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Innovation et nouvelles technologies durables

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Innovation et nouvelles technologies durables

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06 mars 2022

Baromètre Cleantech Open France

Réservez votre soirée du 9 mars, si vous souhaitez connaître l’état du marché des cleantech en 2022. Cleantech Open France organise une session spéciale, dédiée à la présentation du baromètre Cleantech Open France 2022, un état des lieux complet du marché des cleantech. 9 intervenants prestigieux animeront cette soirée, dont l’explorateur Jean-Louis Etienne, Jean-Gabriel Levon cofondateur de la startup Ynsect, Myriam Schwartz, de la Fondation Solar Impulse. Cette soirée sera aussi l’occasion de remettre leur trophée aux 9 lauréats du concours annuel Cleantech Open France 2021, qui ont été désignés par 80 jurés à la fin d’un processus de sélection de plusieurs mois ayant réuni 150 candidats et plus de 800 évaluations en ligne. Parmi ces neuf start-ups, citons Finx, dans la filière Mobilité, qui a remporté la partie internationale du Cleantech Open Global Forum, les 19 et 21 octobre 2021, à Los Angelès. Pour s’inscrire, c’est ici.


30 décembre 2021

Fusion nucléaire : une remise en cause drastique de la filière de fission nucléaire

En cette toute fin d’année 2021, nous voudrions revenir sur un événement quelque peu passé inaperçu. Le 17 août dernier, un laboratoire du MIT (Massachusetts, USA) a annoncé avoir créé un champ magnétique de 20 teslas, une puissance jamais atteinte auparavant avec ce type de d’équipement. Elle est quatre fois supérieure à celle annoncée par l’expérience Iter, en France, à Cadarache, qui travaille sur le même sujet, mais selon des principes différents. Il faut savoir que la fusion nucléaire consiste à fusionner deux atomes d’hydrogène, ce qui s’accompagne d’une libération d’énergie phénoménale. Cette fusion nécessite de porter un gaz à  l’état de plasma, en le chauffant à plus de 100 millions de degrés. Et pour que la formidable chaleur ne détruise les parois qui le contiennent, ce plasma doit être confiné. C’est le rôle du champ magnétique. L’énergie idéale  Quel est l’avantage ? Plus ce champ est puissant, moins l’aimant occupe d’espace, et plus l’énergie produite est importante Il sera donc possible de créer des centrales jusqu’à 40 fois plus petites que ce qui était estimé jusqu’alors. Avec une réduction corrélative des coûts de construction et d’entretien, d’emprise au sol, etc. La fusion nucléaire est présentée comme l’énergie idéale : non polluante, non radioactive, sans utilisation d’énergie fossile, sans rejet de carbone. Une énergie propre, peu chère à l’exploitation puisqu’elle n’utilise que de l’eau, et garante de l’indépendance énergétique des pays, puisqu’aucune ressource rare n’est nécessaire (si ce n’est pas les capitaux pour construire ces centrales). Une mise en service dès les années 2030 Cette réduction de volume aura également une autre conséquence majeure : une construction plus rapide, et plus fiable. D’où les projections de mise en service dès la prochaine décennie, et non plus à l’horizon 2050, comme les experts s’y accordaient auparavant. Quels que soient les résultats de ces expérimentations (beaucoup d’étapes technologiques restent encore à franchir), c’est une forte incitation à réfléchir sur le lancement prévu de nouvelles centrales nucléaires (de fission nucléaire, donc) en France, qui ne sortiraient de terre que dans une dizaine d’années, et risquent donc d’être obsolètes avant même d’avoir produit leur premier kilowattheure.


