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11 mars 2021

WiSEED Transitions : objectif, 100M€ de collecte d’ici 2024

Wiseed, une des plateformes de crowdfunding leaders en France, annonce la création d’une entité spécialisée dans la transition écologique, WiSEED Transitions. C’est un nouvel outil de financement, dont les startups du domaine devraient largement profiter.Wiseed n’est pas novice en la matière, puisque, sur les 610 projets financés depuis sa création en 2008, avec 260 millions d’euros collectés, 76 projets concernaient la transition, pour un montant de 25 millions d’euros.La création d’un entité spécialisée vise surtout à accélérer dans ce domaine, en donnant à l’entreprise plus de visibilité et plus d’autonomie. Des moyens à la hauteur de l’objectif Elle sera dotée de moyens propres, avec un directeur général dédié, et une équipe expérimentée, issue des énergies renouvelables.WiSEED Transitions proposera 4 secteurs à l’investissement :– l’efficacité énergétique– l’éolien et les énergies marines renouvelables– la mobilité décarbonnée– la biomasse. Au vu du marché, des enjeux, et des plans de relance en cours, l’entreprise s’est fixé un objectif ambitieux : 100M€ de collecte d’ici 2024.


02 février 2021

Réduisez vos emballages plastiques au quotidien, avec beterre

beterre est une application de coaching éco-responsable.Elle vous propose des informations et conseils, mais surtout des jeux et des défis ludiques sur toutes les thématiques du quotidien : hygiène, cuisine, mode, consommation… Elle se positionne dans cette grande tendance de l’écologie « simple et facile ». Elle proposera également une gamme de kits pour une consommation plus responsable. Le lancement est prévu pour Juin 2021. En attendant, l’initiative a besoin de vous, et attend votre soutien. Elle est en lice sur le concours national de l’entrepreneuriat social et solidaire lancé par La Fabrique Aviva. Plus d’informations sur https://beterre.life/fr/ https://www.lafabriqueaviva.fr/fr/project/4506/show


21 janvier 2021

Trois start-up françaises à l‘honneur au CES 2021

Le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas s’est tenu du 11 au 14 janvier dernier. Pandémie oblige, une édition 100 % virtuelle. Même pour les champions du digital, c’est quand même moins passionnant. Les organisateurs ont attiré 1500 jeunes pousses, au lieu des 4 500 que des éditions classiques – entendez présentielles – attiraient habituellement.Mais les bonnes surprises n’ont pas été absentes, loin de là. En voici trois, françaises. WeCleen, votre détergent sans erreur de dosage Produire votre propre détergent écolo ? Rien de plus simple avec la Blue, proposée par WeCleen, une start-up d’Aix-en-Provence. Versez une dose du concentré fourni (composé simplement de sels et de vinaigre), puis ajoutez de l’eau du robinet. Au bout de dix minutes, vous obtenez votre nettoyant ménager, sans éléments toxiques. Vous pouvez maintenant laver et désinfecter toutes vos surfaces et matériaux.Le kit de démarrage, comprenant la machine et 50 ml de concentré, est en précommande à 129 € sur le site de l’entreprise. https://www.blue.how Dracula, le photovoltaïque organique Dracula Technologies développe une technologie photovoltaïque organique, c’est-à-dire utilisant des composants polymères.L’avantage est de pouvoir disposer de supports flexibles, moins chers à produire. En effet, ces cellules photovoltaïques sont produites sous forme d’encre, et imprimées sur du papier spécial.L’entreprise vise l’alimentation des myriades d’objets connectés qui verront le jour dans le futur, avec une source d’énergie accessible et optimisée. https://dracula-technologies.com VH 93, des hydroliennes slow-tech VH 93 réactive une vielle technologie : le rotor de Savonius, inventé en 1924, qui est doté d’un axe vertical.L’hydrolienne VH 93 a été conçue dans un esprit que le fondateur, Stephan Guignard, qualifie de « slow tech ». Elle est robuste, parfaitement adaptée aux petits cours d’eau ou canaux d’irrigation et vise d’abord les particuliers, dans le cadre d’une autoconsommation. http://www.vhquatrevingtreize.com


