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Innovation et nouvelles technologies durables

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02 mars 2023

Drive to zero : postulez pour le Grand Prix de l’Innovation pour la mobilité !

Drive to zero, c’est le nouveau salon dédié à la mobilité décarbonée. Pour cette première édition qui aura lieu du 5 au 7 avril 2023 à Paris, au Grand Palais Éphémère, de nombreux temps forts sont prévus : des cycles de conférence, une expo artistique, une grande soirée de networking, mais aussi un Grand prix de l’innovation, pour lequel vous pouvez encore candidater. Si vous avez développé un produit ou service innovant pour la mobilité décarbonée, Alors postulez dès maintenant, dans l’une des 5 catégories : • Décarboner la mobilité des professionnels : Solutions innovantes qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements professionnels (logistique, transports de marchandises…) • Décarboner la mobilité individuelle : initiatives qui visent à décarboner les déplacements individuels (véhicules individuels, mobilité douce, mobilité active…)  • Mobilité décarbonée des collectivités : projets innovants menés par les collectivités locales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements  • Infrastructures et modèles énergétiques : initiatives innovantes en matière d’infrastructures de recharge et de modèles énergétiques pour les véhicules électriques.  • Solutions connectées : solutions innovantes qui utilisent les technologies de l’Internet des objets pour améliorer la mobilité durable. Date limite de candidature :  10 mars Délibération des jurés : 22 mars L’annonce des lauréats et la remise des prix aura lieu le mercredi 5 avril dans le Grand Auditorium du Grand Palais Éphémère Pour candidater au Prix, c’est ici


06 février 2023

Cannes, capitale de l’Intelligence Artificielle

Les 9, 10 et 11 février se tiendra la 2e édition du World AI Cannes festival (WAICF), qui est déjà devenu le premier rendez-vous mondial de l’Intelligence artificielle. Le festival s’adresse aux experts et entreprises avec un programme de conférences éclectique, plus de 200 exposants, ainsi que des sessions où plus de 50 start-ups pitcheront. Mais les organisateurs ont également prévu une journée grand public, le samedi 10, avec plus de 20 expériences immersives. Car l’Intelligence Artificielle n’est pas qu’une technologie pour geek, elle s’insinue dans tous les domaines, et dans quelques années il est certain que chacun d’entre nous aura affaire avec cette technologie – ou plutôt cet ensemble de technologies. Des étudiants rédigent déjà leurs devoirs grâce à ChatGPT et, dans les entreprises, toutes les fonctions y feront appel : production, communication, finance, recrutement… Les espaces thématiques pour cette édition 2023 s’orienteront vers les nouvelles applications dans la robotique, le gaming, la restauration, le sport et le bien-être. Plus d’une centaine d’intervenants sont attendus pour cette nouvelle édition, et vous trouverez certainement, quel que soit votre niveau de connaissance, de quoi satisfaire votre curiosité, parmi les cinq catégories de conférences : • L’IA POUR LA SOCIÉTÉ : comprendre les avantages de l’intelligence artificielle pour la société et notre planète, et les défis à relever. • L’IA AUJOURD’HUI ET DEMAIN : explorer ce que l’IA peut faire aujourd’hui pour imaginer ce que les innovations futures apporteront à la société et aux organisations de demain. • STRATEGIE D’IA : obtenir des informations clés pour améliorer sa stratégie d’IA et faire passer son entreprise au niveau supérieur. • TECHNOLOGIE DE L’IA : apprendre comment utiliser au mieux les différentes technologies de l’IA et former son esprit d’innovation avec des intervenants de haut niveau. • APPLICATIONS DE L’AI : obtenir un aperçu des progrès que l’IA peut apporter aux organisations, grâce à des focus sur différents secteurs d’activité. Les enjeux du développement durable et de l’éthique seront au coeur de plusieurs événements. Ainsi, rien que pour la première journée, quatre conférences adresseront directement le sujet : AI for good, AI and combatting climate change, Environment, AI for impact. Pour vous inscrire, c’est ici : https://worldaicannes.com/


06 janvier 2023

A Las Vegas, un salon aussi vert que technologique ?