09 septembre 2021

LH Forum 2021 : Décisions durables est partenaire de cette édition consacrée à l’économie bleue

La 10ème édition du LH Forum, Forum des Villes et des Territoires positifs, se tiendra les 23 & 24 septembre 2021 avec pour thématique l’eau et l’économie bleue. Le LH Forum prend à cette occasion le nouveau nom de LH2O. L’avenir des territoires en bleu Alors que l’Organisation des Nations Unies a lancé en février dernier une décennie d’actions en faveur de la protection des océans, l’Institut de l’Economie Positive, porté par Jacques Attali et Audrey Tcherkoff, et la ville du Havre, représentée par Edouard Philippe, maire du Havre et Président de Havre Seine Métropole, ont choisi d’inscrire la 10ème édition du LH Forum dans la thématique de  l’économie maritime. Le LH2O sera ainsi l’occasion de sensibiliser le public à la place fondamentale que l’Eau occupe dans notre écosystème et aux défis qui s’annoncent dans l’exploitation et la gestion de cette ressource. Véritables poumons de notre planète, les océans jouent un rôle primordial dans notre subsistance. Ils fournissent la plupart de l’oxygène que nous respirons, constituent une source essentielle de nourriture et de médicaments, et sont un élément primordial de la biosphère.  Cette année, le Forum se tiendra de façon hybride avec l’accueil du public le plus large possible sur place et une retransmission en streaming pour chacune des interventions. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes pour le public : https://www.eventbrite.fr/e/inscription-lh-forum-2021-158091994411


06 septembre 2021

Produrable, le rendez-vous des acteurs de l’économie durable

PRODURABLE est le plus grand rendez-vous européen des acteurs et des solutions en faveur de l’économie durable. L’affiche est ambitieuse : « 2021 – 2030 : Le temps de la Régénération » Cet objectif sera thématisé à travers douze parcours, et quatre piliers : 1. Le Vivant : car la biodiversité impacte les secteurs de l’agroalimentaire, de la chimie, du plastique, de la cosmétique, du textile, et du luxe… 2. Les produits et services, avec les impératifs de l’écoconception, du circuit court, de la réduction des déchets et du réemploi, de l’efficacité énergétique…. 3. L’entreprise et la finance : refonder l’entreprise (raison d’être, mission), renouer avec le temps long, remettre en question le développement et la croissance et redistribuer la richesse. 4. La cohésion sociale : réduire les inégalités, les disparités et déséquilibres sociaux afin d’inclure chacun dans le développement. Revenir, parfois souvent, à l’essentiel, redistribuer la richesse mais aussi favoriser l’inclusion de la société civile pour rétablir la confiance. Un salon résolument orienté solutions. En effet, selon Cécile Colonna d’Istria, fondatrice de PRODURABLE, « le sujet de la responsabilité sociétale des entreprises est dorénavant entré dans une phase de maturité. Cette édition du salon a pour ambition, au-delà de rappeler les enjeux, de présenter les solutions sur la table et les acteurs précurseurs qui sont sur cette voie. »   180 CONFÉRENCES – 200 INTERVENANTS 3 JOURS – 10 000 VISITEURS ATTENDUS du 15 au 17 septembre 2021, au Palais des Congrès de Paris. Pour vous inscrire, c’est ici


11 mai 2021

ChangeNow, c’est demain !

En 2021, climat, ressources, biodiversité, inclusion… sont autant de défis qu’on ne peut plus repousser. Tous les changemakers, investisseurs et grands groupes se donneront rendez-vous l’édition 2021 de ChangeNow, qui aura lieu les 27, 28, 29 mai en ligne.Pour accélérer le changement Inscrivez-vous ici


15 avril 2021

Comment reprendre goût au futur ?