22 décembre 2020

IKEA lance sa Tiny House éco-responsable

C’est officiel, le géant suédois de l’ameublement Ikea, se lance sur le marché de la Tiny House avec the Ikea Tiny Home Project.  Aménagée de manière minimaliste et décorée façon scandinave, cette petite maison est aussi autonome en énergie.  Pour les adeptes d’un style de vie minimaliste et surtout nomade, la tiny house (la petite maison, en français) est devenue au fil des ans une alternative à un mode de vie sédentaire et coûteux. Le Principe ? déposer sur une remorque une maison qu’il suffit ensuite d’accrocher à une camionnette pour déménager. Une Tiny House de 17 m² Pour se lancer sur le marché « juteux » de la tiny house, le géant Ikea  a collaboré avec le spécialiste  américain de ce type d’aménagement, Escape Traveler. En s’inspirant et en revisitant leur modèle Vista Boho XL, est née une Tiny House de 17 m² avec des petits espaces intelligents (coin a coucher, cuisine, toilettes, et même une petite terrasse). La Tiny House a même un petit bureau, pratique pour les digital nomads. Le tout est aménagé et meublé avec la touche scandinave Ikea.  Equipée de panneaux solaires Autonome en énergie grâce à des panneaux solaires déposés sur son toit, cette Tiny House dispose aussi de toilettes à compost et d’un système d’alimentation en eau chaude. D’après le site Lonely Planet, « Les armoires de cuisine ont été aussi fabriquées avec des bouchons de bouteilles recyclés. » Pour acquérir cette Tiny House, comptez environ environ 38 900€ pour la version de base. La maison est personnalisable et son prix peut atteindre entre 50 000€ et 60 000€ si vous ajoutez des options. Une fois commandée, il vous faudra patienter 60 jours le temps de sa construction. 


13 novembre 2020

McDonald’s va lancer une gamme de burger sans viande

La chaîne de fast-food fond qui compte plus de 36 000 restaurants dans le monde a annoncé qu’elle lancerait Mcplant, une gamme de menus végétariens, en 2021. Après KFC et Burger King en 2019, McDonald’s proposera à ses clients une gamme de menus à base de plante, baptisée Mcplant. « Le hamburger sera fait avec une galette juteuse de plantes, servi sur un petit pain chaud de graines de sésame avec toutes les garnitures classiques », a expliqué la chaîne au journal USA Today. Le hamburger sera la première option de menu de la gamme Mcplant, qui pourrait également proposer des alternatives au poulet, œuf et bacon à l’avenir. Si Mcdonald’s a justifié sa nouvelle stratégie par les effets néfastes de la viande sur la santé et l’environnement, il y a aussi une raison économique. Selon, la Barclays Bank, la consommation de substituts de viande pourrait valoir 140 milliards de dollars d’ici 2029. Avec sa nouvelle gamme , la chaîne de fast-food prévoit de rattraper son retard sur ses concurrents en faisant du Mcplant un nouveau levier de croissance. Le lancement de la gamme Mcplant est prévu en 2021 dans certains pays mais pas en France. Pour le marché français, il existe déjà le burger veggie, mais proposé pour une durée limitée, contrairement à la gamme Mcplant qui sera prévue pour durer.  Avec la crise sanitaire, McDonald’s a réussi à maintenir des résultats financiers stables mais ses revenus mondiaux ont tout même chuté de 2% au 3e trimestre 2020.


12 novembre 2020

Une BD pour comprendre les modèles économiques innovants

Vous êtes entrepreneurs ou manager, et vous souhaitez comprendre les « modèles économiques innovants » ? Alors cette BD est faite pour vous ! L’économie en BD, beaucoup l’ont tenté, mais peu ont aussi bien réussi que Christophe Sempels et Michel Alzéal. Avec une narration filée et quelques exemples bien illustrés, ils introduisent avec bonheur des concepts aussi complexes que :• L’efficience économique• La raison d’être• L’économie de la fonctionnalité et de la coopération• Les externalités• Les ressources immatérielles… L’essentiel, donc, en 112 pages, dans un format très agréable à lire. Les deux auteurs Christophe Sempels est Docteur en Sciences de gestion, spécialisé dans les modèles économiques durables innovants. Il a accompagné plus de 150 dirigeants dans la transformation de leurs entreprises. Il vient de fonder LUMIÅ, à la fois centre de recherche et école disruptive, qui a accueilli sa première promotion en septembre 2020.   Pour en savoir plus : www.lumia-edu.fr Michel Alzéal est un dessinateur sensible aux enjeux environnementaux et sociaux, qui a publié de nombreux albums, pour des publics aussi bien enfants qu’adultes. Vous pouvez consulter les 12 premières pages à l’adresse suivantehttps://fr.calameo.com/read/006064865283ee5265a59?authid=pqsBvnYtJP7r Modèles économiques de demain, la transformation112 pages – Éditions Graines d’Argens – 24 € – Infos et commandes : contact@lumia-edu.fr ou directement ici : : https://www.okpal.com/bd-modeles-economiques-de-demain/#/ Pour les cadeaux de fin d’année : tarifs dégressifs pour l’achat de 10/50/100/500/… BD jusqu’à 40%.