Cette année, à Las Vegas, l’ambiance a changé. Le salon dédié à l’innovation technologique tous azimuths, se tourne de plus en plus vers l’innovation verte. Les grands thèmes sont aujourd’hui la mobilité, la santé et le développement durable.Pour ce temple de la consommation, est-ce un virage éphémère, ou une tendance de fond ? La deuxième hypothèse est à privilégier, car même le nom historique du salon, Consumer Electronic Show, à l’affiche depuis plus de 50 ans, est abandonné, au profit de l’acronyme CES, moins discriminant, et sans doute en attendant un nom plus significatif.Et les organisateurs ne s’en cachent pas : ils ne font que suivre la tendance. « Tout l’écosystème parle de développement durable, les dirigeants de notre industrie tiennent aussi à trouver des solutions pérennes pour leurs enfants et petits-enfants, et donner de l’optimisme pour l’avenir », affirme Gary Shapiro, le directeur du salon. Et, Cocorico !, la France est le pays étranger le plus représenté au salon de Las Vegas, avec 170 sociétés ayant fait le déplacement. Voici deux pépites que nous avons relevées. Acwa Robotics inspecte les canalisations Acwa Robotics, fondée en 2018, a conçu un robot pour inspecter les canalisations d’eau. L’appareil, une chenille avec un bras articulé, épouse parfaitement la forme des tuyaux, pour éviter de les endommager ou d’y rester bloqué.Il peut fonctionner y compris quand la canalisation est en fonctionnement, ce qui évite de perturber la distribution d’eau. Il détecte tous les problèmes, fuites, corrosions, et même la rouille à l’extérieur des canalisations, grâce à des capteurs à ultrasons. Une entrée en lice au CES remarquée, puisque l’entreprise a raflé trois prix. Solar e-light, éclairage public autonome Le luminaire autonome Solar e-light, innovation sélectionnée par Solar Impulse, est alimentée par une plaque photovoltaïques placée à son sommet.Il est connecté, et doté d’une intelligence artificielle, pour anticiper les conditions météorologiques et s’y adapter en temps réel.Il promet des avantages conséquents :• Entre 4 et 11 nuits d’autonomie.• Jusqu’à 118% d’économies d’énergie par rapport à l’alternative classique


04 décembre 2022

Les trophées Défis RSE 2022

Les lauréats aux trophées Défis RSE dont Décisions Durables est jury et partenaire depuis plusieurs années ont été nommés le 24 Novembre dernier.



28 septembre 2022

BMW développe des batteries 6e génération, plus durables et moins gourmandes en ressources

La batterie est la clé de réussite des véhicules électriques. BMW a anticipé et a développé une nouvelle gamme de batteries, qui équiperont les modèles de sa Neue Klasse dès 2025.Les promesses de cette 6e génération de cellules lithium-ion développées par l’entreprise sont considérables. Elles apportent des améliorations sur tous les critères de performance : • densité énergétique : + 20 %• vitesse de charge : + 30 % • autonomie : + 30 % Tout cela avec des coûts jusqu’à 50 % inférieurs à ceux de la génération actuelle. Et, pour gagner encore plus en performance environnementale, « Nous réduisons également les émissions de CO2 provenant de la production des cellules de 60 % », assure Frank Weber, responsable de la division Développement et membre du Directoire, grâce au réemploi et à l’utilisation d’énergies renouvelables. L’engagement pour le véhicule électrique se chiffre à plusieurs milliards. Joachim Post, responsable des achats et du réseau de fournisseurs, trace un futur ambitieux : « Pour répondre à nos besoins à long terme, nous allons construire avec nos partenaires des usines de cellules de batterie, chacune d’une capacité annuelle allant jusqu’à 20 GWh, sur six sites dans des marchés clés pour nous : deux en Chine, deux en Europe et deux aux États-Unis. » Autre indice de cet engagement : BMW développe ces produits dans des centres de compétences internes, qui couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur, de la recherche et du développement à la conception des cellules de batterie, jusqu’à la fabrication. Ainsi, le Centre de Compétence de Parsdorf, près de Munich, qui entrera en service fin 2022, sera dédié au développement d’une expertise maison. Les grandes séries seront, elles, confiées à des partenaires chinois.