Le présent a ces temps-ci un goût amer. Pourquoi ne pas faire un tour dans le futur ? Faites un tour du monde des innovations les plus inspirantes, avec le forum de l’innovation Netexplo 2021. Voici le Top 10 des initiatives sélectionnées par les experts Netexplo. Des idées et des projets qui pourraient bien changer nos vies et notre futur. • ABAKUS (Argentine) : troc blockchain pour que les agriculteurs échappent aux fluctuations financières. • ALPHAFOLD (UK) : une IA fait gagner 50 ans aux chercheurs pour des avancées médicales majeures. • DALL E (USA) : « l’IA ne sera jamais aussi créative que l’être humain ». Vous en êtes bien sûr ? • NEURAL DECIPHERING (USA) : l’IA déchiffre des langues disparues et fait renaître des civilisations. • GIVE DIRECTLY (Togo) : une IA aide les plus démunis avec de simples données téléphoniques. • RIFT (France) : la gestion de vos investissements est-elle cohérente avec vos convictions ? • SMASHBOARD (Inde) : un réseau social alternatif pour rassembler les victimes d’abus sexuels et sexistes. • GPT NEO (Allemagne) : un collectif de hackers met l’IA la plus puissante du monde en open source. • JUIZHANG (Chine) : effectuer une tâche en 4 m au lieu de 25 milliards d’années ? C’est l’avantage quantique. • WORM AI (Autriche) : une IA inspirée par le cerveau d’un ver : 19 neurones conduisent un véhicule autonome.


08 avril 2021

Zoov et Smoove fusionnent, pour rouler plus vite au service des villes

Le marché du vélo partagé, ou VLS (Vélo en libre-service), est jeune, mais déjà très concurrentiel. Plusieurs entreprises ont plié bagage (OFO, Mobike…), ce qui montre bien le niveau d’exigence de l’environnement. Le rapprochement des deux acteurs majeurs du marché permettra de proposer aux collectiviétés locales une offre fiable, durable, et répondant à leurs préoccupations d’inclusivité et de sécurité. On peut estimer que Smoove apporte son ancienneté, et Zoov sa technologie.Smoove est connu du grand public parisien, à travers le consortium Smovengo, qui opère les vélib. Smoove est également présent à Strasbourg, Avignon, Montpellier, sa ville d’origine, ainsi qu’à l’étranger, avec dans son portefeuille des villes comme Helsinki, Vancouver ou Moscou.  Zoov est également un acteur phare du vélopartage. L’entreprise est active dans plusieurs communes au sud de Paris ainsi qu’à Bordeaux, et a développé une technologie de pointe, à la fois pour le vélo électrique, les bornes de recharge, ultracompactes, et les services de connectivité associés.


11 mars 2021

WiSEED Transitions : objectif, 100M€ de collecte d’ici 2024

Wiseed, une des plateformes de crowdfunding leaders en France, annonce la création d’une entité spécialisée dans la transition écologique, WiSEED Transitions. C’est un nouvel outil de financement, dont les startups du domaine devraient largement profiter.Wiseed n’est pas novice en la matière, puisque, sur les 610 projets financés depuis sa création en 2008, avec 260 millions d’euros collectés, 76 projets concernaient la transition, pour un montant de 25 millions d’euros.La création d’un entité spécialisée vise surtout à accélérer dans ce domaine, en donnant à l’entreprise plus de visibilité et plus d’autonomie. Des moyens à la hauteur de l’objectif Elle sera dotée de moyens propres, avec un directeur général dédié, et une équipe expérimentée, issue des énergies renouvelables.WiSEED Transitions proposera 4 secteurs à l’investissement :– l’efficacité énergétique– l’éolien et les énergies marines renouvelables– la mobilité décarbonnée– la biomasse. Au vu du marché, des enjeux, et des plans de relance en cours, l’entreprise s’est fixé un objectif ambitieux : 100M€ de collecte d’ici 2024.

Articles les plus lus

25 février 2026

Eenuée & Duqueine : Un partenariat d’avenir pour faire voler un avion électrique en 2033

