamide. “Avec 1kg de filets de pêche, nous pouvons obtenir 20 kilomètres de fil recyclé, soit 7 tee-shirts techniques”, explique l’entrepreneuse. Le processus ne nécessite aucun ajout de matière vierge ni de substance chimique. Cap sur les premières collaborations Depuis 2023, plus de 150 tonnes de filets ont déjà été collectés en Occitanie. La startup, labellisée Greentech Innovation en 2025, ambitionne de commercialiser cette fibre dans les mois à venir auprès des marques et industriels, leur offrant une solution de production relocalisée, du fil à la confection. La proposition a déjà piqué l’intérêt de nombreux acteurs, alors que la loi AGEC engage la filière textile à prendre ses responsabilités environnementales. “Nous avons deux tests actifs en cours : l’un pour le développement d’une chaussure de sport, l’autre pour le secteur de la Défense”, précise Marine Olacia. Par la suite, elle envisage de développer sa propre gamme de vêtements techniques recyclés. À la croisée des enjeux industriels, environnementaux et de souveraineté, SAO Textile fait des déchets marins une ressource d’avenir.

Mathilde Moulin

03 février 2026

Mathilde Moulin met la réutilisation des eaux grises à portée des particuliers

Jeune start-up provençale, Wadi, co-fondée avec Damien Oursel, réutilise l’eau des douches et lavabos pour les toilettes, machines à laver et systèmes d’arrosage. Le but : rendre tout un chacun facilement plus autonome et résilient, même sur un marché encore balbutiant. Quelle est l’innovation de votre système de récupération des eaux grises ? Mathilde Moulin : Nous sommes conformes à la réglementation de 2024 ! L’autre chose, c’est l’agilité de notre système : il s’adapte à l’existant – services de distribution d’eau des maisons, petits immeubles, campings – il est sur-mesure, pour aller directement et rapidement sur le terrain, et surtout accessible financièrement : il faut compter 2 à 3 000 euros, deux jours d’installation et un pan de mur d’un mètre carré de disponible pour la pose de l’unité de traitement ainsi qu’un espace au sol pour une cuve de stockage de 200 litres. Wadi permet d’économiser jusqu’à 40 % sur sa facture d’eau, et de s’adapter face aux sécheresses et aux restrictions. Votre parcours est mêlé à la potabilisation de l’eau… Je travaille depuis 12 ans, dans le cadre d’une entreprise familiale, sur la repotabilisation des eaux grises pour rendre l’habitat autonome. Wadi est la version ultra simplifiée de notre technologie, Geopure, qui est légale sur nos territoires. Votre modèle d’affaires est basé sur la vente directe ? Oui, nous avons déjà installé une vingtaine de solutions depuis l’automne 2024. Pour cela, nous avons levé 450 000 euros en 2024 auprès de business angels et de Kiss Studio, l’incubateur de Voyage Privé. Nous visons la vente de 200 unités pour 2026 et un chiffre d’affaires de 600 000 euros. La taille du marché est celle du parc de logements sur le territoire et de sa croissance, nous avons de la marge ! Quelles sont vos prochaines étapes ? Déployer un réseau de plombiers agréés capables d’installer notre système auprès des particuliers. Et travailler avec des bailleurs sociaux, des immeubles, des architectes, pour intégrer Wadi en amont dans la conception des bâtiments. Les appels d’offres se multiplient, nous commençons à signer nos premiers contrats avec des bailleurs. Mais pour l’instant, ceux qui sont sensibilisés sont ceux qui ont déjà fait face à des restrictions. C’est la jeunesse du marché qui rend compliqué de prévoir sa croissance ? En effet, le marché actuel est quasi inexistant, et inextricablement corrélé aux événements climatiques, aux conflits d’usage qui en découleront et à la volonté politique d’aller vers une meilleure gestion de l’eau à l’échelle nationale et d’intégrer la réutilisation aux plans d’urbanisation. Nous savons qu’à un moment cela va décoller, et vite, mais il est très difficile de faire des projections. Nous serons prêts !

12 février 2026

Mode durable : le géant de la sneaker éco-responsable s’associe à la jeune pousse Prolong

Rendre la réparation plus simple que le rachat d’un produit neuf ? C’est l’ambition de la start-up Prolong. Lancée en 2023 entre Paris et Nantes, elle a mis au point une plateforme de gestion du service après-vente pour marques et distributeurs. Deux ans plus tard, elle signe un partenariat avec le leader français de la basket écologique Veja. Retour sur une collaboration à succès. Révolutionner le SAV Prolong est née d’un chiffre : la réparation d’un produit textile peut réduire son impact environnemental de 30 %, selon l’ONG britannique WRAP. La start-up accompagne aujourd’hui une dizaine de marques, du textile à la joaillerie en passant par la maroquinerie et la chaussure, dans l’orchestration de leur service après-vente. The North Face, Fusalp ou Bocage leur font déjà confiance. « On les aide à prolonger la durée de vie du produit, de la retouche à la personnalisation en passant par le recyclage s’il est irrécupérable », avance Tanguy Frécon, cofondateur et directeur général de la jeune pousse. Un partenariat comme une évidence… L’alliance avec Veja, acteur pionnier sur la réparation, s’est imposée naturellement. « Ils ont leur propre cordonnerie depuis longtemps », rappelle Tanguy Frécon, faisant référence à la boutique VEJA General Store dans le 10e arrondissement de Paris. Mais la gestion du service après-vente restait difficile pour Veja. « Nous voulions que l’expérience de réparation soit aussi fluide et soignée que celle de l’achat », souligne Daniel Schmitt, responsable des opérations réparation chez Veja. Les résultats sont déjà prometteurs : « Les premiers retours sont incroyables en termes de réduction de délais de traitement, et de satisfaction client, avec déjà des centaines de réparations », rapporte le cofondateur de Prolong. … Pour ouvrir la voie La suite ? Équiper les boutiques Veja partout en France, puis en Europe, et pourquoi pas à l’autre bout du monde – Japon et États-Unis notamment. Une solution globale, multicanale, et qui permet de tout gérer, de la communication client au suivi des pièces détachées : voilà l’ambition de la jeune pépite française pour le géant de la chaussure éco-responsable. Le début d’une belle histoire, qui pourrait servir de modèle à toute une industrie. Légende : Prolong est une plateforme SaaS B2B qui centralise les retours, réparations, remboursements et services d’entretien pour des marques issues des filières mode, chaussure, joaillerie, accessoires et équipement outdoor.

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