21 juillet 2022

La viticulture, high tech ou low tech ?

La viticulture est, comme sa grande sœur l’agriculture, confrontée à de nombreux défis, liés au réchauffement climatique et à l’utilisation de pesticides. Mais à un degré plus aigu encore. Ainsi, on estime qu’en France, la viticulture utilise 20% des pesticides, alors qu’elle n’occupe que 3 % de la surface agricole.En cause, la fragilité du plant de vigne aux champignons, dont le bien connu mildiou, mais aussi l’oïdium, le black rot…Le plan Écophyto II+ , édité en février dernier, prévoit de réduire les produits phytosanitairess de 50 % d’ici 2025. Comment atteindre cet objectif ? 3 leviers d’innovation sont recensés par Alcimed, une société de conseil spécialisée. – Le biocontrôle et la modélisation épidémiologiqueIl s’agit de remplacer les insecticides et fongicides par des solutions de biocontrôle, autrement dit des mécanismes naturels, en jouant par exemple sur l’activation des défenses de la vigne (les éliciteurs) ou la perturbation de la reproduction des pathogènes…Cette solution ne présente pas une efficacité absolue, elle doit être couplée à des outils de détection et de modélisation épidémiologiques afin de traiter au bon endroit et au bon moment. – La vaccinationLes génomes des pathogènes étant maintenant bien décryptés, il est possible de développer des solutions préventives basées sur l’ARN, comme BioNTech et Moderna l’ont fait pour le covid-19. Il est envisageable de proposer des solutions à base d’ARN ciblant les pathogènes à l’intérieur des plantes et conférant à ces dernières une immunité en cas d’attaque du pathogène. Aussi, la voie vers le phyto-vaccin est ouverte ! Et la Low tech ?D’autres solutions existent, comme les filets protecteurs (voir photo), qui protègent des insectes , mais aussi de la grêle, et évite ainsi les projections d’iodure d’argent dans l’atmosphère, responsable de pollutions et accusées de réduire la pluviométrie, ce qui, dans le contexte actuel de sécheresse et d’incendies, est pour le moins problématique.Les filets coûtent plus cher, demandent plus de main-d’œuvre pour les mettre en place. On retrouve là le dilemme classique technologie/main-d’œuvre. La première solution est plus économique, la seconde plus sociale, et aux effets plus contrôlables.


07 juillet 2022

Le défi des bornes de recharge chez les particuliers

La mobilité électrique est promise à un avenir radieux. Mais elle subit un frein majeur, qui est celui des bornes de recharge. Elles doivent être disséminées partout sur le territoire, dans les espaces privés autant que publics, le plus rapidement possible. Les besoins sont estimés à une borne privée par véhicule, et une borne publique pour 10 véhicules électriques. Or, aujourd’hui, environ 45 millions de véhicules circulent en France. On pourrait donc quantifier le marché, à terme, à 45 millions de bornes privées, et 4,5 millions de bornes publiques. Un marché gigantesque, où la notion de coût sera primordiale. Un acteur prometteur Parmi les différents acteurs présents sur le marché, en général filiales de grands groupes (EDF, Totalenergies, Engie, Shell…), un acteur indépendant tire son épingle du jeu. Wattpark propose en effet un écosystème complet, intégrant une borne de recharge, un service de gestion et administration de la borne via internet, et une application pour l’utilisateur, à un prix tout à fait abordable pour les particuliers. Ce système permet :• Le partage de la borne, et par conséquent la monétisation du point de charge privé,• La réservation de la place et de la recharge, instantanée ou future.• Le pilotage smartgrid, en ciblant les heures creuses, l’utilisation d’une source d’ENR, etc. Wattpark cible principalement la charge lente, de 3,7 kw et 7,4 kw, qui correspond à 90% des besoins. En effet, les véhicules restent au parking 90% de leur temps. De plus, comme les trajets les plus fréquents ne dépassent pas 50km par jour, une à trois heures de charge suffisent, selon la puissance 3,7kw ou 7,4 kw. Cette offre, lente mais accessible, correspond à une segmentation plus rationnelle du marché. Les chargeurs rapides sont en effet 10 à 100 fois plus chers que les chargeurs lents, et ne répondent qu’à 10% des besoins (les grands trajets et les urgences). Avec le défaut supplémentaires que les charges rapides sont dommageables pour les batteries, dont les performances et la durée de vie sont réduites. La borne Wattpark est proposée au prix de 599 € ht, ce qui après subvention ou crédit d’impôt revient à moins de 300 €.