Un avion 100 % électrique qui relie Limoges à Lyon au même prix qu’un TGV ? C’est toute l’ambition de la jeune pousse ligérienne Eenuée, qui vient de signer un partenariat stratégique avec le groupe Duqueine. Par Laurie Bruno Depuis 2019, Eenuée développe un avion décarboné prometteur : 11 fois moins d’énergie consommée qu’un avion classique, zéro émission en vol, et des nuisances sonores très faibles. Un avion capable d’atterrir sur de très petites distances, y compris dans l’eau, et qui pourrait transporter en toute autonomie 19 passagers sur des trajets allant jusqu’à 500 kilomètres d’ici 2033. Concilier décarbonation de l’aviation et désenclavement territorial « Comme on décarbone l’automobile ou le naval, il faut aussi décarboner l’aérien, car c’est un secteur en pleine croissance », avance Baptiste Guiliani, bras droit du fondateur d’Eenuée, Éric Herzberger. C’est pourquoi la start-up stéphanoise s’est associée au groupe Duqueine, fournisseur clé d’Airbus, et dont l’expertise industrielle est largement reconnue. L’avion issu de ce partenariat sera déployé dans un premier temps en Auvergne-Rhône-Alpes, région montagneuse enclavée, pour relier les territoires isolés. « On envisage un vol de Lyon vers Limoges et Clermont-Ferrand, deux villes qui ont de grands enjeux de mobilité. Legrand et Michelin, les deux seules entreprises du CAC 40 à ne pas être sur Paris, se plaignent énormément de leur enclavement », déplore Baptiste Guiliani. Un avion pensé par et pour les territoires Une solution propre, accessible, et sans investissement public majeur, ancrée territorialement. « Ce partenariat, c’est aussi une démarche locale. Pour nous, c’est essentiel de fédérer les réseaux industriels, car c’est comme ça qu’on construit une vraie dynamique autour de l’innovation et de la mobilité durable. » Prochaine étape : un avion certifiable de 8 mètres d’envergure. « On a fait voler un avion de 4-5 mètres d’envergure pour confirmer nos théories. Maintenant, on développe un appareil certifiable deux fois plus grand. », explique Baptiste Guiliani, ajoutant que c’est ce partenariat qui va « permettre de définir la structure optimale de l’avion final. »

Adaozañ - éco-matériau design à base de pommes. Photo : Le Studio de Fanfan

20 juillet 2026

Adaozañ transforme le marc de pomme en éco-matériau design

De leur atelier de Quimperlé s’échappe une douce odeur de pomme caramélisée. Pourtant, rien de comestible n’en est jamais sorti. Youenn Le Pocréau, designer, et Guillaume Bournigal, menuisier et métallier, travaillent en fait sur un produit étonnant : des revêtements en marc de pomme. Ces deux jeunes Bretons ont découvert en visitant une cidrerie bretonne en 2020 la problématique de ce déchet. Chaque automne, des centaines de milliers de tonnes de marc de pomme sont obtenues suite à la fabrication de cidre, sans réelle solution de revalorisation. “Son acidité rend son utilisation compliquée, en épandage comme en alimentation animale. Même sa méthanisation n’offre qu’un rendement médiocre”, explique Youenn Le Procréau. Un éco-matériau à base de pommes En thermo-agglomérant ce marc, les deux entrepreneurs parviennent à obtenir un éco-matériau aux teintes variant de l’ocre au brun, le tout sans liant chimique ou pétro-sourcé. “Le matériau ne contient rien d’autre que de la pomme — et se composte naturellement en fin de vie”, précise le designer. 10 kilos de marc sont nécessaires pour produire 1 mètre carré de panneaux.  Après deux projets pilotes menés dans la capitale, l’un à La Grande Epicerie de Paris et l’autre à L’Académie du Climat, Youenn Le Pocréau et Guillaume Bournigal sont en train de remplir leur carnet de commandes, que ce soit pour des projets de revêtement mural, ou la production de panneaux d’agencement (façade de comptoir, de placard…). Pour en savoir plus : Adaozañ

SAO Textile recycle des filets de pêche pour les transformer en fibre textile écoresponsable.