26 octobre 2020

Disneyland Paris lance sa première centrale photovoltaïque

A l’occasion de la journée mondiale de l’énergie, jeudi 22 octobre, Disneyland Paris a dévoilé les détails de sa nouvelle centrale photovoltaïque. En 2023, le parc d’attraction installera 67 500 panneaux solaires sur le parking visiteurs. C’est un projet qui avait été officialisé en juillet 2020 après le confinement et dont les détails viennent d’être dévoilés.  « En tant que leader du tourisme, nous devons miser sur le développement durable de notre destination et de ses alentours en optant pour des pratiques éco responsables », a souligné la présidente de Disneyland Paris Natacha  Rafalski, dans un communiqué de presse du groupe, pour justifier le projet. En tout, ce seront 67 500 panneaux solaires qui seront déployés par phase jusqu’en 2023 au-dessus des places de stationnement du parking visiteurs de Disneyland Paris. A terme, ils permettront de produire 31 GWA/an , soit 17% de la consommation de la destination touristique et de réduire les gaz à effet de serre à la hauteur de 750 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent d’une ville de 14 500 habitants. Et pour rester au pays magique de Walt Disney, vu du ciel, les panneaux solaires formeront une tête de Mickey lumineuse, comme sur le parking du parc d’Orlando en Californie, équipé en 2016. Depuis plusieurs années, Disneyland Paris s’est engagé à proposer une expérience unique et respectueuse de l’environnement. Avec la fin des produits en plastique uniques, fixée par le Parlement européen à 2021, le parc avait remplacé, en 2019, les pailles, touillettes et sacs en plastique par des substituts (papier, bois, tissu). En 2018, le parc avait produit 19 000 tonnes de déchets, soit l’équivalent des déchets d’une ville de 40 000 habitants. Une fois terminée, la station photovoltaïque de Disneyland Paris sera l’une des plus grandes du territoire de Val d’Europe (77). Une première partie de la centrale sera opérationnelle dès le printemps 2021. 


19 octobre 2020

Salon Autonomy : pour une mobilité intelligente, saine et durable

Pour toutes les grandes métropoles, frappées durement par le covid, donner les moyens à ses habitants de se déplacer rapidement et surtout en toute sécurité, est devenu un enjeu majeur. C’est dans ce contexte que se tiendra le salon Autonomy, les 4 et 5 novembre prochains, en live 100% digital. Avec en particulier : • Plus de 50 vidéoconférences. Parmi les intervenants : Uber, Zoov, SAP, Thalès, Moovit, Ratp, le réseau Polis…• Une plateforme de business meeting• Des sessions de démonstrations pour les meilleures innovations• Un « startup district » pour les entreprises les plus prometteuses• Un village « AI & autonomous », dédié aux véhicules autonomes et à l’intelligence artificielle• La possibilité de chatter en live avec l’ensemble des participants 7 secteurs à l’honneur Cette année, sept secteurs sont mis en avant :1) Active & Micro-mobility : le vélo, la forme de mobilité la plus saine, la plus propre, et la plus économique en ville2) Shared mobility : services de mobilité partagée pour compléter l’offre de transports en commun3) Maas (Mobility as a service) – ticketing & payments : données et réseaux4) Ai & autonomous : mobilité intelligente et autonome grâce aux technologies de pointe5) Corporate Mobility : plans de mobilité multimodaux pour les collaborateurs6) Physical & digital infrastructure : pour accueillir les nouvelles motorisations (electrique, gnv, hydrogène…), préparer l’arrivée des véhicules autonomes et anticiper les besoins d’infrastructures au service d’une mobilité durable et intégrée dans les smart cities7) Urban Logistics : pour réduire l’impact environnemental des chaînes logistiques et accompagner la croissance des besoins de livraison en milieu urbain Avec cette 5e édition, tenue malgré les contraintes liées à la situation sanitaire, Autonomy affirme plus que jamais son ambition : fédérer les décideurs public et privé du monde entier autour d’une mobilité intelligente et durable. Pour s’inscrire, c’est ici.