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Mathilde Moulin

03 février 2026

Mathilde Moulin met la réutilisation des eaux grises à portée des particuliers

Jeune start-up provençale, Wadi, co-fondée avec Damien Oursel, réutilise l’eau des douches et lavabos pour les toilettes, machines à laver et systèmes d’arrosage. Le but : rendre tout un chacun facilement plus autonome et résilient, même sur un marché encore balbutiant. Quelle est l’innovation de votre système de récupération des eaux grises ? Mathilde Moulin : Nous sommes conformes à la réglementation de 2024 ! L’autre chose, c’est l’agilité de notre système : il s’adapte à l’existant – services de distribution d’eau des maisons, petits immeubles, campings – il est sur-mesure, pour aller directement et rapidement sur le terrain, et surtout accessible financièrement : il faut compter 2 à 3 000 euros, deux jours d’installation et un pan de mur d’un mètre carré de disponible pour la pose de l’unité de traitement ainsi qu’un espace au sol pour une cuve de stockage de 200 litres. Wadi permet d’économiser jusqu’à 40 % sur sa facture d’eau, et de s’adapter face aux sécheresses et aux restrictions. Votre parcours est mêlé à la potabilisation de l’eau… Je travaille depuis 12 ans, dans le cadre d’une entreprise familiale, sur la repotabilisation des eaux grises pour rendre l’habitat autonome. Wadi est la version ultra simplifiée de notre technologie, Geopure, qui est légale sur nos territoires. Votre modèle d’affaires est basé sur la vente directe ? Oui, nous avons déjà installé une vingtaine de solutions depuis l’automne 2024. Pour cela, nous avons levé 450 000 euros en 2024 auprès de business angels et de Kiss Studio, l’incubateur de Voyage Privé. Nous visons la vente de 200 unités pour 2026 et un chiffre d’affaires de 600 000 euros. La taille du marché est celle du parc de logements sur le territoire et de sa croissance, nous avons de la marge ! Quelles sont vos prochaines étapes ? Déployer un réseau de plombiers agréés capables d’installer notre système auprès des particuliers. Et travailler avec des bailleurs sociaux, des immeubles, des architectes, pour intégrer Wadi en amont dans la conception des bâtiments. Les appels d’offres se multiplient, nous commençons à signer nos premiers contrats avec des bailleurs. Mais pour l’instant, ceux qui sont sensibilisés sont ceux qui ont déjà fait face à des restrictions. C’est la jeunesse du marché qui rend compliqué de prévoir sa croissance ? En effet, le marché actuel est quasi inexistant, et inextricablement corrélé aux événements climatiques, aux conflits d’usage qui en découleront et à la volonté politique d’aller vers une meilleure gestion de l’eau à l’échelle nationale et d’intégrer la réutilisation aux plans d’urbanisation. Nous savons qu’à un moment cela va décoller, et vite, mais il est très difficile de faire des projections. Nous serons prêts !

12 février 2026

Mode durable : le géant de la sneaker éco-responsable s’associe à la jeune pousse Prolong