21 juillet 2026

SAO Textile transforme les filets de pêche en fil d’avenir

Tout est parti d’un électrochoc. Celui vécu par une styliste passionnée confrontée, lors d’un déplacement professionnel, à la réalité des usines textiles en Asie. De ce déclic est née SAO Textile, une société à mission fondée en 2023 à Bessan, dans l’Hérault, qui recycle des filets de pêche pour les transformer en fibre textile écoresponsable. Du Bangladesh aux filets de pêche Devenir styliste était pour Marine Olacia un rêve d’enfant. La flamme vacille en 2017 lorsque, après 15 ans de carrière, l’Héraultaise est confrontée à l’envers du décors lors d’un voyage professionnel au Bangladesh. “Le choc a été immense. J’ai eu une vraie prise de conscience et une envie de continuer de faire la mode, mais autrement”, se souvient-elle. Son engagement auprès de l’association Project Rescue Ocean, à Marseille, esquisse les contours de SAO Textile. Marine Olacia découvre la problématique des filets de pêche, pour lesquels aucune solution de recyclage n’est prévue malgré un temps de décomposition estimé à 600 ans. Selon le ministère de la Transition Écologique, 640.000 tonnes d’entre eux sont par ailleurs perdus ou rejetés chaque année en mer, représentant plus de 10 % de la pollution plastique sous-marine. Une fibre écoresponsable 100% française Dans la tête de Marine Olacia se tisse alors une idée novatrice : celle de donner une seconde vie aux filets de polyamide utilisés pour la pêche au thon en les transformant en fibre textile. Mais si le recyclage des filets est techniquement possible, aucune filière structurée n’existe encore en France. Marine Olacia mobilise alors pêcheurs et industriels autour de son projet. Avec l’aide de chercheurs, elle développe un procédé de recyclage thermo-mécanique transformant les filets en granulés plastique, puis en fil de polyamide. “Avec 1kg de filets de pêche, nous pouvons obtenir 20 kilomètres de fil recyclé, soit 7 tee-shirts techniques”, explique l’entrepreneuse. Le processus ne nécessite aucun ajout de matière vierge ni de substance chimique. Cap sur les premières collaborations Depuis 2023, plus de 150 tonnes de filets ont déjà été collectés en Occitanie. La startup, labellisée Greentech Innovation en 2025, ambitionne de commercialiser cette fibre dans les mois à venir auprès des marques et industriels, leur offrant une solution de production relocalisée, du fil à la confection. La proposition a déjà piqué l’intérêt de nombreux acteurs, alors que la loi AGEC engage la filière textile à prendre ses responsabilités environnementales. “Nous avons deux tests actifs en cours : l’un pour le développement d’une chaussure de sport, l’autre pour le secteur de la Défense”, précise Marine Olacia. Par la suite, elle envisage de développer sa propre gamme de vêtements techniques recyclés. À la croisée des enjeux industriels, environnementaux et de souveraineté, SAO Textile fait des déchets marins une ressource d’avenir.