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25 février 2026

Eenuée & Duqueine : Un partenariat d’avenir pour faire voler un avion électrique en 2033

Un avion 100 % électrique qui relie Limoges à Lyon au même prix qu’un TGV ? C’est toute l’ambition de la jeune pousse ligérienne Eenuée, qui vient de signer un partenariat stratégique avec le groupe Duqueine. Par Laurie Bruno Depuis 2019, Eenuée développe un avion décarboné prometteur : 11 fois moins d’énergie consommée qu’un avion classique, zéro émission en vol, et des nuisances sonores très faibles. Un avion capable d’atterrir sur de très petites distances, y compris dans l’eau, et qui pourrait transporter en toute autonomie 19 passagers sur des trajets allant jusqu’à 500 kilomètres d’ici 2033. Concilier décarbonation de l’aviation et désenclavement territorial « Comme on décarbone l’automobile ou le naval, il faut aussi décarboner l’aérien, car c’est un secteur en pleine croissance », avance Baptiste Guiliani, bras droit du fondateur d’Eenuée, Éric Herzberger. C’est pourquoi la start-up stéphanoise s’est associée au groupe Duqueine, fournisseur clé d’Airbus, et dont l’expertise industrielle est largement reconnue. L’avion issu de ce partenariat sera déployé dans un premier temps en Auvergne-Rhône-Alpes, région montagneuse enclavée, pour relier les territoires isolés. « On envisage un vol de Lyon vers Limoges et Clermont-Ferrand, deux villes qui ont de grands enjeux de mobilité. Legrand et Michelin, les deux seules entreprises du CAC 40 à ne pas être sur Paris, se plaignent énormément de leur enclavement », déplore Baptiste Guiliani. Un avion pensé par et pour les territoires Une solution propre, accessible, et sans investissement public majeur, ancrée territorialement. « Ce partenariat, c’est aussi une démarche locale. Pour nous, c’est essentiel de fédérer les réseaux industriels, car c’est comme ça qu’on construit une vraie dynamique autour de l’innovation et de la mobilité durable. » Prochaine étape : un avion certifiable de 8 mètres d’envergure. « On a fait voler un avion de 4-5 mètres d’envergure pour confirmer nos théories. Maintenant, on développe un appareil certifiable deux fois plus grand. », explique Baptiste Guiliani, ajoutant que c’est ce partenariat qui va « permettre de définir la structure optimale de l’avion final. »

Adaozañ - éco-matériau design à base de pommes. Photo : Le Studio de Fanfan

20 juillet 2026

Adaozañ transforme le marc de pomme en éco-matériau design

De leur atelier de Quimperlé s’échappe une douce odeur de pomme caramélisée. Pourtant, rien de comestible n’en est jamais sorti. Youenn Le Pocréau, designer, et Guillaume Bournigal, menuisier et métallier, travaillent en fait sur un produit étonnant : des revêtements en marc de pomme. Ces deux jeunes Bretons ont découvert en visitant une cidrerie bretonne en 2020 la problématique de ce déchet. Chaque automne, des centaines de milliers de tonnes de marc de pomme sont obtenues suite à la fabrication de cidre, sans réelle solution de revalorisation. “Son acidité rend son utilisation compliquée, en épandage comme en alimentation animale. Même sa méthanisation n’offre qu’un rendement médiocre”, explique Youenn Le Procréau. Un éco-matériau à base de pommes En thermo-agglomérant ce marc, les deux entrepreneurs parviennent à obtenir un éco-matériau aux teintes variant de l’ocre au brun, le tout sans liant chimique ou pétro-sourcé. “Le matériau ne contient rien d’autre que de la pomme — et se composte naturellement en fin de vie”, précise le designer. 10 kilos de marc sont nécessaires pour produire 1 mètre carré de panneaux.  Après deux projets pilotes menés dans la capitale, l’un à La Grande Epicerie de Paris et l’autre à L’Académie du Climat, Youenn Le Pocréau et Guillaume Bournigal sont en train de remplir leur carnet de commandes, que ce soit pour des projets de revêtement mural, ou la production de panneaux d’agencement (façade de comptoir, de placard…). Pour en savoir plus : Adaozañ

SAO Textile recycle des filets de pêche pour les transformer en fibre textile écoresponsable.