Rendre la réparation plus simple que le rachat d’un produit neuf ? C’est l’ambition de la start-up Prolong. Lancée en 2023 entre Paris et Nantes, elle a mis au point une plateforme de gestion du service après-vente pour marques et distributeurs. Deux ans plus tard, elle signe un partenariat avec le leader français de la basket écologique Veja. Retour sur une collaboration à succès. Révolutionner le SAV Prolong est née d’un chiffre : la réparation d’un produit textile peut réduire son impact environnemental de 30 %, selon l’ONG britannique WRAP. La start-up accompagne aujourd’hui une dizaine de marques, du textile à la joaillerie en passant par la maroquinerie et la chaussure, dans l’orchestration de leur service après-vente. The North Face, Fusalp ou Bocage leur font déjà confiance. « On les aide à prolonger la durée de vie du produit, de la retouche à la personnalisation en passant par le recyclage s’il est irrécupérable », avance Tanguy Frécon, cofondateur et directeur général de la jeune pousse. Un partenariat comme une évidence… L’alliance avec Veja, acteur pionnier sur la réparation, s’est imposée naturellement. « Ils ont leur propre cordonnerie depuis longtemps », rappelle Tanguy Frécon, faisant référence à la boutique VEJA General Store dans le 10e arrondissement de Paris. Mais la gestion du service après-vente restait difficile pour Veja. « Nous voulions que l’expérience de réparation soit aussi fluide et soignée que celle de l’achat », souligne Daniel Schmitt, responsable des opérations réparation chez Veja. Les résultats sont déjà prometteurs : « Les premiers retours sont incroyables en termes de réduction de délais de traitement, et de satisfaction client, avec déjà des centaines de réparations », rapporte le cofondateur de Prolong. … Pour ouvrir la voie La suite ? Équiper les boutiques Veja partout en France, puis en Europe, et pourquoi pas à l’autre bout du monde – Japon et États-Unis notamment. Une solution globale, multicanale, et qui permet de tout gérer, de la communication client au suivi des pièces détachées : voilà l’ambition de la jeune pépite française pour le géant de la chaussure éco-responsable. Le début d’une belle histoire, qui pourrait servir de modèle à toute une industrie. Légende : Prolong est une plateforme SaaS B2B qui centralise les retours, réparations, remboursements et services d’entretien pour des marques issues des filières mode, chaussure, joaillerie, accessoires et équipement outdoor.

25 février 2026

Eenuée & Duqueine : Un partenariat d’avenir pour faire voler un avion électrique en 2033

Un avion 100 % électrique qui relie Limoges à Lyon au même prix qu’un TGV ? C’est toute l’ambition de la jeune pousse ligérienne Eenuée, qui vient de signer un partenariat stratégique avec le groupe Duqueine. Par Laurie Bruno Depuis 2019, Eenuée développe un avion décarboné prometteur : 11 fois moins d’énergie consommée qu’un avion classique, zéro émission en vol, et des nuisances sonores très faibles. Un avion capable d’atterrir sur de très petites distances, y compris dans l’eau, et qui pourrait transporter en toute autonomie 19 passagers sur des trajets allant jusqu’à 500 kilomètres d’ici 2033. Concilier décarbonation de l’aviation et désenclavement territorial « Comme on décarbone l’automobile ou le naval, il faut aussi décarboner l’aérien, car c’est un secteur en pleine croissance », avance Baptiste Guiliani, bras droit du fondateur d’Eenuée, Éric Herzberger. C’est pourquoi la start-up stéphanoise s’est associée au groupe Duqueine, fournisseur clé d’Airbus, et dont l’expertise industrielle est largement reconnue. L’avion issu de ce partenariat sera déployé dans un premier temps en Auvergne-Rhône-Alpes, région montagneuse enclavée, pour relier les territoires isolés. « On envisage un vol de Lyon vers Limoges et Clermont-Ferrand, deux villes qui ont de grands enjeux de mobilité. Legrand et Michelin, les deux seules entreprises du CAC 40 à ne pas être sur Paris, se plaignent énormément de leur enclavement », déplore Baptiste Guiliani. Un avion pensé par et pour les territoires Une solution propre, accessible, et sans investissement public majeur, ancrée territorialement. « Ce partenariat, c’est aussi une démarche locale. Pour nous, c’est essentiel de fédérer les réseaux industriels, car c’est comme ça qu’on construit une vraie dynamique autour de l’innovation et de la mobilité durable. » Prochaine étape : un avion certifiable de 8 mètres d’envergure. « On a fait voler un avion de 4-5 mètres d’envergure pour confirmer nos théories. Maintenant, on développe un appareil certifiable deux fois plus grand. », explique Baptiste Guiliani, ajoutant que c’est ce partenariat qui va « permettre de définir la structure optimale de l’avion final. »

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