Mathilde Moulin

03 février 2026

Mathilde Moulin met la réutilisation des eaux grises à portée des particuliers

Jeune start-up provençale, Wadi, co-fondée avec Damien Oursel, réutilise l’eau des douches et lavabos pour les toilettes, machines à laver et systèmes d’arrosage. Le but : rendre tout un chacun facilement plus autonome et résilient, même sur un marché encore balbutiant. Quelle est l’innovation de votre système de récupération des eaux grises ? Mathilde Moulin : Nous sommes conformes à la réglementation de 2024 ! L’autre chose, c’est l’agilité de notre système : il s’adapte à l’existant – services de distribution d’eau des maisons, petits immeubles, campings – il est sur-mesure, pour aller directement et rapidement sur le terrain, et surtout accessible financièrement : il faut compter 2 à 3 000 euros, deux jours d’installation et un pan de mur d’un mètre carré de disponible pour la pose de l’unité de traitement ainsi qu’un espace au sol pour une cuve de stockage de 200 litres. Wadi permet d’économiser jusqu’à 40 % sur sa facture d’eau, et de s’adapter face aux sécheresses et aux restrictions. Votre parcours est mêlé à la potabilisation de l’eau… Je travaille depuis 12 ans, dans le cadre d’une entreprise familiale, sur la repotabilisation des eaux grises pour rendre l’habitat autonome. Wadi est la version ultra simplifiée de notre technologie, Geopure, qui est légale sur nos territoires. Votre modèle d’affaires est basé sur la vente directe ? Oui, nous avons déjà installé une vingtaine de solutions depuis l’automne 2024. Pour cela, nous avons levé 450 000 euros en 2024 auprès de business angels et de Kiss Studio, l’incubateur de Voyage Privé. Nous visons la vente de 200 unités pour 2026 et un chiffre d’affaires de 600 000 euros. La taille du marché est celle du parc de logements sur le territoire et de sa croissance, nous avons de la marge ! Quelles sont vos prochaines étapes ? Déployer un réseau de plombiers agréés capables d’installer notre système auprès des particuliers. Et travailler avec des bailleurs sociaux, des immeubles, des architectes, pour intégrer Wadi en amont dans la conception des bâtiments. Les appels d’offres se multiplient, nous commençons à signer nos premiers contrats avec des bailleurs. Mais pour l’instant, ceux qui sont sensibilisés sont ceux qui ont déjà fait face à des restrictions. C’est la jeunesse du marché qui rend compliqué de prévoir sa croissance ? En effet, le marché actuel est quasi inexistant, et inextricablement corrélé aux événements climatiques, aux conflits d’usage qui en découleront et à la volonté politique d’aller vers une meilleure gestion de l’eau à l’échelle nationale et d’intégrer la réutilisation aux plans d’urbanisation. Nous savons qu’à un moment cela va décoller, et vite, mais il est très difficile de faire des projections. Nous serons prêts !

12 février 2026

Mode durable : le géant de la sneaker éco-responsable s’associe à la jeune pousse Prolong

Rendre la réparation plus simple que le rachat d’un produit neuf ? C’est l’ambition de la start-up Prolong. Lancée en 2023 entre Paris et Nantes, elle a mis au point une plateforme de gestion du service après-vente pour marques et distributeurs. Deux ans plus tard, elle signe un partenariat avec le leader français de la basket écologique Veja. Retour sur une collaboration à succès. Révolutionner le SAV Prolong est née d’un chiffre : la réparation d’un produit textile peut réduire son impact environnemental de 30 %, selon l’ONG britannique WRAP. La start-up accompagne aujourd’hui une dizaine de marques, du textile à la joaillerie en passant par la maroquinerie et la chaussure, dans l’orchestration de leur service après-vente. The North Face, Fusalp ou Bocage leur font déjà confiance. « On les aide à prolonger la durée de vie du produit, de la retouche à la personnalisation en passant par le recyclage s’il est irrécupérable », avance Tanguy Frécon, cofondateur et directeur général de la jeune pousse. Un partenariat comme une évidence… L’alliance avec Veja, acteur pionnier sur la réparation, s’est imposée naturellement. « Ils ont leur propre cordonnerie depuis longtemps », rappelle Tanguy Frécon, faisant référence à la boutique VEJA General Store dans le 10e arrondissement de Paris. Mais la gestion du service après-vente restait difficile pour Veja. « Nous voulions que l’expérience de réparation soit aussi fluide et soignée que celle de l’achat », souligne Daniel Schmitt, responsable des opérations réparation chez Veja. Les résultats sont déjà prometteurs : « Les premiers retours sont incroyables en termes de réduction de délais de traitement, et de satisfaction client, avec déjà des centaines de réparations », rapporte le cofondateur de Prolong. … Pour ouvrir la voie La suite ? Équiper les boutiques Veja partout en France, puis en Europe, et pourquoi pas à l’autre bout du monde – Japon et États-Unis notamment. Une solution globale, multicanale, et qui permet de tout gérer, de la communication client au suivi des pièces détachées : voilà l’ambition de la jeune pépite française pour le géant de la chaussure éco-responsable. Le début d’une belle histoire, qui pourrait servir de modèle à toute une industrie. Légende : Prolong est une plateforme SaaS B2B qui centralise les retours, réparations, remboursements et services d’entretien pour des marques issues des filières mode, chaussure, joaillerie, accessoires et équipement outdoor.

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