21 juillet 2026

SAO Textile transforme les filets de pêche en fil d’avenir

Tout est parti d’un électrochoc. Celui vécu par une styliste passionnée confrontée, lors d’un déplacement professionnel, à la réalité des usines textiles en Asie. De ce déclic est née SAO Textile, une société à mission fondée en 2023 à Bessan, dans l’Hérault, qui recycle des filets de pêche pour les transformer en fibre textile écoresponsable. Du Bangladesh aux filets de pêche Devenir styliste était pour Marine Olacia un rêve d’enfant. La flamme vacille en 2017 lorsque, après 15 ans de carrière, l’Héraultaise est confrontée à l’envers du décors lors d’un voyage professionnel au Bangladesh. “Le choc a été immense. J’ai eu une vraie prise de conscience et une envie de continuer de faire la mode, mais autrement”, se souvient-elle. Son engagement auprès de l’association Project Rescue Ocean, à Marseille, esquisse les contours de SAO Textile. Marine Olacia découvre la problématique des filets de pêche, pour lesquels aucune solution de recyclage n’est prévue malgré un temps de décomposition estimé à 600 ans. Selon le ministère de la Transition Écologique, 640.000 tonnes d’entre eux sont par ailleurs perdus ou rejetés chaque année en mer, représentant plus de 10 % de la pollution plastique sous-marine. Une fibre écoresponsable 100% française Dans la tête de Marine Olacia se tisse alors une idée novatrice : celle de donner une seconde vie aux filets de polyamide utilisés pour la pêche au thon en les transformant en fibre textile. Mais si le recyclage des filets est techniquement possible, aucune filière structurée n’existe encore en France. Marine Olacia mobilise alors pêcheurs et industriels autour de son projet. Avec l’aide de chercheurs, elle développe un procédé de recyclage thermo-mécanique transformant les filets en granulés plastique, puis en fil de polyamide. “Avec 1kg de filets de pêche, nous pouvons obtenir 20 kilomètres de fil recyclé, soit 7 tee-shirts techniques”, explique l’entrepreneuse. Le processus ne nécessite aucun ajout de matière vierge ni de substance chimique. Cap sur les premières collaborations Depuis 2023, plus de 150 tonnes de filets ont déjà été collectés en Occitanie. La startup, labellisée Greentech Innovation en 2025, ambitionne de commercialiser cette fibre dans les mois à venir auprès des marques et industriels, leur offrant une solution de production relocalisée, du fil à la confection. La proposition a déjà piqué l’intérêt de nombreux acteurs, alors que la loi AGEC engage la filière textile à prendre ses responsabilités environnementales. “Nous avons deux tests actifs en cours : l’un pour le développement d’une chaussure de sport, l’autre pour le secteur de la Défense”, précise Marine Olacia. Par la suite, elle envisage de développer sa propre gamme de vêtements techniques recyclés. À la croisée des enjeux industriels, environnementaux et de souveraineté, SAO Textile fait des déchets marins une ressource d’avenir.

Hydrogène, mirage ou promesse technologique ?

09 septembre 2026

Hydrogène : serpent de mer ou vraie promesse énergétique ?

Depuis longtemps présenté comme une solution miracle pour notre transition énergétique, l’hydrogène revient régulièrement sur le devant de la scène. Plans d’investissement, annonces industrielles, découvertes spectaculaires… À chaque fois, la même promesse : celle d’un vecteur capable de décarboner massivement l’économie. Mais derrière l’enthousiasme, une question demeure : l’hydrogène est-il une solution crédible à grande échelle, ou un mirage technologique sans cesse relancé ? Le feuilleton énergétique qui tenait la France en haleine s’est conclu fin mars par une annonce inespérée. Les équipes de la Française de l’Énergie (FDE) ont confirmé la présence de ce qui pourrait être le plus grand gisement mondial d’hydrogène natif en Moselle. Aussi grisante soit l’idée qu’il suffirait d’extraire cette ressource naturelle pour accélérer la transition énergétique, la réalité est bien plus complexe. « L’extraction à grande échelle d’hydrogène souterrain n’existe pas dans le monde », rappelle Inès Bouacida, chercheuse à l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI). « Nous n’avons actuellement pas du tout la technologie et les savoir-faire pour l’exploiter. » Même dans un scénario favorable, les délais seraient longs : plusieurs années, voire des décennies, avant une exploitation industrielle. « Mais ce n’est certainement pas une raison de baisser les bras sur les autres formes d’hydrogène », prévient Nicolas Brahy, président de France Hydrogène. Ces autres formes d’hydrogène, ce sont les hydrogènes décarbonés, à savoir l’hydrogène bas carbone, produit avec une part importante d’électricité nucléaire, et l’hydrogène renouvelable, fabriqué avec de l’électricité d’origine renouvelable. En 2020, la France avait affiché son ambition de devenir l’un des pays leader de l’hydrogène décarboné d’ici à dix ans. Elle avait ainsi mis sur la table 9 milliards d’euros lors de la publication de sa première Stratégie nationale hydrogène. Décarboner l’industrie, une priorité Car l’hydrogène n’est pas qu’un pari sur l’avenir : il constitue déjà une réalité bien installée dans le secteur industriel (environ 900 000 tonnes/an). « Aujourd’hui, 80 % de l’hydrogène est utilisé dans le raffinage et les engrais », indique Luc Bodineau, coordinateur du pôle hydrogène à l’Ademe. Or celui-ci est issu à 95 % de la transformation d’énergies fossiles, dont pour près de la moitié à partir de gaz naturel. À l’heure actuelle, sa production est responsable de l’émission de 11,5 Mt de CO2 par an, soit environ 3 % des émissions nationales. « L’un des premiers enjeux est de remplacer cet hydrogène par de l’hydrogène bas carbone ou de l’hydrogène renouvelable dans le domaine industriel », explique-t-il. « Aujourd’hui, 80 % de l’hydrogène est utilisé dans le raffinage et les engrais » Portée par la Stratégie nationale hydrogène, plusieurs projets industriels majeurs sont en cours, notamment dans les secteurs de la raffinerie et de la chimie. À Port-Jérôme, en Normandie, le plus gros électrolyseur de France (200 MW) devrait être mis en service d’ici la fin de l’été par Air liquide pour fournir en hydrogène décarboné la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville. Dans cette même ville, le producteur et fournisseur d’hydrogène Lhyfe développe aussi un site de 100 MW à horizon 2029. Selon Nicolas Brahy, « au moins trois autres projets dans les raffineries » devraient démarrer suite à l’entrée en vigueur début 2027 de l’Iricc, ce mécanisme public de soutien économique incitant à la réduction de l’intensité carbone des carburants. Mobilité légère, la fausse route de l’hydrogène Si le remplacement, dans l’industrie, de l’hydrogène d’origine fossile par de l’hydrogène décarboné apparaît comme une solution prioritaire et bien engagée, l’incorporation de ce dernier dans le secteur de la mobilité est plus délicate. Longtemps présenté comme une alternative crédible à la voiture électrique, les projets liés à l’hydrogène pour les véhicules légers ont finalement suscité beaucoup de déception… et de fiascos industriels. L’an dernier, le groupe Stellantis a annoncé abandonner ses projets, évoquant « un segment de niche ». Quelques mois plus tard, le fabricant d’utilitaires à hydrogène Hyvia, coentreprise de Renault, avait été placée en liquidation judiciaire. « La bataille a été perdue » Alors qu’il s’agit, pour Nicolas Brahy, d’un « gigantesque gâchis » lié en partie au « doute de l’État », Inès Bouacida explique ces abandons par le fait qu’il existe déjà « des solutions à batterie technologiquement plus développées, moins chères et qui vont le rester ». « La bataille a été perdue », tranche la chercheuse à l’IDDRI. Luc Bodineau évoque, lui, « une forme de bulle après les années 2020 », apparue après le lancement de la Stratégie nationale hydrogène. L’hydrogène sur la ligne de départ pour les poids-lourds L’hydrogène conserve néanmoins des atouts là où l’électrification atteint ses limites, comme dans le transport routier lourd. « 60% des poids lourds en Europe font moins de 500 kilomètres par jour et peuvent être équipés de batteries. Mais la question se pose pour la minorité de camions qui effectue des trajets plus longs », pointe Inès Bouacida. Au début de l’année, Daimler Truck a annoncé la production en petite série de son premier poids lourd doté d’une pile à combustible à hydrogène à partir de fin 2026. Celui-ci serait capable de rouler plus de 1000 kilomètres avec un poids total en charge d’environ 40 tonnes. Volvo, lui, a annoncé en avril travailler sur un poids lourd doté d’un moteur thermique fonctionnant à l’hydrogène. Selon le Baromètre annuel de France Hydrogène, 2 146 véhicules hydrogène routiers étaient déjà en circulation fin 2025, soit une progression de +20 % par rapport à 2024. Cette flotte se compose de 1 804 véhicules particuliers, 206 véhicules utilitaires légers, 76 bus, 39 autocars, 9 camions et 12 camions bennes à ordures ménagères. La France, leader européen des projets de carburant de synthèse Dans le maritime et l’aérien, l’électrification directe est tout autant difficile, voire impossible. Là encore, l’hydrogène s’impose comme l’une des solutions. Pour l’aviation, la molécule peut permettre la production de kérosène de synthèse, un carburant qui a l’avantage de pouvoir être utilisé dans les avions existants, sans modification majeure. « La France est le pays d’Europe, et quasiment du monde, qui a le plus de projets e-SAF [carburants de synthèse, ndlr.]. 30% des projets européens sont menés dans notre pays », se félicite Nicolas Brahy. “La France est le pays d’Europe, et quasiment du monde, qui a le plus de projets e-SAF” Dans le maritime, les options sont plus diversifiées. L’hydrogène permet de produire du méthanol ou de l’ammoniac, deux carburants susceptibles de remplacer progressivement le diesel marin. Pour pousser le secteur, qui nécessite des investissements massifs et surtout une visibilité sur le long terme, Nicolas Brahy demande un cadre réglementaire incitatif soutenant la production. « Comme tous les sous-secteurs de la transition énergétique, le démarrage est 100% dépendant des politiques publiques. Il ne faut pas que le gouvernement flanche, au risque d’enclencher un cercle négatif », s’alarme-t-il. Des coûts économiques et environnementaux à prendre en compte Portée par la Stratégie nationale hydrogène, la filière repose effectivement encore sur un soutien étatique massif. Le Gouvernement prévoit au total l’installation de 4,5 GW d’électrolyseurs d’ici 2030 et la création de 8 000 emplois directs. « L’hydrogène produit dans les territoires sera issu d’une électricité fabriquée localement. Ce vecteur s’inscrit dans le cadre de la souveraineté énergétique de la France et des territoires », souligne Luc Bodineau. De l’industrie à la mobilité, en passant par l’emploi et la souveraineté, l’hydrogène décarboné promet beaucoup, mais pose tout autant de défis. Car le produire reste très coûteux : 5 à 10 euros le kilo en moyenne, en fonction de la taille et de la nature des unités de production, contre seulement 1,50 à 2 euros pour l’hydrogène produit à partir de gaz naturel, selon la Chambre des commerces et de l’industrie. « Plus de la moitié du coût est portée par celui de l’électricité », explique Nicolas Brahy qui ajoute « La France a les moyens de le faire baisser » et évoque l’importance de conserver une « visibilité sur la compensation carbone post-2030 ». L’amoindrissement des coûts devrait aussi être portée, selon le président de France Hydrogène, par la multiplication des projets. « Chacun d’entre eux est pour le moment fait sur mesure, avec des marges pour couvrir les risques ». “La transition par l’hydrogène doit aussi s’accompagner d’une réflexion sur nos modes de vie.” Au-delà du coût économique, la production d’hydrogène a aussi un coût environnemental non négligeable. Produire un kilo d’hydrogène nécessite en effet environ 10 litres d’eau. À Port-Jérôme, « la consommation d’eau annuelle s’établirait là entre 400 000 et 900 000 mètres cubes, soit l’équivalent de la consommation en eau de 15 000 à 30 000 foyers », rapporte Luc Bodineau. « L’hydrogène vert [décarboné, ndlr.] demande des quantités d’énergie électrique importantes, environ sept fois supérieures aux quantités d’énergie thermique nécessaires pour produire de l’hydrogène à partir du méthane », détaillait d’autre part en 2024 l’Académie des sciences dans un rapport. Bien que la France dispose d’une capacité énergétique renouvelable conséquente, l’Ademe soulevait en mars dernier un risque de tension, suivant les règlements européens ReFuelEU Aviation et FuelEU Maritime qui fixent respectivement un minimum de 35% d’e-carburants et une baisse de 80% d’intensité en gaz à effet de serre des carburants des navires d’ici à 2050. « Pour produire l’électricité nécessaire à la production de e-kérosène, il faudrait l’équivalent de huit EPR comme Flamanville et une consommation en eau 30 à 45 millions de mètres cubes, c’est 15 à 30 % de la consommation française d’eau industrielle. Si on ajoute le secteur maritime, c’est jusqu’à 11 EPR », alerte Luc Bodineau.  « La transition par l’hydrogène doit aussi s’accompagner d’une réflexion sur nos modes de vie, de déplacement, de consommation et de production. Si nous ne remettons rien en cause, nous n’y arriverons pas », prévient le coordinateur du pôle hydrogène de l’Ademe. « L’hydrogène est l’une des briques de la transition énergétique, mais ce n’est pas la seule », rappelle Inès Bouacida. Ni véritable serpent de mer, ni promesse miracle, l’hydrogène s’impose donc plutôt comme un levier parmi d’autres de la transition énergétique.  

Mathilde Moulin

03 février 2026

Mathilde Moulin met la réutilisation des eaux grises à portée des particuliers

Jeune start-up provençale, Wadi, co-fondée avec Damien Oursel, réutilise l’eau des douches et lavabos pour les toilettes, machines à laver et systèmes d’arrosage. Le but : rendre tout un chacun facilement plus autonome et résilient, même sur un marché encore balbutiant. Quelle est l’innovation de votre système de récupération des eaux grises ? Mathilde Moulin : Nous sommes conformes à la réglementation de 2024 ! L’autre chose, c’est l’agilité de notre système : il s’adapte à l’existant – services de distribution d’eau des maisons, petits immeubles, campings – il est sur-mesure, pour aller directement et rapidement sur le terrain, et surtout accessible financièrement : il faut compter 2 à 3 000 euros, deux jours d’installation et un pan de mur d’un mètre carré de disponible pour la pose de l’unité de traitement ainsi qu’un espace au sol pour une cuve de stockage de 200 litres. Wadi permet d’économiser jusqu’à 40 % sur sa facture d’eau, et de s’adapter face aux sécheresses et aux restrictions. Votre parcours est mêlé à la potabilisation de l’eau… Je travaille depuis 12 ans, dans le cadre d’une entreprise familiale, sur la repotabilisation des eaux grises pour rendre l’habitat autonome. Wadi est la version ultra simplifiée de notre technologie, Geopure, qui est légale sur nos territoires. Votre modèle d’affaires est basé sur la vente directe ? Oui, nous avons déjà installé une vingtaine de solutions depuis l’automne 2024. Pour cela, nous avons levé 450 000 euros en 2024 auprès de business angels et de Kiss Studio, l’incubateur de Voyage Privé. Nous visons la vente de 200 unités pour 2026 et un chiffre d’affaires de 600 000 euros. La taille du marché est celle du parc de logements sur le territoire et de sa croissance, nous avons de la marge ! Quelles sont vos prochaines étapes ? Déployer un réseau de plombiers agréés capables d’installer notre système auprès des particuliers. Et travailler avec des bailleurs sociaux, des immeubles, des architectes, pour intégrer Wadi en amont dans la conception des bâtiments. Les appels d’offres se multiplient, nous commençons à signer nos premiers contrats avec des bailleurs. Mais pour l’instant, ceux qui sont sensibilisés sont ceux qui ont déjà fait face à des restrictions. C’est la jeunesse du marché qui rend compliqué de prévoir sa croissance ? En effet, le marché actuel est quasi inexistant, et inextricablement corrélé aux événements climatiques, aux conflits d’usage qui en découleront et à la volonté politique d’aller vers une meilleure gestion de l’eau à l’échelle nationale et d’intégrer la réutilisation aux plans d’urbanisation. Nous savons qu’à un moment cela va décoller, et vite, mais il est très difficile de faire des projections. Nous serons prêts !

12 février 2026

Mode durable : le géant de la sneaker éco-responsable s’associe à la jeune pousse Prolong

Rendre la réparation plus simple que le rachat d’un produit neuf ? C’est l’ambition de la start-up Prolong. Lancée en 2023 entre Paris et Nantes, elle a mis au point une plateforme de gestion du service après-vente pour marques et distributeurs. Deux ans plus tard, elle signe un partenariat avec le leader français de la basket écologique Veja. Retour sur une collaboration à succès. Révolutionner le SAV Prolong est née d’un chiffre : la réparation d’un produit textile peut réduire son impact environnemental de 30 %, selon l’ONG britannique WRAP. La start-up accompagne aujourd’hui une dizaine de marques, du textile à la joaillerie en passant par la maroquinerie et la chaussure, dans l’orchestration de leur service après-vente. The North Face, Fusalp ou Bocage leur font déjà confiance. « On les aide à prolonger la durée de vie du produit, de la retouche à la personnalisation en passant par le recyclage s’il est irrécupérable », avance Tanguy Frécon, cofondateur et directeur général de la jeune pousse. Un partenariat comme une évidence… L’alliance avec Veja, acteur pionnier sur la réparation, s’est imposée naturellement. « Ils ont leur propre cordonnerie depuis longtemps », rappelle Tanguy Frécon, faisant référence à la boutique VEJA General Store dans le 10e arrondissement de Paris. Mais la gestion du service après-vente restait difficile pour Veja. « Nous voulions que l’expérience de réparation soit aussi fluide et soignée que celle de l’achat », souligne Daniel Schmitt, responsable des opérations réparation chez Veja. Les résultats sont déjà prometteurs : « Les premiers retours sont incroyables en termes de réduction de délais de traitement, et de satisfaction client, avec déjà des centaines de réparations », rapporte le cofondateur de Prolong. … Pour ouvrir la voie La suite ? Équiper les boutiques Veja partout en France, puis en Europe, et pourquoi pas à l’autre bout du monde – Japon et États-Unis notamment. Une solution globale, multicanale, et qui permet de tout gérer, de la communication client au suivi des pièces détachées : voilà l’ambition de la jeune pépite française pour le géant de la chaussure éco-responsable. Le début d’une belle histoire, qui pourrait servir de modèle à toute une industrie. Légende : Prolong est une plateforme SaaS B2B qui centralise les retours, réparations, remboursements et services d’entretien pour des marques issues des filières mode, chaussure, joaillerie, accessoires et équipement outdoor.

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